L’amour est dans le pré pour églan­tine

Le Pays Malouin - - Saint-malo Pays De - Lu­cas Wils

À l’oc­ca­sion du Sa­lon de l’agri­cul­ture, qui se tien­dra du 25 fé­vrier au 5 mars, nous sommes al­lés à la ren­contre d’Églan­tine Tou­chais. L’éle­veuse de Bre­tonnes Pie-Noir à La Bous­sac se­ra pré­sente à Pa­ris en fin de se­maine. La race bo­vine qu’elle élève a été dé­si­gnée comme l’égé­rie du sa­lon.

Églan­tine Tou­chais a le don pour connaître ses vaches : « Si je ne leur ra­mène pas à man­ger, elles ne vien­dront pas me voir ! » Ces vaches, ce sont des Bre­tonnes Pie-Noir. D’ailleurs, cha­cune porte un nom bre­ton : Izel, Di­wan ou en­core Fi­sel. L’agri­cul­trice se dit très proche des ani­maux : « Tous les jours on s’oc­cupe d’eux. On est sou­cieux de leur bien-être. »

C’est 12 Bre­tonnes Pie-Noir que notre fer­mière élève sur 20 hec­tares de ter­rain. Églan­tine prend soin de ses vaches, et ça de­puis 2002 : date à la­quelle elle achète sa 1ère vache. C’est un échange ré­ci­proque qui se construit entre l’homme et l’ani­mal, Églan­tine s’ex­plique : « Il y a un don et un contre-don. Si on nour­rit bien nos bêtes, si on prend soin d’elles et on les pro­tège : il y au­ra des pro­duits de qua­li­té ».

Avec ses Bre­tonnes Pie-Noir, notre fer­mière Bous­sa­caise pré­pare des yaourts, du fro­mage blanc et du Gwell : un lait fer­men­té de vache pie noir. Une pro­duc­tion libre et in­dé­pen­dante des grandes dis­tri­bu­tions, avec une vente di­recte et une li­ber­té dans les choix et les dé­ci­sions. C’est un peu une lutte contre l’in­dus­tria­li­sa­tion et la stan­dar­di­sa­tion ali­men­taire.

Mais au ni­veau de la dé­marche com­mer­ciale, c’est plus com­plexe : « C’est nous qui fixons les prix, mais c’est à nous de cher­cher les clients », ex­plique Églan­tine. La de­mande du consom­ma­teur évo­lue, il sou­haite man­ger autre chose que des ali­ments in­dus­triels : « Les clients re­cherchent des pro­duits de qua­li­té, la tra­ça­bi­li­té des pro­duits ».

Quand on lui parle de l’abat­toir des ani­maux, elle est plu­tôt na­vrée : « Je ne veux pas que mes vaches de­viennent du pâ­té pour chien, ni de la viande je­table ! »

« On donne de l’amour et de la pro­tec­tion aux vaches, mais l’abat­toir est un maillon qui nous échappe », ra­jou­tet-elle.

Églan­tine ne vend que de la nour­ri­ture bio. Elle fait un mar­ché par se­maine à Dol-deB­re­tagne, elle vend dans deux AMAP (par­te­na­riat de proxi­mi­té entre une ferme et un groupe de con­som­ma­teurs), dans plu­sieurs ma­ga­sins : à Dol, Saint-Ma­lo et Com­bourg.

Elle livre éga­le­ment des ali­ments bio pour le ca­mion Epi

Des yaourts, du fro­mage blanc et du Gwell

d’ici à la Bous­sac. Églan­tine prend soin de ses vaches sept jours sur sept, les ache­teurs de pro­duits bios le lui rendent bien : « Ils ap­pré­cient de connaître la per­sonne qui élève l’ani­mal. Il y a une re­la­tion de confiance », af­firme-t-elle.

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