Le main­tien est ac­quis mais l’Eu­rope…

Les Verts res­tent sur cinq matches sans vic­toire avant de re­ce­voir Mont­pel­lier sa­me­di (17 heures)

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Sports - Ro­dolphe Mon­ta­gnier ro­dolphe.mon­ta­gnier@cen­tre­france.com

Can­di­date à une place dans le Top 5 de Ligue 1, l’AS Saint-Étienne est plus près de la se­conde moi­tié de ta­bleau que d’une qua­li­fi­ca­tion eu­ro­péenne avant de re­ce­voir Mont­pel­lier.

in­ale­ment, ce n’est pas la fa­tigue… Après avoir mis à pro­fit une se­maine com­plète sans match pour bien ré­cu­pé­rer, les Verts sont al­lés s’in­cli­ner, sans lut­ter ou presque, à Guin­gamp, sa­me­di der­nier (2 à 0). Et cette fois­ci, Ch­ris­tophe Gal­tier n’a pas pu évo­quer l’ac­cu­mu­la­tion des ren­contres pour ten­ter de jus­ti­fier la pi­teuse pres­ta­tion de ses troupes.

« Nous n’avons au­cune ex­cuse »

L’en­traî­neur sté­pha­nois est même ap­pa­ru as­sez re­mon­té au terme de ce qui fut son 300e match of­fi­ciel à la tête des Verts. « On a man­qué de dé­ter­mi­na­tion à vou­loir im­po­ser des ef­forts phy­siques à l’ad­ver­saire. On n’est ja­mais par­ve­nu à le faire et, en plus, on n’a pas dé­fen­du. […] On n’a rien fait. […] On a été com­plè­te­ment ab­sent dans ce match. On prend des buts, on n’en marque pas. Ce n’est pas ain­si que nous at­tein­drons une place eu­ro­péenne. On peut tou­jours trou­ver des ex­cuses mais on n’en a au­cune, mes joueurs comme moi, lors­qu’on se veut am­bi­tieux. »

Au­cune ex­cuse, c’est ef­fec­ti­ve­ment le sen­ti­ment qui pré­do­mine alors que les Sté­pha­nois se re­trouvent dé­sor­mais plus proches de la se­conde moi­tié de ta­bleau que des places européennes. L’Olym­pique de Mar­seille, ac­tuel dixième du cham­pion­nat, est à trois points der­rière les Verts alors que Lyon, qua­trième, pos­sède à pré­sent quatre lon­gueurs d’avance sur les Fo­ré­ziens.

Des ar­ri­vées coû­teuses l’hi­ver der­nier

Il faut re­mon­ter à 2011 pour re­trou­ver trace d’une po­si­tion aus­si in­con­for­table à une di­zaine de matches de la fin de la sai­son. Les Sté­pha­nois étaient alors sep­tièmes mais avec dix points de re­tard sur le qua­trième, le Stade ren­nais, et deux d’avance sur So­chaux, dixième. Mais c’était seule­ment un an après que Ber­nard Caïaz­zo et Ro­land Ro­meyer ont dé­ci­dé de re­mer­cier Alain Perr in pour confier les rênes de l’équipe à son an­cien ad­joint, Ch­ris­tophe Gal­tier. L’ASSE avait ter­mi­né dix­sep­tième et pre­mier non re­lé­gable quelques mois plus tard. Ce fau­teuil de sep­tième as­sor­ti de 41 points au comp­teur, à l’ap­proche de la der­nière ligne droite, était non seule­ment com­pré­hen­sible mais ac­cep­table. Presque gra­ti­fiant même. Mais là, les condi­tions ne sont évi­dem­ment plus du tout les mêmes.

Après un mar­ché es­ti­val des trans­ferts par­ti­cu­liè­re­ment char­gé en 2015, après une cam­pagne eu­ro­péenne glo­ba­le­ment réus­sie à dé­faut d’avoir été en­thou­sias­mante et après un mer­ca­to hi­ver­nal mar­qué par plu­sieurs arr ivées coû­teuses, des­ti­nées à fa­çon­ner le vi­sage de l’ASSE de de­main (Alexan­der Sö­der­lund, Ous­sa­ma Tan­nane, Ole­Kris­tian Sel­naes), cette 8e place est loin d’être conforme aux at­tentes. De tout le monde, di­ri­geants, spon­sors et par­te­naires du club, sup­por­ters…

Tout n’est pas per­du mais re­ ga­gner du ter­rain sur des for­ma­tions qui ont le vent en poupe comme Lyon, Rennes ou Nantes im­pose une re­mise en ques­tion. À com­men­cer dans le choix des joueurs. Le cas de Ke­vin Mal­cuit pose no­tam­ment ques­tion. Com­ment et sur­tout pour­quoi se pas­ser d’un joueur, aus­si jeune et im­pé­tueux soit­il, qui est l’un des meilleurs sur le ter­rain… quand il joue ? Car l’an­cien Nior­tais, élu meilleur dé­fen­seur la­té­ral de L 2 la sai­son pas­sée, n’a dis­pu­té que six matches de cham­pion­nat. Le week­end pas­sé, il ne fai­sait même pas par­tie du groupe qui s’est en­vo­lé pour les Côtes­d’Ar­mor.

Mont­pel­lier va mieux

In­com­pré­hen­sible sauf si son contrat pos­sède une clause fai­sant, par exemple, dou­bler son prix d’achat, s’il dé­passe un cer­tain nombre d’ap­pa­ri­tions dès sa pre­mière sai­son. Où s’il a com­mis un acte ir­ré­pa­rable qui puisse en­traî­ner jus­qu’à son dé­

LIGUE 1

part du Fo­rez l’été pro­chain. Mais im­pos­sible de croire à l’une ou l’autre de ces hy­po­thèses.

« Les meilleurs joue­ront » a as­su­ré Ch­ris­tophe Gal­tier après les éli­mi­na­tions suc­ces­sives en Ligue Eu­ro­pa et en Coupe de France. Dont acte. L’équipe qui se­ra ali­gnée face à Mont­pel­lier de­vrait être consi­dé­ra­ble­ment mo­di­fiée par rap­port au onze pro­po­sé au coup d’en­voi, à Guin­gamp. At­ten­tion de ne pas se fier à la 15e place qu’oc­cupent les Hé­raul­tais. Avant de chu­ter face à Nice (2 à 0), la for­ma­tion confiée à Fré­dé­ric Hantz res­tait sur cinq matches sans dé­faite. Elle n’a per­du au­cune de ses quatre der­nières ren­contres à l’ex­té­rieur. Même si le Chau­dron ne réus­sit guère aux Mont­pel­lié­rains (lire ci­des­sus), les Verts n’ont plus de jo­ker.

L’ASSE ne s’était pas re­trou­vée dans une telle po­si­tion de­puis 2011

MYS­TÈRE. Ke­vin Mal­cuit (ici à la lutte avec le Pa­ri­sien Lay­vin Kur­za­wa) n’a joué que six matches cette sai­son en cham­pion­nat.

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