Af­faire Mercier la pa­role est à la dé­fense

Mi­chel Mercier et ses filles ont été en­ten­dus par la jus­tice

Le Pays Roannais (Charlieu) - - La Une - Etienne Chaize (avec AFP)

Mar­di 8 août, Mi­chel Mercier re­non­çait à sié­ger au­près des « Sages ». Le len­de­main, il était en­ten­du par les po­li­ciers char­gés de l’en­quête ou­verte le 2 août par le Par­quet na­tio­nal fi­nan­cier.

C’est ce que ré­vèle un ar­ticle de L’AFP da­té du 11 août. Pen­dant sept à dix heures, le dé­sor­mais an­cien maire de Thi­zy­les­bourg (Le

Pays roan­nais du 10 août) et ses filles au­raient ain­si été au­di­tion­nées dans les lo­caux de l’of­fice an­ti­cor­rup­tion de la po­lice ju­di­ciaire. Il s’agis­sait là, pour Mi­chel Mercier, ses filles et leurs con­seils, de faire la lu­mière sur les em­plois d’as­sis­tantes par­le­men­taires de Vé­ro­nique et Del­phine.

La pre­mière, comme l’avait ré­vé­lé Le Ca­nard

en­chaî­né, avait été re­cru­tée par son père sé­na­teur entre 2003 et 2012. La deuxième avait été em­bau­chée à mi­temps, d’août 2012 à avril 2014, pour l’as­sis­ter à la chambre haute du Par­le­ment. Sur ses em­plois pèsent des soup­çons d’un éven­tuel « dé­tour­ne­ment de fonds pu­blics » et d’em­plois fic­tifs. Il s’agit donc pour la fa­mille Mercier de prou­ver la vé­ra­ci­té du tra­vail ef­fec­tué.

Dans le cas de Del­phine no­tam­ment, puisque le pal­mi­pède in­di­quait qu’elle ré­si­dait à Londres, alors que son tra­vail était à Pa­ris. « Nous avons four­ni la liste de ses dé­pla­ce­ments à Pa­ris pen­dant cette pé­riode », a ex­pli­qué Me An­dré Sou­lier, avo­cat de Mi­chel Mercier.

En ce qui concerne Vé­ro­nique Mercier, à en croire L’AFP ci­tant une source dans l’en­tou­rage de l’an­cien Garde des sceaux, « les en­quê­teurs n’ont au­cun doute qu’elle a ef­ fec­tué un vrai tra­vail ». Et d’ex­pli­quer que Vé­ro­nique n’a, en fait, pas été di­rec­te­ment l’em­ployée de son père, mais l’a sui­vi de très près. Elle au­rait ain­si été as­sis­tante par­le­men­taire du groupe cen­triste au Sé­nat (pré­si­dé par Mi­chel Mercier) de 2003 à 2009 avant de suivre le pa­ter­nel au mi­nis­tère de l’es­pace ru­ral et de l’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire, puis, fin 2010 au mi­nis­tère de la Jus­tice où elle tra­vaillait au­près des di­rec­teurs de ca­bi­nets.

Deux autres cas

L’au­di­tion du 9 août a aus­si été l’oc­ca­sion d’évo­quer deux autres cas, ré­vé­lés par la presse ré­cem­ment. D’une part ce­lui de Bru­no Mercier, le fils, em­ployé au con­seil dé­par­te­men­tal du Rhône, pré­si­dé par son père de 1990 à jan­vier 2013, ci­té dans

Le Ca­nard en­chaî­né du 9 août, d’autre part ce­lui de l’épouse du sé­na­teur, Joëlle, sa col­la­bo­ra­trice de 1995 à 2009 à Lyon et à Thi­zy­les­bourgs, se­lon un ar­ticle du Pa­ri­sien/au­jour

d’hui en France. « Elle s’oc­cu­pait du cour­rier, re­ce­vait en ren­dez­vous… Il n’y a rien à ca­cher, tout est clair », in­siste Me Sou­lier.

Le­quel in­dique en­vi­sa­ger de consi­gner, « si né­ces­saire », 40.000 eu­ros dans le cas où un rem­bour­se­ment des sa­laires per­çus pen­dant 22 mois par Del­phine Mercier se­rait exi­gé.

Mi­chel Mercier en­ten­du pen­dant sept à dix heures

DR

MAN­DATS. Sé­na­teur jus­qu’en 2020, Mi­chel Mercier est éga­le­ment pré­sident de la Com­mu­nau­té de l’ouest rho­da­nien.

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