De la dif­fi­cul­té de lâ­cher la bride

Quand il n’est pas à la Cli­nique du Fo­rez, Phi­lippe Weyne s’oc­cupe de ses che­vaux

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale - Jean-Fran­çois Ver­net jean-fran­cois.ver­net@cen­tre­france.com

De­puis qu’il a re­non­cé à la mai­rie de Mont­bri­son, Phi­lippe Weyne a dé­ve­lop­pé sa pas­sion pour l’équi­ta­tion. L’anes­thé­siste-ré­ani­ma­teur de la Cli­nique du Fo­rez garde aus­si un oeil at­ten­tif sur la vie po­li­tique lo­cale, qu’il a quit­tée en 2008.

Phi­lippe Weyne avait un peu sur­pris son monde, en 2008, en an­non­çant qu’il ne bri­gue­rait pas de troi­sième man­dat de maire de Mont­bri­son. siste­ré­ani­ma­teur à la Cli­nique nou­velle du Fo­rez. Pas be­soin de se re­mettre en selle, donc, lors­qu’en 2008, l’an­cien maire re­prend son a c t i v i t é à p l e i n ­t emps d’abord, puis à deux­tiers en­suite.

« Gar­der un pied dans la vie ac­tive »

« Je vou­lais gar­der un pied dans la vie ac­tive pour être moins dé­con­nec­té car les mé­thodes de tra­vail évo­luent très ra­pi­de­ment dans le do­maine. Et puis je vou­lais gar­der un con­tact avec les gens, en de­hors de mon rôle de maire. » La no­tion de re­la­tion re­jaillit lors­qu’on lui de­mande ce qui lui manque le plus, de­puis qu’il a ran­gé l’écharpe tri­co­lore au pla­card : « C’est éton­nant de voir le nombre de contacts qu’in­duit le rôle de maire. Ce­la va du chef d’en­tre­prise qui a un pro­jet sur la com­mune ou qui ren­contre des dif­fi­cul­tés ad­mi­nis­tra­tives aux par­ti­cu­liers qui viennent vous par­ler de leurs pro­blèmes dans la rue. C’est très va­rié. J’ai per­du cette di­ver­si­té de contacts. Il me manque aus­si la to­ta­li­té des in­for­ma­tions que je pou­vais avoir. Quand on est maire, on dis­pose de toutes les don­nées. C’est quand tout s’ a r r ê t e q u’ o n s e r e n d compte qu’on en re­ce­vait au­tant. » Mais le plus gros re­gret de cette ex­pé­rience po­li­tique au­ra été de ne pas avoir réus­si à convaincre les deux listes d’Alain Gau­thier et Co­rinne Ri­chard de s’unir pour ten­ter de battre Li­liane Faure aux élec­tions mu­ni­ci­pales de 2008.

Au­jourd’hui, Phi­lippe Weyne a dé­mé­na­gé à Gré­zieux­le­Fro­men­tal avec son épouse, dans une pro­prié­té qui per­met à l’an­cien maire et conseiller gé­né­ral de s’adon­ner à sa pas­sion pour l’équi­ta­tion. « Je monte à che­val et j’ai des pou­lains. C’est un loi­sir très chro­no­phage mais tel­le­ment pas­sion­nant. » Et les obs­tacles sont sou­vent moins pé­rilleux à fran­chir qu’en po­li­tique. À 59 ans, Phi­lippe Weyne pro­fite plei­ne­ment de ses quatre en­fants et ses trois pe­tits­en­fants ­deux autres de­vraient agran­dir la fa­mille cette an­née­tout en gar­dant un oeil sur la vie po­li­tique lo­cale.

« On ne s’est pas in­ves­ti pour ne plus s’y in­té­res­ser du tout » , confesse­t­il. L’an­cien maire n’a vrai­sem­bla­ble­ment pas com­plè­te­ment lâ­ché la bride...

« J’ai per­du cette di­ver­si­té de contacts »

PHI­LIPPE WEYNE. L’an­cien maire de Mont­bri­son est tou­jours anes­thé­siste-ré­ani­ma­teur à la Cli­nique nou­velle du Fo­rez.

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