L’in­vi­té d’hon­neur, Ch­ris­tian De­ville, se dé­voile dans la cha­pelle

Le Pays Roannais (Charlieu) - - Pays De Charlieu-belmont Vie Locale -

Vain­queur du grand prix 2017, le peintre Ch­ris­tian De­ville est l’in­vi­té d’hon­neur de ce 21e sa­lon de Pen­te­côte.

Cé­ra­miste po­tier au­to­di­dacte de­puis 1978, il a re­çu le titre de maître ar­ti­san po­tier en 1992. S’orien­tant comme cé­ra­miste plas­ti­cien en 1995, l’ha­bi­tant de Saint­bon­net­de­cray a ajou­té une nou­velle pas­sion à son che­mi­ne­ment ar­tis­tique : la pein­ture à l’huile. Grâce à ses pin­ceaux, Ch­ris­tian De­ville se li­bère du quo­ti­dien et s’épa­nouit en « tra­vaillant la ma­tière » et en pro­po­sant une pein­ture qu’il qua­li­fie « d’ins­tinc­tive ». Sa ré­pu­ta­tion va gran­dis­sante avec l’ob­ten­ tion le mois der­nier du pre­mier prix du sa­lon des Amis des arts de Cours­la Ville. Ren­contre.

Com­bien d’oeuvres pré­sen­tez-vous cette an­née au sa­lon de Pen­te­côte ?

Douze ta­bleaux que j’ai spé­cia­le­ment créés pour cette ex­po­si­tion. J’ai été ef­fec­ti­ve­ment très pro­li­fique cet hi­ver. Ce sont des pay­sages de mon­tagne et ma­ri­times, ce­la change un peu des col­lines du Brion­nais (rire). C’est jus­te­ment l’un de mes buts, pro­me­ner les vi­si­teurs et les faire rê­ver en les em­me­nant sur d’autres rives que celles ha­bi­tuelles.

Vous avez choi­si de pré­sen­ter des grands for­mats…

Oui, ce n’est pas par pré­ten­tion ni par pro­vo­ca­tion mais parce que je me sens plus à l’aise. Ce­la doit cor­res­pondre à ma na­ture je pense, j’ai be­soin d’es­pace. Et puis en tant qu’in­vi­té d’hon­neur, j’ai le pri­vi­lège d’ex­po­ser dans la cha­pelle qui est un en­droit spa­cieux. Ce­la au­rait été dom­mage de ne pas en pro­fi­ter.

Com­ment qua­li­fiez-vous votre pein­ture ?

Ma pein­tu­ re est très ins­tinc­tive, proche de l’abs­trac­tion ly­rique. Mon art est tri­pal et très spon­ta­né, il n’y a rien de ré­flé­chi et mes oeuvres sont l’ex­pres­sion di­recte de mes émo­tions au mo­ment où je peins. D’ailleurs je peins quand j’en res­sens le be­soin.

Le vous

sa­lon de Pen­te­côte réus­sit plu­tôt bien…

Ef­fec­ti­ve­ment, il s’agit de ma qua­trième par­ti­ci­pa­tion. J’ai re­çu le prix du pu­blic en 2014 et le prix du sa­lon en 2017, et je me sens vrai­ment bien ici. C’est un grand hon­neur pour moi car le ni­veau est très éle­vé, et sur­tout un bel en­cou­ra­ge­ment à conti­nuer dans cette voie.

« Je peins quand j’en res­sens le be­soin »

Avez-vous d’autres ex­po­si­tions pré­vues ?

Oui, les 1er, 2 et 3 juin, une ré­tros­pec­tive de mes pein­tures, de 1999 à nos jours, se­ra pro­po­sée à l’ate­lier « Bleu co­balt », au lieu­dit Bos­rond à Saint­bon­net­de­cray.

AU­TO­DI­DACTE. Ch­ris­tian De­ville pré­sente une dou­zaine de ma­gni­fiques ta­bleaux, grand for­mat, dans la cha­pelle de l’église du Couvent des Cor­de­liers.

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