Le de­ve­nir de l’aé­ro­port (en­core) en dé­bat

Le syn­di­cat cherche à ré­duire le coût pour le contri­buable

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale - L.C.

Le syn­di­cat mixte de l’aé­ro­port Saint- Étienne Loire s’est réuni lun­di 8 fé­vrier pour exa­mi­ner et vo­ter les in­ves­tis­se­ments 2016. Une en­ve­loppe de 500.000 eu­ros a été bud­gé­tée alors que la struc­ture ac­cuse tou­jours un dé­fi­cit de 2,3 mil­lions d’eu­ros.

Com­ment main­te­nir un ser­vice in­dis­pen­sable au rayon­ne­ment du Sud Loire en dé­bour­sant le moins pos­sible ? Le casse­tête oc­cupe les fi­nan­ceurs de l’aé­ro­port de­puis quelques mois. Réunis en syn­di­cat mixte, le Dé­par­te­ment, Saint­Étienne Mé­tro­pole, Loire­Fo­rez, le Pays de Saint­Gal­mier et la Chambre de com­merce ont com­men­cé par re­né­go­cier le contrat liant la struc­ture à Pe­ga­sus. L’idée : ga­ran­tir le même ni­veau de ro­ta­tion des vols, en payant… quatre fois moins. La col­lec­ti­vi­té ne ver­se­ra plus que 50.000 eu­ros an­nuels à la com­pa­gnie low cost. Un signe en­cou­ra­geant alors que se né­go­cie en cou­lisse l’at­tri­bu­tion d’une dé­lé­ga­tion de ser­vice pu­blic (les dé­tails du contrat de­vraient être connus en sep­tembre).

Priés de va­li­der, lun­di, les in­ves­tis­se­ments pré­vi­sion­nels 2016 (re­mise à ni­veau de six portes au­to­ma­tiques, dé­tec­teur de traces des ex­plo­sifs…), les élus ont une nou­velle fois in­ter­ro­gé la per­ti­nence de l’équi­pe­ment au dé­fi­cit chro­nique ( 2,4 mil­lions d’eu­ros en 2015). « Avoir un aé­ro­por t, c’est très bien, a lan­cé le conseiller PS Pier­rick Cour­bon. Mais la ques­tion c’est qui l’en­tre­tient alors que nous ne sa­vons plus com­ment payer les pres­ta­tions soc i a l e s re l e v a n t d e n o s com­pé­tences ».

Ar­gu­ment qui fait bon­dir le pré­sident de la CCI An­dré Mou­nier, épau­lé de Jean­Fran­çois Bar­nier : « La SNCF coûte ex­trê­me­ment cher aux contr ibuables mais per­sonne ne se pose la ques­tion de son uti­li­té. Un aé­ro­port est un élé­ment mo­teur pour un ter­ri­toire ». La preuve ? « Pas d’Eu­ro 2016 sans aé­ro­port », a rap­pe­lé le maire de SaintÉ­tienne, Gaël Per­driau.

Huit avions par heure du­rant l’Eu­ro 2016

Le site an­dré­zien de­vrait être par­ti­cu­liè­re­ment sol­li­ci­té à l’oc­ca­sion de la ma­ni­fes­ta­tion. Deux avions ont dé­jà été af­fré­tés par des sup­por­ters an­glais et le ser­vice de la na­vi­ga­tion aé­rienne table sur huit ro­ta­tions ho­raires les jours de match, avec une plage d’ou­ver­ture de nuit entre 3 et 4 heures du ma­tin. Mo­nique Gi­rar­don est in­quiè­ te. « Les Veau­chois se­ront très im­pac­tés par ce ser­vice, a re­le­vé le maire. Ils de­vront en sup­por­ter toutes les nui­sances so­nores. Des re­tours de nuit li­mi­tés se­raient les bien­ve­nus » . Pas sûr qu’elle soit en­ten­due. La pré­fec­ture sou­hai­tant li­mi­ter les dé­pla­ce­ments en cette pé­riode de vi­gi­lance at­ten­tat, les tra­jets en car vers Cler­mont ou Lyon de­vraient être res­treints au mi­ni­mum.

« Per­sonne ne se pose la ques­tion de l’uti­li­té de la SNCF »

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