Ça re­mue très fort dans la cam­pagne

Pe­tit coup de ton­nerre dans le ciel jus­qu’ici se­rein de la cam­pagne élec­to­rale dans la 5e… Sé­bas­tien Chi­mot re­tire sa can­di­da­ture* au pro­fit de Franck Ries­ter.

Le Pays Briard - - La Une - Jean-Mi­chel ROCHET 0@JMRo­chet

« Vo­ter Franck Ries­ter, c’est don­ner un dé­pu­té à Ma­cron. Vo­ter Sé­bas­tien Chi­mot, c’est don­ner un dé­pu­té à Ba­roin », écri­vait-il en­core sur son compte Twit­ter le 22 mai et après avoir no­tam­ment ret­weet­té son par­ti, le CNIP, qui di­sait no­tam­ment (le 16 mai), en illus­tra­tion d’une pho­to d’Alain Jup­pé en com­pa­gnie de Franck Ries­ter : « Voi­ci les deux vi­sages de ce que la po­li­tique fait de pire… Que Les Ré­pu­bli­cains ac­cordent l’in­ves­ti­ture à Sé­bas­tien Chi­mot. Stop tra­hi­son ».

Des mots pour le moins durs, sur­tout ve­nant d’un homme qui,

au­jourd’hui, dé­clare « re­non­cer à ma can­di­da­ture après avoir eu une con­ver­sa­tion té­lé­pho­nique avec Jean-Fran­çois Co­pé et Franck Ries­ter. » Et plus loin, le com­mu­ni­qué, si­gné de Sé­bas­tien Chi­mot, pré­cise que Franck Ries­ter « de­vra dé­mon­trer son at­ta­che­ment aux va­leurs et au pro­gramme dé­fen­dus par le CNIP et par Les Ré­pu­bli­cains. »

Que s’est-il donc pas­sé ? Mar­di ma­tin en­core, le can­di­dat Chi­mot était ac­tif. Dans

l’après-mi­di, il a fait dis­pa­raître beau­coup de posts Fa­ce­book avant de nous an­non­cer son

re­trait. Pour­quoi ? « Franck Ries­ter m’a dit qu’il vou­lait la réus­site du quin­quen­nat parce que c’était la réus­site de la France… Ça ne veut rien dire… Je lui ai de­man­dé d’être clair. Il m’as­sure qu’il est ca­pable de dé­fendre les idées et les convic­tions de la droite. Bien sûr, ce n’est pas le can­di­dat idéal, mais il faut évi­ter la mul­ti­pli­ca­tion des can­di­dats de droite alors que nous sommes en pré­sence du Front na­tio­nal. Je ne veux pas cou­rir le risque d’un dé­pu­té FN ou de gauche. J’au­rais ai­mé dé­fendre mes po­si­tions, mais c’est bien qu’il y ait un can­di­dat de droite en moins. »

C’est donc pour évi­ter le pire que Sé­bas­tien Chi­mot re­nonce à sa can­di­da­ture.

Mise en garde

Il ne donne tou­te­fois pas un blanc-seing à son an­cien concur­rent… « Il y a une chose que j’es­père, c’est que Franck Ries­ter ne tra­hi­ra pas son élec­to­rat de droite en vo­tant la confiance au gou­ver­ne­ment

car je pense que l’al­ter­nance doit se faire vrai­ment, pas

avec Ma­cron. » Ce que se tra­duit, dans le com­mu­ni­qué à en-tête du CNIP en­voyé le len­de­main par : « Je le mets ici so­len­nel­le­ment de­vant ses res­pon­sa­bi­li­tés et je sau­rai, le cas échéant, le lui rap­pe­ler. »

« Ce n’est pas le can­di­dat idéal, mais… »

Sé­bas­tien Chi­mot, sans ces­ser de craindre une « tra­hi­son » de Franck Ries­ter, a dé­ci­dé de re­ti­rer sa can­di­da­ture face au « dan­ger Front na­tio­nal ».

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