« Cir­cu­la­tion, sé­cu­ri­té... le jour et la nuit »

La dé­via­tion de la RD 498 est ou­verte de­puis deux mois et les Bon­son­nais sont una­nimes

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale - Ro­dolphe Mon­ta­gnier ro­dolphe.mon­ta­gnier@cen­tre­france.com

Les com­mer­çants et les ri­ve­rains in­ter­ro­gés par Le Pays Fo­rez-Coeur de Loire as­surent que leur quo­ti­dien a chan­gé de­puis l’ou­ver­ture de la dé­via­tion de la RD 498, fin dé­cembre der­nier.

aites le test. Met­tez­vous le long de l’ave­nue de Saint­Ram­bert à Bon­son et ten­tez de tra­ver­ser. Hier en­core, fran­chir la di­zaine de mètres qui sé­pare les deux trot­toirs de cet axe ul­tra­fré­quen­té par les poids lourds et les voi­tures re­le­vait de l’héroïsme. Voire de l’in­cons­cience aux heures de pointe où cer­tains au­to­mo­bi­listes étaient prêts à prendre tous les risques pour fran­chir un feu orange.

« Tout a chan­gé du jour au len­de­main

Au­jourd’hui, tra­ver­ser n’a plus rien d’une per­for­mance « koh­lan­tesque » car de­puis deux mois, la cir­cu­la­tion sur la route dé­par­te­men­tale 8, ave­nue de Saint­Ram­bert, à Bon­son, est beau­coup moins dense. Ce chan­ge­ment, ri­ve­rains et com­mer­çants le doivent à l’ou­ver­ture de la dé­via­tion, fin dé­cembre ( lire notre édi­tion du 17 dé­cembre).

« C’est le jour et la nuit », as­sure To­ny Stro­ben­der même si le gé­rant du ga­rage To­ny Au­to ajoute qu’« après le phé­no­mène de nou­veau­té, quelques conduc­teurs ont re­pris leurs ha­bi­ tudes ». La grande baie vi­trée de son bu­reau donne di­rec­te­ment sur le car­re­four entre la RD 8, la RD 498 qui amène la zone d’ac­ti­vi­té des plaines et l’ave­nue des grillettes à la hau­teur de la bar­rière SNCF. L’ho­ri­zon vi­suel de To­ny Stro­ben­der a ra­di­ca­le­ment chan­gé : fi­nie la vue bou­chée p a r l e s p o i d s l o u r ds « à la queue­leu­leu » , obli­gés de pa­tien­ter pour ten­ter d’in­sé­rer leur ba­hut dans un tra­fic dé­jà sa­tu­ré. Dé­sor­mais, il ar­rive à voir la fa­çade de la mai­rie de Bon­son, de l’autre cô­té de la voie fer­rée, du­rant plu­sieurs se­condes consé­cu­tives. ai vu des pié­tons se faire ren­ver­ser. Main­te­nant, les gens peuvent tra­ver­ser sans ris­quer leur vie. »

« Je vais re­mettre en ser­vice la ter­rasse »

Mais l’hô­te­lier est d’au­tant plus sa­tis­fait que cette baisse dras­tique du tra­fic n’a eu au­cune in­ci­dence sur la fré­quen­ta­tion de son éta­blis­se­ment, bar­res­tau­rant et hô­tel. « Je vais même vous dire mieux : je vais re­mettre en ser­vice la ter­rasse que j e n e s o r t a i s p l u s. L e s clients vont pou­voir boire leur ca­fé de­hors et même dé­jeu­ner. Ceux de l’hô­tel ne sont plus ré­veillés à 5 heures du ma­tin par le pas­sage des ca­mions. Fran­che­ment, c’est une li­bé­ra­tion. »

De l’autre cô­té de la voie de che­min de fer, les avis sont moins en­thou­siastes, moins tran­chés mais au point chaud comme chez la fleur iste de l’ave­nue de Su­ry, les com­mer­çants ont évi­dem­ment consta­té que « le tra­fic avait bien bais­sé » et ils avouent que ça ne change rien pour eux : « Ceux qui ne fai­saient que pas­ser ne passent plus ou passent moins et ceux qui ve­naient peuvent ve­nir plus fa­ci­le­ment. »

Un comp­tage ef­fec­tué par le Con­seil dé­par­te­men­tal de la Loire de­vrait ve­nir confir­mer et cor­ro­bo­rer ces im­pres­sions : au­cun chiffre of­fi­ciel n’a été di­vul­gué mais les Bon­son­nais ont en­ten­du dire que « le tra­fic se­rait pas­sé de 30.000 vé­hi­cules en moyenne par jour sur la RD 8 à moins de 17.000 » . À confir­mer mais ce­la irait au­de­là de toutes les es­pé­rances.

Le tra­fic au­to­mo­bile au­rait été di­vi­sé par deux

PLUS DE BOU­CHON. Les longues files de vé­hi­cules ont dis­pa­ru sur la RD 8, à l’en­trée de Bon­son en di­rec­tion de Saint-Mar­cel­lin-en-Fo­rez et Su­ry-le-Comtal.

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