Les chas­seurs, vé­ri­tables sen­ti­nelles de l’en­vi­ron­ne­ment

Les so­cié­tés de chasse exercent une vi­gi­lance sa­ni­taire sur le ter­ri­toire

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Forez Sud -

Tout en s’adon­nant à leur loi­sir fa­vo­ri, les chas­seurs veillent sur notre en­vi­ron­ne­ment.

La chasse com­mu­nale an­dré­zienne compte vingt­six membres. Elle est ha­bi­li­tée pour as­su­rer une sur­veillance pri­mor­diale de tout un gi­bier. Elle dis­pose de 480 hec­tares qui s’étalent des bords de Loire, sous le châ­teau, jus­qu’au pont de l’A72, jus­qu’à la zone dite du Brû­lé, le long du CD 100, aux li­mites de La Fouillouse et de Saint­Bon­net­les­Oules.

« Il s’agit de l’une des plus vieilles so­cié­tés de la ville, pré­cise Louis Bruel, le doyen de 86 ans. Elle a été créée en 1920. J’ai com­men­cé à chas­ser avec mon père à l’âge de 18 ans. La chasse est un sport au con­tact de la na­ture. »

« De nos jours nous ne som­ mes plus dans la chasse ‘’cueillette’’ mais dans la chasse ges­tion, confie Gé­rard De­leau, le pré­sident. On se li­mite dans le nombre de pièces de gi­bier, sur les jours et les heures de chasse ». Le loi­sir peut oc­cu­per toute l’an­née. « La chasse ouvre de sep­tembre à fin fé­vrier. Après, nous avons le tir des cor­beaux jus­qu’en juin. L’été, nous avons la pos­si­bi­li­té d’ex­traire du che­vreuil. Le tir du gi­bier d’eau se fait dé­sor­mais fin août. »

Toute l’an­née, la so­cié­té veille sur la faune sau­vage afin de la pro­té­ger et fait en sorte qu’elle sub­siste en har­mo­nie avec l’hu­main. Les chas­seurs s’as­surent que di­verses es­pèces se re­pro­duisent bien, sans bles­sure, sans ac­ci­dent.

Ré­gu­la­tion et vi­gi­lance

« Les agri­cul­teurs sont bien contents de trou­ver les chas­seurs lorsque leurs champs sont ra­va­gés ou quand un par­ti­cu­lier se trouve en face d’un co­chon dans son jar­din. Les gens n’ima­ginent pas que le re­nard est très pré­sent à Bou­théon et qu’il dé­vaste bien des pou­laillers. Il y a des nui­sibles par­tout qu’il faut ré­gu­ler », confirment les adhé­rents.

À cause des mi­gra­tions, les ma­la­dies du gi­bier ont ten­dance à se dé­ve­lop­per. « Lors­qu’un gi­bier est trou­vé mort, on cherche le pour­quoi. Il est ana­ly­sé. Ce­la fait par­tie de notre rôle. Les oi­seaux sau­vages comme les ca­nards sont par­fois por­teurs de ma­la­die comme la grippe aviaire. On exerce aus­si une vi­gi­lance sa­ni­taire sur le ter­ri­toire », ajoute Gé­rard De­leau.

GES­TION­NAIRES.

Les chas­seurs as­surent une vi­gi­lance né­ces­saire.

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