L’hô­pi­tal pro­pose du sou­tien aux han­di­ca­pés et aux ai­dants

Le Pays Briard - - Aisne -

« Pour l’hô­pi­tal, c’est un ren­for­ce­ment du pla­teau tech­nique d’aide à la ré­édu­ca­tion. Ce sont les seuls ap­pa­reils de ce type dans l’Aisne et seule­ment dix sont en fonc­tion­ne­ment en France. » Pa­trick Villes­sot, pré­sident de la fon­da­tion La Re­nais­sance Sa­ni­taire, qui gère l’hô­pi­tal de Villiers-Saint-De­nis, est fier de cette inau­gu­ra­tion, qui va per­mettre de sou­la­ger pa­tients han­di­ca­pés et ai­dants : les pre­miers dis­po­se­ront de meilleurs moyens pour se ré­édu­quer, les se­conds pour­ront quant à eux pro­fi­ter d’un es­pace pour se re­po­ser.

Un exos­que­lette ré­édu­ca­teur et ludique

Quand on parle d’exos­que­lette, il est en réa­li­té ques­tion d’un ap­pa­reil per­met­tant la ré­édu­ca­tion des ma­lades han­di­ca­pés des membres su­pé­rieurs suite à un ac­ci­dent vas­cu­laire cé­ré­bral, par exemple. Le prin­cipe : re­créer des con­nexions entre ces membres et la par­tie saine du cer­veau afin de re­trou­ver une mo­bi­li­té des bras et des mains. Per­met­tant une ex­ten­sion com­plète et of­frant une as­sis­tance au­to-adap­tive, il sim­pli­fie la thé­ra­pie et en aug­mente l’au­to­no­mie des pa­tients du­rant leur ré­édu­ca­tion. Le pa­tient ou le ma­ni­pu­lant peut ain­si choi­sir une ré­sis­tance plus ou moins im­por­tante de ma­nière à faire tra­vailler le membre han­di­ca­pé pour re­trou­ver des sen­sa­tions mus­cu­laires dis­pa­rues. L’exos­que­lette a éga­le­ment vo­ca­tion à amé­lio­rer la mo­ti­va­tion des pa­tients grâce à une gra­phique in­no­vante : il res­semble en ef­fet à un jeu vi­déo sur grand écran, le bras étant main­te­nu par une sangle, la main te­nant un joys­tick. « Nous avons ache­té deux ap­pa­reils, et ce, grâce à une sub­ven­tion de 124 000 € de nos par­te­naires de chez Kle- sia, ré­par­tie sur les deux éta­blis­se­ments de la fon­da­tion. À terme, l’un des deux re­join­dra l’hô­pi­tal de jour de Sois­sons, dont la pre­mière pierre a été po­sée jeu­di 9 no­vembre » , pré­cise Pa­trick Villes­sot

Des lo­caux pour le ré­pit des ai­dants

La plate-forme d’aide et ré­pit aux ai­dants (PARA) a dé­sor­mais ses lo­caux au sein du pa­villon 2 de l’hô­pi­tal de Villiers-Saint-De­nis. « Ces lo­caux sont de­ve­nus né­ces­saires suite à l’aug­men­ta­tion du nombre d’ai­dants et le be­soin qu’ils peuvent avoir de prendre un peu de re­cul par rap­port à la ma­la­die, rap­pelle Pa­trick Villes­sot. La plate-forme sur ce site, la pre­mière en Pi­car­die, existe de­puis 2013. Elle tra­vaille en étroite re­la­tion avec l’ac­cueil de jour Alz­hei­mer. » En 2015, les ai­dants étaient 66, ils sont pas­sés à 118 en 2016 et sont 147 à l’heure ac­tuelle. La pla­te­forme a or­ga­ni­sé 22 pres­ta­tions de­puis le dé­but de l’an­née avec une moyenne de 64 par­ti­ci­pants, ma­lades ou ai­dants.

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