Faux bi­tu­meurs, vrais es­crocs

C’est une com­bine sou­vent uti­li­sée en zone ru­rale et qui a dé­jà été si­gna­lée en Seine-et-Marne. At­ten­tion à ces dé­mar­chages à do­mi­cile qui sont de vé­ri­tables ar­naques.

Le Pays Briard - - À la une -

Un phé­no­mène d’am­pleur na­tio­nale au­quel la Seine-etMarne n’échappe pas. L’es­cro­que­rie des faux bi­tu­meurs bri­tan­niques n’est pas nou­velle mais deux cas ont été re­le­vés par la gen­dar­me­rie seine-et-mar­naise, mi-sep­tembre, à Jos­si­gny et Guer­che­ville, au­près d’agri­cul­teurs. Es­crocs iti­né­rants

Les mi­li­taires ont lan­cé un ap­pel à la vi­gi­lance contre ces pra­tiques qui, au pre­mier abord semble être une op­por­tu­ni­té et qui de­vient ra­pi­de­ment une ar­naque. Le pro­cé­dé est qua­si­ment tou­jours le même. « Un homme se pré­sente chez un par­ti­cu­lier ou une en­tre­prise et pro­pose de bi­tu­mer une cour ou un che­min avec le sur­plus de gou­dron d’un chan­tier », ex­plique-t-on à la gen­dar­me­rie. L’homme pro­pose alors un prix dé­fiant toute concur­rence,

à ré­gler en es­pèce. « Il ne faut pas se faire trom­per car les pro­duits sont sou­vent de mau­vaise qua­li­té, in­siste-t-on en gen­dar­me­rie. Il n’y a au­cune fac­ture ni de re­cours pos­sible avec ces es­crocs iti­né­rants. »

Dans l’Hexa­gone, les cas de si­gna­le­ments de cette pra­tique sont sou­vent réa­li­sés dans les zones ru­rales, cou­vertes par la gen­dar­me­rie. Con­tac­tée, la po­lice seine-et-mar­naise confirme cette es­cro­que­rie très par­ti­cu­lière et at­tire l’at­ten­tion sur les mé­thodes pour s’en pré­mu­nir.

« À par­tir du mo­ment où une en­tre­prise dé­marche di­rec­te­ment à do­mi­cile, il faut se mé­fier », sou­ligne une source po­li­cière. Si dans ce cas par­ti­cu­lier il s’agit de bi­tume, la po­lice pointe aus­si d’autres ar­naques avec « des éla­gueurs, des per­sonnes qui pro­posent d’en­le­ver la mousse d’un toit, etc. » Sans dé­cla­ra­tion, pas d’as­su­rance

Se­lon la po­lice, un tra­vail mal fait peut être un moindre

mal : « avec un tra­vail dis­si­mu­lé, on ne dis­pose d’au­cune as­su­rance si les tra­vaux ont

d’autres ré­per­cus­sions. » En cas de doute pour un dé­mar­chage sus­pect, les forces de l’ordre conseillent for­te­ment de les ap­pe­ler au 17.

Ju­lien VAN CAEYSEELE

(©gen­dar­me­rie/Pixa­bay/illus­tra­tion)

Des faux-bi­tu­meurs bri­tan­niques ont été si­gnés en Seine-et-Marne ces der­nières se­maines

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.