Oa­sis, jar­din de Co­cagne se met aux vers

Le jar­din Oa­sis a dé­ve­lop­pé un pro­jet de sta­tion ex­pé­ri­men­tale de lom­bri­com­pos­tage

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Forez Sud - Mo­nique Per­bet

L’as­so­cia­tion Oa­sis, jar­din de Co­cagne se lance dans un pro­jet unique en Rhône-Alpes : l’im­plan­ta­tion du pre­mier site de lom­bri­com­pos­tage.

epuis quelques jours, Oa­sis, jar­din de Co­cagne, ac­cueille de nou­veaux pen­sion­naires : les vers de terre (lire Le Pays Fo­rez Coeur de Loire du 4 dé­cembre 2014). La li­tière de vers est ef­fec­ti­ve­ment ar­ri­vée sur le site à la mi­fé­vrier pour être mise en an­dain. Le tra­vail de re­pro­duc­tion est à l’oeuvre et au prin­temps, les jar­di­niers es­pèrent que la po­pu­la­tion se se­ra dé­dou­blée pour la mise en fonc­tion du deuxième an­dain et ain­si de suite. teur Vincent Pa­ret. Nous sommes dans la culture bio et dans la terre. On sait que le ver de terre est im­por­tant et que c’est un peu lui qui gère l’équi­libre des sols. La com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion Loire­Fo­rez et la com­mune en charge de la col­lecte des dé­chets nous ac­com­pagnent dans ce pro­jet avec le prêt d’une par­celle si­tuée à Cha­va­gneux. »

Pour un ter­reau quatre fois plus riche

La sta­tion ex­pé­ri­men­tale de lom­bri­com­pos­tage consiste à trans­for­mer des fer­men­tes­cibles en un com­post à haute va­leur agro­no­mique. Les dé­chets sont en­tiè­re­ment trans­for­més par les vers de terre. « Nous avons ache­té à une sta­tion de Mi­diPy­ré­nées ce que l’on ap­pelle une li­tière. Il s’agit d’une po­pu­la­tion de vers de terre. Les vers sont ar­ri­vés mi­fé­vrier et ont été mis dans les pre­miers an­dains où ils sont en train de tra­vailler. Ces vers ont une ca­pa­ci­té à tout di­gé­rer, tout trans­for­mer. Tout ce qu’ils ont di­gé­ré de­vient un ter­reau quatre fois plus riche. Les an­dains sont des li­néaires faits de fu­mier ani­mal avec tous les ré­si­dus de lé­gumes triés à Oa­sis. »

Le tra­vail ne s’ar­rête pas là. Les lieux doivent res­ter hu­mides bien que les vers aillent en pro­fon­deur et tout doit être cou­vert afin d’évi­ter le gel. Les res­pon­sables veillent aus­si à la cha­leur am­biante en pé­riode es­ti­vale.

Vincent Pa­ret pour­suit : « Tout doit se faire à la vi­tesse de di­ges­tion des vers. On es­père que dans deux mois, la po­pu­la­tion au­ra dou­blé. Dé­jà, nous consta­tons une forte évo­lu­tion de tout ce pe­tit monde. Nous es­pé­rons que nous pour­rons très vite dé­mul­ti­plier les deux pre­miers an­dains mis en place pour avan­cer et nous agran­dir ».

Oa­sis se donne un an pour com­mer­cia­li­ser le ter­reau

Tra­vailler avec de pe­tites bêtes de­mande du temps et de la pa­tience. L’as­so­cia­tion Oa­sis se donne au moins un an pour ar­ri­ver à une sta­tion de 3.000 m2 et com­mer­cia­li­ser un pro­duit fi­ni in­té­res­sant puisque le ter­reau fi­nal, ex­cep­tion­nel, pour­ra être ven­du à un par­ti­cu­lier ou à un pro­fes­sion­nel.

« Le pre­mier de nos clients se­ra Oa­sis lui­même. Ce pro­duit réa­li­sé va nous ser­vir à en­ri­chir nos sols et nos cultures et les plants que nous ven­dons ».

Les vers de terre gèrent l’équi­libre des sols

FIER­TÉ. De gauche à droite, Jo­sé Louis Thé­ry, bé­né­vole ré­fé­rent sur l’ac­ti­vi­té lom­bri­com­pos­tage, Jé­rôme Pi­men­ta, sa­la­rié aux lé­gumes et le di­rec­teur Vincent Pa­ret, sont fiers de leurs pe­tits pro­té­gés.

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