« To­ta­le­ment opé­ra­tion­nels, même au pied levé »

Le Pays Roannais (Charlieu) - - Brionnais Vert -

Que ce soit pour des mo­ti­va­tions joyeuses, comme après des nais­sances, ou pour dé­pas­ser des si­tua­tions plus dif­fi­ciles suite à une bles­sure, Jean-luc Alix a ré­gu­liè­re­ment sol­li­ci­té le ser­vice de rem­pla­ce­ment. Par 30 fois l’an pas­sé, il a pu comp­ter sur cette aide « très ap­pré­ciable ».

Il y a quelques se­maines, un gros chan­tier d’en­si­lage s’an­nonce pour cet éle­veur ins­tal­lé en Gaec avec son frère, à SaintEd­mond. « Il se trouve qu’à la même pé­riode, j’avais pré­vu un dé­pla­ce­ment au Puy­du­fou. J’ai pu m’ap­puyer sur l’as­so­cia­tion, et du coup, ça ne m’a pas em­pê­ché de par­tir », ra­conte l’ex­ploi­tant, at­ta­ché à ces mo­ments­là « qui font du bien à tout le monde, à la fa­mille ».

Jean­luc Alix ne ta­rit pas d’éloges à l’évo­ca­tion de ce dis­po­si­tif qui com­por­te­rait de nom­breux avan­tages. « Les jeunes sa­la­riés du ser­vice, sou­vent du coin, font preuve de grand sé­rieux. Je n’ai au­cune crainte à leur confier notre ma­té­riel et nos bêtes », confirme ce­lui qui élève bo­vins cha­ro­lais et vaches al­lai­tantes. Pas d’in­quié­tude non plus à l’idée de faire ren­trer « un étran­ger » dans son uni­vers. « Au­tre­fois, les gens étaient peut­être plus fer­més… Au­jourd’hui, on sait que ces sa­la­riés res­pectent la confi­den­tia­li­té de chaque ex­ploi­ta­tion », sou­li­gnet­il. « Et puis, cer­tains sont dé­jà in­ter­ve­nus ici, ce qui leur per­met d’être to­ta­le­ment opé­ra­tion­nels, même au pied levé ».

« Ne pas se lais­ser sub­mer­ger »

Ré­gu­liè­re­ment, pour faire face « à des pics d’ac­ti­vi­té », l’agri­cul­teur fait ain­si ap­pel à ce ser­vice, ce qui de­mande un peu d’an­ti­ci­pa­tion. « Il faut pré­pa­rer l’ex­ploi­ta­tion et la jour­née, mais ça per­met une vraie flexi­bi­li­té. On peut ain­si se te­nir à jour dans le tra­vail, ne pas se lais­ser sub­mer­ger, en se concen­trant sur une tâche ». Lui s’au­to­rise même une se­maine de va­cances par an. « De quoi consa­crer un peu de temps à la fa­mille », note­t­il. D’ailleurs, lors de la nais­sance de ses 4 en­fants, il a pu prendre ses congés pa­ren­taux. « C’était lo­gique, même si, pour les pre­miers, c’était en­core as­sez no­va­teur ».

« Cette va­rié­té de si­tua­tions, notre flexi­bi­li­té, c’est ce qui fait la force du dis­po­si­tif, qui s’ap­puie sur des bé­né­voles. Un tel sys­tème, ça reste unique », conclut Thier­ry Ver­chère, pré­sident de l’as­so­cia­tion.

A.M.

ÉLE­VEUR Jean-luc Alix sol­li­cite ré­gu­liè­re­ment le ser­vice.

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