« Si le bon sens nous ani­mait... »

Le tri­bu­nal a per­du deux fonc­tion­naires en huit ans

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Montbrison - Jean-Fran­çois Ver­net jean-fran­cois.ver­net@cen­tre­france.com

Ma­rie-Pierre La­mour a li­vré un dis­cours sans langue de bois sur la si­tua­tion de la « ma­chine ju­di­ciaire mont­bri­son­naise », lun­di 8 fé­vrier dans la salle des pas per­dus, à l’oc­ca­sion de la ren­contre pro­fes­sion­nelle des par­te­naires du tri­bu­nal d’ins­tance.

rr ivée en sep­tembre 2008 à Mont­bri­son, Ma­rie­Pierre La­mour a pu consta­ter l’évo­lu­tion des com­pé­tences confiées au tri­bu­nal et des ef­fec­tifs adé­quats. li­gnant que les deux va­ca­taires, « tout aus­si com­pé­tents et vo­lon­taires qu’ils soient, ne peuvent rem­pla­cer un fonc­tion­naire ab­sent. Ce n’est qu’un em­plâtre sur une jambe de bois. »

Autre che­val de ba­taille, le rap­port de cer­tains par­ti­cu­liers avec la jus­tice : « J’ai en­ten­du dire qu’on avait les hommes po­li­tiques qu’on mé­ri­tait. Je me de­mande si nous n’avons pas éga­le­ment la jus­tice qu’on mé­rite. Il m’ar­rive en ef­fet de pen­ser que le jus­ti­ciable sai­sit de ma­nière bien lé­gère la jus­tice. Une dé­marche fa­ci­li­tée dans cer­taines hy­po­thèses par l’oc­troi de l’aide ju­ri­dic­tion­nelle. Il fau­drait en ap­pe­ler au sens ci­vique de cha­cun de nous. Cer­taines af­faires pour­raient être ré­so­lues au­tre­ment ou, plus sim­ple­ment, ne pas se po­ser. Je pense no­tam­ment aux conflits de voi­si­nage. Si le bon sens nous ani­mait tous, ce­la nous évi­te­rait de nous mettre dans des si­tua­tions abra­ca­da­brantes » , a pour­sui­vi la juge d’ins­tance, il­lus­trant ses pro­pos par des exemples concrets de conflits évi­tables.

« Il m’ar­rive de pen­ser que le jus­ti­ciable sai­sit la jus­tice de ma­nière lé­gère »

JUGE D’INS­TANCE.

Ma­rie-Pierre La­mour.

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