Marche, ski et golf pour Pierre Gen­til Per­ret

L’an­cien maire cite Ré­gis De­bray pour ex­pli­quer sa vo­lon­té de tout ar­rê­ter après deux man­dats

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Dossier - Ro­dolphe Mon­ta­gnier ro­dolphe.mon­ta­gnier@cen­tre­france.com

Fonc­tion­naire d’État, Pierre Gen­til Per­ret a été sol­li­ci­té en 1995 par le maire de l’époque, Ed­mond Bru­nel, puis adou­bé et élu à sa suc­ces­sion en 2001 et ré­élu en 2008. Au­jourd’hui, il se dit « en­fin libre ».

âge vient, avec la né­ces­si­té de comp­ter au plus près le temps qui reste. »

Pierre Gen­til Per­ret fait ap­pel aux mots écrits par l’écri­vain fran­çais Ré­gis De­bray ( dans une lettre d a t é e d u 1 2 n ov e m b re 2015 et adres­sée au pré­sident Ber­nard Pi­vot pour jus­ti­fier de sa dé­mis­sion à l’ Ac a d é m i e G o n c o u r t ) pour ex­pli­quer son choix ef­fec­tué à l’au­tomne 2013.

À 73 ans, le sen­ti­ment d’avoir as­sez don­né

Sans re­grets mais après avoir mû­re­ment ré­flé­chi, il a dé­ci­dé de ne pas bri­guer un troi­sième man­dat. Après dix­neuf ans de vie mu­ni­ci­pale dont treize en tant que maire, le suc­ces­seur d’Ed­mond Bru­nel a pré­fé­ré pas­ser la main. « Cette fonc­tion est par­ti­cu­liè­re­ment dense et pre­nante, ex­plique le sep­tua­gé­naire. Il faut être dis­po­nible 24 heures sur 24, ré­ac­tif. Il faut écou­ter, dé­ci­der, tran­cher… Et in­utile d’at­tendre le moindre re­mer­cie­ment. D’ailleurs, si vous y al­lez pour ça, vous vous trom­pez. Et puis quand vous êtes dé­ran­gé à 3 heures du ma­tin pour al­ler consta­ter un dé­cès après un ac­ci­dent ou un sui­cide… J’ai au­jourd’hui le sen­ti­ment d’être en­fin libre. »

À 73 ans, ce Mont­bri­son­nais de nais­sance, ma­rié à une Sa­vi­gno­laise, a es­ti­mé qu’il avait as­sez et suf­fi­sam­ment don­né. Il es­pé­rait que Bru­no Gé­ros­sier pren­drait la suite mais les Sa­vi­gno­lais en ont dé­ci­dé au­tre­ment. Son ad­joint en charge des af­faires sco­laires a été bat­tu de 62 voix par Ch­ris­tophe Bret­ton. Une dé­cep­tion pour Pierre Gen­til Per­ret, ap­pe­lé par Ed­mond Bru­nel et élu en 1995 dans l’équipe de ce­lui qui avait suc­cé­dé à Clau­dius Du­port en 1990.

Deux fois par se­maine au golf

« Je d o i s b e a u c o u p à mon pré­dé­ces­seur qui avait une ap­proche de chef d’en­tre­prise, une vi­sion pros­pec­tive que j’ai tou­jours pri­vi­lé­giée moi­même avec mes équipes ( lire ci­contre) » , es­time ce­lui qui, pro­fes­sion­nel­le­ment, a pas­sé une qua­ran­taine d’an­nées à la Di­rec­tion dé­par­te­men­tale de l’équi­pe­ment ( DDE). Élu dès le pre­mier tour en 2001, l’an­cien ad­joint en charge de l’ur­ba­nisme avait été ai­sé­ment ré­élu en 2008.

Pro­prié­taire d’« un pe­tit cha­let au­des­sus de Lé­ri­gneux », Pierre Gen­til Per­ret passe dé­sor­mais son temps à mar­cher avec son épouse sur les Hau­tesC­haumes, à skier avec ses six pe­tits­en­fants ­ « dont quatre que je ne peux plus s u i v re » , g l i s s e, fi e r e t amu­sé, ce­lui qui fut long­temps pré­sident du Ski club de Mont­bri­son ­ et au golf, « de Sa­vi­gneux, bien sûr, à rai­son de deux de­mi­journées par se­maine, avec Chr is­tian ( De­vaux­Pe­lier, N. D. L. R.), mon an­cien ad­joint à l’en­vi­ron­ne­ment. »

PIERRE GEN­TIL PER­RET. L’an­cien maire de Sa­vi­gneux était aus­si vice-pré­sident de la com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion Loire-Fo­rez dont il fut l’un des ins­ti­ga­teurs.

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