Ils ont (en­core) gâ­ché la fête

Le Pays Roannais (Charlieu) - - Sports - Pierre-fran­çois Che­tail

Ça au­rait dû être une belle fête. Une pre­mière ren­contre de cham­pion­nat tou­jours at­ten­due avec im­pa­tience par les sup­por­ters, sy­no­nyme de re­trou­vailles avec Geof­froy-gui­chard, et un match abou­ti de l’équipe sté­pha­noise, se concluant par une vic­toire en­cou­ra­geante. Le tout face à une équipe qui plus est troi­sième de la sai­son der­nière, et tou­jours en lice pour se qua­li­fier pour la Ligue des Cham­pions après avoir sor­ti l’ajax Am­ster­dam en tour pré­li­mi­naire. Mais quel in­té­rêt, si tout ce­la se passe avec des kops vides, et dans une am­biance, du coup, in­digne du Chau­dron ? Certes, ce huis clos par­tiel a été dé­ci­dé par la Ligue de foot­ball pro­fes­sion­nelle suite à l’uti­li­sa­tion in­ter­dite d’en­gins de py­ro­tech­nie dans l’en­ceinte du stade lors D’ASSE - PSG en fin de sai­son der­nière (ces di­zaines de fu­mi­gènes al­lu­més of­frant d’ailleurs un ma­gni­fique spec­tacle en tri­bunes nord et sud ce soir-là). Mais l’uti­li­sa­tion sys­té­ma­tique de la pu­ni­tion col­lec­tive, pri­vant par exemple sa­me­di soir der­nier 16.000 fans des Verts de match, es­telle juste ? Doit-on sanc­tion­ner quel­qu’un au mo­tif qu’à quelques mètres de lui, une per­sonne a com­mis un acte ré­pré­hen­sible par le rè­gle­ment de la Ligue ? Oui, d’après cette der­nière, comme il semble nor­mal pour nombre de pré­fets de pro­cé­der à des in­ter­dic­tions de dé­pla­ce­ment, ou­bliant là un peu vite que la li­ber­té de circulation sur le ter­ri­toire fran­çais fait par­tie des prin­cipes de base de la Ré­pu­blique. Un sup­por­ter est-il un sous­ci­toyen, sou­mis à d’autres lois que celles de ses com­pa­triotes ? Les ul­tras n’au­ront pas la li­ber­té d’ex­pres­sion de po­ser la ques­tion dans leur tri­bune via une ban­de­role. Tout mes­sage cri­tique à ce su­jet ou vis-à-vis de la Ligue y est pro­hi­bé…

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