Ain­si s’achève la tra­ver­sée du dé­sert

Les pro­fes­sion­nels du sec­teur pré­disent des jours meilleurs ; la re­prise est en cours

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Le Marché De L'immobilier - Lae­ti­tia Co­hen­det lae­ti­tia.co­hen­det@cen­tre­france.com

Le vo­lume des ventes a pro­gres­sé en 2015, au­gu­rant d’une sta­bi­li­sa­tion des prix et peut-être même d’une em­bel­lie ta­ri­faire. Agents et notaires sont op­ti­mistes.

Les signes sont en­cou­ra­geants. Après quelques an­nées pas­sées à contem­pler le so­leil rou­geoyant et l’herbe pou­droyante (Anne, ma soeur Anne …), le mar­ché de l’im­mo­bi­lier re­trouve en­fin des cou­leurs dans la Loire.

« On voit re­ve­nir les pri­mo­ac­cé­dants, une den­rée qui avait dis­pa­ru ces der­nières an­nées », se fé­li­cite Guy Gi­raud, pré­sident de la Fnaim Loire Sud (fé­dé­ra­tion des agences im­mo­bi­lières) alors que le syn­di­cat compte plus que ja­mais sur l’ef­fet levier du prêt à taux zé­ro ( PTZ*), ren­for­cé par la mi­nistre du Lo­ge­ment. « C’est une ex­cel­lente chose pour confor­ter la re­prise. 2016, sauf ca­tas­trophe po­li­ti­co­fi­nan­cière, de­vrait nous ra­me­ner aux belles époques de 2008 » . En at­ten­dant une nou­velle plon­gée. Car le mar­ché est cy­clique : sept ans de hausse pour sept ans de baisse en moyenne.

L’em­bel­lie, ces der­niers mois, a sur­tout af­fec­té le nombre de tran­sac­tions. « On peut pen­ser qu’il y au­ra bien­tôt une sta­bi­li­sa­tion des prix, voire même une hausse », es­time Guy Gi­raud. Elle est dé­jà ef­fec­tive dans le sec­teur de la pre­mière cou­ronne sté­pha­noise avec des « offres qu’on avait per­du l’ ha­bi­tude de­voir », confirme Me Pierre­An­toine Du­ron, porte­pa­role de la chambre des notaires. Cer­taines vil­las s’af­fichent en de­van­ture à 470.000 ou 500.000 eu­ros ( et se vendent) quand le mar­ché sté­pha­nois pla­fon­nait hier en­core à 90.000 eu­ros le bien. Les taux bas sou­tiennent le mou­ve­ment.

Mais force est de consi­dé­rer que les modes de consom­ma­tion ont évo­lué. « Avant, construire sa mai­son, c’était la réus­site de toute une vie, re­marque Gilles Ro­chette agent im­mo­bi­lier à Mon­trond­lesBains. Dé­sor­mais, la nou­velle gé­né­ra­tion veut tout et tout de suite. Elle a vu ses pa­rents dé­pen­ser des sommes folles pour ache­ter des poi­gnées en or et dont les biens sont in­ven­dables. Elle veut pou­voir in­ves­tir sans trop se pri­ver et re­vendre ra­pi­de­ment si né­ces­saire ».

(*) De­puis le 1er jan­vier, le PTZ est éten­du aux lo­ge­ments an­ciens sous condi­tion de tra­vaux. Ce prêt im­mo­bi­lier sans frais de dos­sier et dont les in­té­rêts sont à la charge de l’État, est at­tri­bué sous condi­tions de res­sources aux per­sonnes n’ayant pas été pro­prié­taires de­puis au moins deux ans. Le rem­bour­se­ment du prêt peut être dif­fé­ré de 5, 10 ou 15 ans se­lon les re­ve­nus. Les pla­fonds ont été aug­men­tés, per­met­tant à da­van­tage de mé­nages d’en bé­né­fi­cier.

Le re­tour des pri­mo­ac­cé­dants et l’ef­fet pro­met­teur du PTZ

DES BAS… ET DES HAUTS.

Le mar­ché de l’im­mo­bi­lier est cy­clique.

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