Du Coq à l’âne, bien­ve­nue à l’arche de Noah

À Saint­ju­lien­de­jonzy, la tren­te­naire fait vivre un lieu aux (très) mul­tiples fa­cettes ■

Le Pays Roannais (Charlieu) - - La Une - Etienne Chaize etienne.chaize@cen­tre­france.com è Web. Plus d’in­for­ma­tions sur toutes les ac­ti­vi­tés du Coq à l’âne sur le site In­ter­net : www.au­co­qa­lane.net

De­puis le mois d’avril, Noah La­goutte est à la tête du gîte Le Coq à l’âne, à Saint-ju­lien-de-jonzy. De ce lieu, la jeune femme en­tend faire mille choses, entre ac­cueil de ran­don­neurs, ré­si­dence ar­tis­tique, hé­ber­ge­ment in­so­lite et même hyp­nose.

Noah La­goutte le dit el­le­même, le lieu porte bien son nom. Pas­ser du coq à l’âne, la tren­te­naire connaît bien. Chan­teuse, cui­si­nière, pro­gram­ma­trice de salles de spec­tacles, char­gée de com­mu­ni­ca­tion, ges­tion­naire d’un grou­pe­ment d’achats… La liste de ses ex­pé­riences pro­fes­sion­nelles et bé­né­voles, pas­sées ou ac­tuelles, donne le ver­tige.

Dé­sor­mais, la voi­là à la tête d’un gîte sur les hau­teurs de Saint­ju­lien­de­jonzy. Cette ma­man de deux en­fants veut y don­ner vie à un pro­jet qu’elle nour­rit de­puis qu’elle a 16 ans.

Re­tour en ar­rière. Noah a huit ans. Elle fait la connais­sance de Ro­land et Fran­çoise, pro­prié­taires du Coq à l’âne. La pe­tite fille les cô­toie au sein de la Co­carde Brion­naise, une troupe de théâtre en plein air me­née par son père, Do­mi­nique La­goutte, an­cien mé­de­cin d’igue­rande. Des an­nées plus tard, Noah ap­prend que Fran­çoise veut vendre son gîte et saute sur l’oc­ca­sion, avec une idée en tête : « Je vou­lais créer une ré­si­dence d’ar­tistes avec une chambre d’hôte ; mon­ter un lieu de par­tage et de créa­tion ».

À cette en­vie pre­mière et au gîte exis­tant, se greffe alors l’ac­cueil de mar­cheurs en lien avec Bougres d’ânes, à Me­lay, qui pro­pose des ran­don­nées avec des ânes. Deux lo­ge­ments in­so­lites s’ajoutent (un wig­wam et une ca­bane), ain­si qu’un ter­rain de bi­vouac, pour ac­cueillir des tentes. Puis, parce qu’elle s’est for­mée à l’hyp­nose, Noah La­goutte a dé­ci­dé d’ou­vrir là un ca­bi­net (lire ci­des­sous). Dans le jar­din, poules et cannes gam­badent gaie­ment et Noah, avec l’aide de son frère, compte éga­le­ment en­tre­te­nir un po­ta­ger.

Le 25 avril der­nier, Le Coq à l’âne re­ce­vait ses pre­miers ran­don­neurs. Pour trans­for­mer l’en­droit à son image, Noah La­goutte a in­ves­ti : créa­tion de sa­ni­taires et d’es­pace com­mun pour les hôtes en hé­ber­ge­ment in­so­lite, pein­tures, iso­la­tion… Ne manque plus que ce pour­quoi elle s’est lan­cée dans l’aven­ture à l’ori­gine : son lieu de ré­si­dence ar­tis­tique.

L’es­pace est en tra­vaux et pour l’ache­ver Noah La­goutte a be­soin de 8.000 € sup­plé­men­taires. Afin de le fi­nan­cer, elle a choi­si de faire ap­pel à la so­li­da­ri­té à tra­vers une cam­pagne de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif (lire ci­des­sus).

« Mon­ter un lieu de par­tage et de créa­tion »

Fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif

Une fois ou­verte, cette salle se­ra pro­téi­forme. Des­ti­née à des ar­tistes en plein pro­ces­sus de créa­tion, mu­si­ciens, troupes de théâtre, peintres… Mais éga­le­ment à des per­sonnes dé­si­reuses de par­ta­ger leur sa­voir à tra­vers des stages ou des ate­liers. Noah La­goutte elle­même compte bien y dis­pen­ser quelques séances d’ini­tia­tion à l’hyp­nose ou l’aro­ma­thé­ra­pie. « Je suis ou­verte à toute sorte de pro­po­si­tions », lance­t­elle.

HÉ­BER­GE­MENT. En été, entre le wig­wam (une sorte de ti­pi rond), le gîte et la ca­banne, Le Coq à l’âne peut ac­cueillir une ving­taine de per­sonnes.

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