Une po­li­tique à taille hu­maine

Mar­cel Murgue a été maire de 1989 à 2008

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale - J.-F.V.

On ne ba­laye pas 19 an­nées dans le fau­teuil de maire d’un re­vers de main. À 73 ans, Mar­cel Murgue est tou­jours très im­pli­qué dans la vie bon­son­naise.

« J’avais an­non­cé que je ne fe­rais que trois man­dats. J’ai donc ar­rê­té en 2008. On me l ’ a a s s e z re p r o c h é . J’étais vrai­ment dans un es­prit de tra­vail pour la po­pu­la­tion. La vie po­li­tique à ce ni­veau­là, ça n’est pas du bla­bla. C’est du concret. » Mar­cel Murgue a re­cueilli la ma­jo­ri­té des voix bon­son­naises à trois re­prises, de 1989 à 2008. Il garde un ex­cellent sou­ve­nir de cette ex­pé­rience qu’il a dé­bu­tée alors qu’il tra­vaillait en­core comme contre­maître chez Ac­cord, une boîte de mé­tal­lur­gie. « Je fai­sais les trois huit, ça me lais­sait donc un peu de temps. Il m’est ar­ri­vé de fi­nir le tra­vail à 5 heures du ma­tin et d’être en mai­rie à 8 heures » , se re­mé­more­t­il. Par­mi les pro­jets qui ont abou­ti sous ses man­da­tures, Mar­cel Murgue cite d’em­blée l’es­pace Bar­ba­ra, en 2001. « On l’a réa­li­sé en to­tale concer­ta­tion avec les as­so­cia­tions. Quant au choix du nom, on l’avait confié aux femmes élues au con­seil et leur pro­po­si­tion a fait l’una­ni­mi­té », se sou­vient l’an­cien édile bon­son­nais.

Tou­jours à l’écoute de la po­pu­la­tion

Il rap­pelle éga­le­ment le tra­vail réa­li­sé sur la rue des Grillettes, en­tiè­re­ment re­faite. « On a in­vi­té tous les gens de la rue pour sa­voir s’il fal­lait mettre une chi­cane ici, des trot­toirs là… Ces échanges étaient in­té­res­sants. »

Syn­di­qué lors­qu’il tra­vaillait chez Ac­cord, Mar­cel Murgue adhère tou­jours à la CFDT. Il fait éga­le­ment par­tie du Foyer des jeunes et d’édu­ca­tion po­pu­laire, avec le­quel il or­ga­nise la course du 11­No­vembre. En­ga­gé, l’an­cien maire est aus­si membre de l’as­so­cia­tion Mieux vivre à Bon­son, fa­vo­rable au pro­lon­ge­ment du contour­ne­ment : « Il faut main­te­nant al­ler jus­qu’à Su­ry. Les élus nous disent que ça se­ra fait en 2018. En at­ten­dant, on ren­seigne la po­pu­la­tion, on met des ban­de­roles… » Une oc­cu­pa­tion au ser­vice des autres. On ne se re­fait pas…

MAR­CEL MURGUE.

L’élu a pas­sé la main après trois man­dats.

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