Une pré­sence ras­su­rante

Un plan an­ti hold­up a été mis en place pour les fêtes

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Dé­par­te­men­tale - Fa­bien Gau­vin fa­bien.gau­vin@cen­tre­france.com

Dé­ployé lors des fêtes de fin d’an­née de­puis près de dix ans, le plan an­ti hold-up as­sure une pré­sence ac­crue des forces de sé­cu­ri­té dans les zones com­mer­ciales. Une ac­tion es­sen­tiel­le­ment pré­ven­tive d’au­tant plus ap­pré­ciée par les consom­ma­teurs et com­mer­çants en cette pé­riode d’état d’ur­gence.

epuis le 16 no­vembre, les clients qui af­fluent dans les zones com­mer­ciales en cette pér iode de fêtes de fin d’an­née ont peut­être re­mar­qué une pré­sence ac­crue des forces de sé­cu­ri­té. Comme de­puis une di­zaine d’an­nées, le pré­fet de la Loire a en ef­fet ac­ti­vé le plan an­ti hold­up en cette pé­riode sen­sible, du­rant la­quelle les achats en ma­ga­sins comme les re­traits d’ar­gent se font plus nom­breux et plus im­por­tants. ciaux », a­t­il dé­taillé, une quin­zaine de jours après avoir dé­jà re­çu les di­rec­teurs de grandes en­seignes de l a Loire pour « faire le point ».

Con­crè­te­ment, la gen­dar­me­rie fait ap­pel aux ef­fec­tifs de ré­ser­vistes dont elle dis­pose ( en­vi­ron 200 dans la Loire), la po­lice na­tio­nale aug­men­tant quant à elle ses heures de ser­vice du­rant cette pé­riode par­ti­cu­lière où une vi­gi­lance ac­crue est re­quise. « Notre ob­jec­tif est de pro­té­ger nos conci­toyens et leurs achats de fin d’an­née. Les gens ac­cu­mulent des ri­chesses et des biens. Nous, on est là de ma­nière pré­ven­tive » , ex­plique le co­lo­nel de gen­dar­me­rie J e a n ­F r a n ç o i s Mo r e l quand son ho­mo­logue po­li­cier Be­noit Le­man, com­mis­saire di­vi­sion­naire, sou­ligne le tra­vail de pré­ven­tion ef­fec­tué. « On ar­rive à don­ner des pré­co­ni­sa­tions, des conseils pour évi­ter de se faire cam­brio­ler pour les su­jets à ris­ que ».

Dé­jà mis en place et ef­fi­cient ces der­nières an­nées, ce plan an­ti hold­up a en outre une ré­so­nance for­cé­ment par­ti­cu­lière alors que le pays est tou­jours en état d’ur­gence suite aux at­ten­tats du 1 3 n o v e m b r e à Pa r i s . D’au­tant que si la Loire ne pa­raît pas être un dé­par­te­ment à risque, les lieux qui ras­semblent une foule im­por­tante comme les centres com­mer­ciaux font for­cé­ment l’ob­jet d’une sur­veillance ac­crue. « C’est vrai que cette opé­ra­tion prend un re­lief par­ti­cu­lier cette an­née, dans un contexte d’état d’ur­gence et de vi­gi­lance avec le plan Vi­gi­pi­rate. Ce dis­po­si­tif est d’au­tant plus né­ces­saire. Il ras­sure la po­pu­la­tion, il per­met de dis­sua­der, c’est très utile », no­tait ain­si Fa­bien Su­dry. Un be­soin de tran­quilli­ser les consom­ma­teurs éga­le­ment res­sen­ti par les forces de l’ordre ou en­core le di­rec­teur du centre com­ mer­cial, à l’image d’Alain Tou­zot : « C’est très im­por­tant que les gens puissent ve­nir l’es­prit tran­quille. C’est bien qu’ils voient cette force, éga­le­ment sur les par­kings », es­time­t­il.

Des ré­ser­vistes chez les gen­darmes, des heures en plus pour la po­lice na­tio­nale

Les ef­fec­tifs ren­for­cés en nombre et en moyens

Reste tou­te­fois la ques­tion de l’ac­ti­vi­té des forces de l’ordre, par­ti­cu­liè­re­ment sol­li­ci­tées sans que leurs moyens ne soient vér ita­ble­ment ac­crus. Du moins, pas en­core à en croire le pré­fet. « C’est vrai qu’on les sol­li­cite, et ils ré­pondent avec beau­coup d’en­ga­ge­ment. On va s’en­ga­ger sur un plan de re­cru­te­ment et de ren­for­ce­ment de moyens », a an­non­cé Fa­bien Su­dr y, sans tou­te­fois don­ner d’in­di­ca­tions chif­frées. « C’est en­core trop tôt. Mais il y au­ra des consé­quences po­si­tives du plan d’ac­tion an­non­cé par le gou­ver­ne­ment » , a­t­il conclu.

LO­CA­LI­SÉ. Ici en vi­site au centre com­mer­cial d’An­dré­zieux, le pré­fet Fa­bien Su­dry a évo­qué une di­zaine de lieux vi­sés par le plan an­ti hold-up.

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