Claude Four­nier, 36 ans, « tué à l’en­ne­mi »

Le Pays Roannais (Charlieu) - - Il Y A 100 Ans... L'armistice - Re­cueilli par Chris­tian Ver­det

Le sergent Claude Four­nier, né le 27 no­vembre 1880 au ha­meau du Bois-bar­dot, avait quit­té son vil­lage avant le dé­but de la guerre de 14-18.

« Fran­çois Len­glet et Her­vé Car­don, du Sou­ve­nir fran­çais, ont réus­si à re­trou­ver des élé­ments de la vie de Claude Four­nier, ex­plique Bru­no Fré­mont. On sait qu’il al­lait de son ha­meau à l’école à pied, qu’il a fait trois ans de ser­vice mi­li­taire et en a ra­me­né un cer­ti­fi­cat de bonne conduite. L’ar­mée fi­nie, il est par­ti tra­vailler dans la ré­gion lyon­naise comme jar­di­nier chez de riches in­dus­triels.

Il s’est ma­rié le 17 juillet 1906 et a eu une fille, An­toi­nette, le 16 fé­vrier 1910. Il a été rap­pe­lé le 11 août 1914, à 34 ans, au 134e ré­gi­ment d’in­fan­te­rie, à Mâ­con. Quand il a dis­pa­ru, le 4 août 1916, son ré­gi­ment ve­nait d’ar­ri­ver, le 25 juillet, pour re­prendre Fleu­ry­de­vant­douau­mont et se trou­vait à la li­sière sud­est, près du che­min de fer. On a d’ailleurs re­trou­vé des rails en même temps que son corps. »

PHO­TO D’AR­CHIVES FA­MI­LIALES

CAR­RIÈRE. Claude Four­nier a été pro­mu sergent le 4 oc­tobre 1915. Ci­té à l’ordre de son ré­gi­ment, il a été dé­co­ré de la Croix de guerre, le 15 juin 1916. En mé­daillon, sa plaque, re­trou­vée le 6 mai 2015.

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