Un mu­sée de la brique unique en France

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Montbrisonnais -

Sa­vez­vous qu’un mu­sée de la brique existe à Champ­dieu ? Et ce­ci de­puis 25 ans, ins­tal­lé dans l’an­cienne cui­sine du prieu­ré. Il est le seul lieu de France où se trouvent au­tant de marques de briques, au nombre de 750, dont la plus an­cienne date de 1850.

La pas­sion des briques

Paul Ro­bert est ve­nu par­ler de sa pas­sion au centre social de Mont­bri­son jeu­di 3 mars, in­vi­té par le groupe Culture et éva­sion, de­vant une tren­taine de per­sonnes.

Mé­ca­ni­cien de for­ma­tion, il trouve une brique m a r q u é e « S a i n ­R apt Champ­dieu » , un jour de pro­me­nade. C’est le dé­but d’une pas­sion qui se nour­ri­ra au fil de trou­vailles et dons.

Se­lon un pro­cé­dé vieux comme le monde, pour faire briques et tuiles, il faut les quatre élé­ments qui font notre vie sur terre : feu, terre, air, eau. On goû­tait la terre pour re­con­naître l’ar­gile, qui était ameu­blie par la roue ou les sabots d’un che­val. Mise en forme dans un cadre, la brique était em­por­ tée au sé­choir avant la cuis­son qui exi­geait un gros tra­vail d’ins­tal­la­tion et de sur­veillance. Quand du four à briques sor­tait une fu­mée noire fai­sant suite aux fu­mées blanches conte­nant la va­peur d’eau, c’était le signe que briques et tuiles étaient cuites.

On comp­tait trois jours de sé­chage, trois jours de cuis­son et plu­sieurs jours de re­froi­dis­se­ment se­lon le sys­tème em­pi­rique d’au­tre­fois.

PA­TRI­MOINE ET CULTURE. Paul Ro­bert ou la pas­sion des briques et tuiles de­puis un quart de siècle.

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