Quatre vice-pré­si­dents dé­mis de leurs fonc­tions

Quatre vice­pré­si­dents ont per­du leur dé­lé­ga­tion mer­cre­di soir en con­seil

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La Une - Lae­ti­tia Co­hen­det lae­ti­tia.co­hen­det@cen­tre­france.com

Ils sont dé­sor­mais per­so­na non gra­ta à la com­mu­nau­té de com­munes du Pays de Saint-Gal­mier. Les vi­ce­pré­si­dents de Cham­boeuf, Ri­vas, Saint-Bon­net et Saint-Gal­mier ont su­bi le cour­roux de la ma­jo­ri­té.

a no­ti­fi­ca­tion est ar­ri­vée par voie d’huis­sier mar­di 22 mars, re­le­vant de leurs fonc­tions Jean­Yves Char­bon­nier (vice­pré­sident aux fi­nances), An­dré Char­bon­nier ( VP à l’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire), Guy Fran­çon ( VP aux es­paces na­tu­rels et agri­coles) et Bru­no Cha­layer ( VP à la vie lo­cale). Quatre élus « je­tés au banc des ac­cu­sés » mer­cre­di soir en réunion du con­seil.

« Une sanc­tion pour avoir osé par­ler »

L’in­cen­die, faut­il le rap­pe­ler, cou­vait de­puis des se­maines. La pré­si­dente et maire de Veauche, Mo­nique Gi­rar­don, avait scin­dé les rangs de l’exé­cu­tif en deux, cou­rant no­vembre, pour don­ner sa vi­sion de l’ave­nir, épau­lée des com­munes d’Avei­zieux, Cu­zieu, Bel­le­garde­en­Fo­rez, SaintAn­dré­le­Puy et Mon­trond­lesBains. La frac­ture est au­jourd’hui consom­mée. Mo­tif avan­cé : la prise de con­tact des élus dis­si­dents avec les voi­sins de Saint­Étienne Mé­tro­pole, Loi­reFo­rez et Feurs­en­Fo­rez dans le cadre de la ré­forme in­ter­com­mu­nale. Sa i n t ­G al m i e r, Cham­boeuf, Ri­vas et Saint­Bon­net­les­Oules paient le prix de leur ini­tia­tive. Mais d’au­cuns in­voquent éga­le­ment leur achar­ ne­ment à dé­non­cer une si­tua­tion pé­rilleuse en termes de res­sources hu­maines.

« Nous sommes sanc­tion­nés pour avoir osé par­ler des dys­fonc­tion­ne­ments qui tournent au­tour du di­rec­teur gé­né­ral des ser vices, es­time le maire de Cham­boeuf, An­dré Char­bon­nier. Les congés ma­la­die, l’in­quié­tude de la mé­de­cine du tra­vail… Ce n’est pas nou­veau mais la ma­jo­ri­té re­fuse de se sai­sir du pro­blème. C’est une vé­ri­table omer­ta. Notre ren­voi, fi­na­le­ment, n’est qu’anec­do­tique au re­gard de la si­tua­tion su­bie par le per­son­nel ».

Anec­do­tique, peut­être, mais dou­lou­reux. « Je pense avoir me­né à bien la dé­lé­ga­tion qui m’était confiée, sou­ligne Bru­no Cha­layer. J’au­rais ai­mé pour­suivre. »

« Après des an­nées de man­dat, ce­la fait mal, ajoute Jean­Yves Char­bon­nier. Mais nous sau­rons faire preuve de di­gni­té. Il n’est pas ques­tion de cé­der à l’es­ca­lade ver­bale. » L’édile s’in­quiète sur­tout des pro­chains mois, lui qui avait dé­jà le plus grand mal à se te­nir in­for­mé des af­faires cou­rantes. « Quel droit de re­gard au­rons­nous de­main sur les grands pro­jets qui nous concernent ? »

La crainte de dos­siers blo­qués en re­pré­sailles

Au­cun, pré­dit An­dré Char­bon­nier. « Cer­tains dos­siers sont dé­jà blo­qués, constate­t­il, amer. Nous avons vo­té mer­cre­di une dé­li­bé­ra­tion con­cer­nant la fu­ture zone éco­no­mique des Mu­rons à Veauche ( lire ci­des­sous, N.D.L.R.). Je l’ai sou­te­nue car notre ter­ri­toire, notre po­pu­la­tion, doivent pas­ser au­des­sus de tout ça. Mais notre propre zone de la Grange, à Cham­boeuf, est en at­tente de si­gna­ture de­puis le mois d’août 2015 ce qui met en dif­fi­cul­té douze ar­ti­sans dont l’un a dé­jà re­non­cé. »

Neuf mois en­core, les élus de­vront te­nir con­seil à la même table avant de re­trou­ver, sans doute, une meilleure am­biance de tra­vail. Pour Saint­Gal­mier, Cham­boeuf, et Saint­Bon­net­lesOu le s , ra t t a c h é e s à Sa i n t ­ Étienne Mé­tro­pole, le pro­blème se­ra ré­glé. Plus épi­neux se­ra le cas de Ri­vas. Mais Bru­no Chal a ye r se ve u t co n f i a n t . « Je n’avais per­son­nel­le­ment au­cune am­bi­tion en vue d’un fu­tur exé­cu­tif. Le ter­ri­toire, de­main, se­ra beau­coup plus im­por­tant et cer­tains au­ront plus de mal à agir de la sorte. J’ai confiance en la na­ture hu­maine pour se rendre compte des abus per­pé­trés. Mon seul ob­jec­tif se­ra de veiller au res­pect de notre com­mune, mal­gré sa pe­tite taille. »

« Pas ques­tion de cé­der à l’es­ca­lade ver­bale »

DÉSAC­CORDS. La rup­ture est consom­mée, au sein de l’as­sem­blée com­mu­nau­taire.

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