Si­lence et pa­labres au­tour de l’hô­pi­tal

Le con­seil com­mu­nau­taire du lun­di 4 avril a été per­tur­bé par une ma­ni­fes­ta­tion si­len­cieuse

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Pays Forézien - Jean-Mi­chel Daf­faud

L’évo­lu­tion et les ru­meurs au­tour de l’ave­nir du site fo­ré­zien du Centre hos­pi­ta­lier ont ani­mé les échanges entre élus, lun­di 4 avril à Saint-Laurent-laConche, lors d’un con­seil com­mu­nau­taire cha­hu­té par quelques ma­ni­fes­tants au si­lence ex­pli­cite.

La séance du con­seil com­mu­nau­taire a dé­bu­té par une mise au point du doc­teur Claude Mon­dé­sert. L’an­cien pré­sident de la Com­mis­sion mé­di­cale d’éta­blis­se­ment (CME) a sou­hai­té re­ve­nir sur le pro­cès­ver­bal de la der­nière séance, « pour ré­ta­blir la vé­ri­té. Je n’ai pas d’am­bi­tion per­son­nelle au su­jet du Centre hos­pi­ta­lier du Fo­rez ( CHF). Je n’ai ja­mais dit qu’il avait vo­ca­tion à de­ve­nir un centre gé­ria­trique ou un hô­pi­tal lo­cal. Et ce­la même quand j’étais pré­sident de la CME. » de Jo­han Ce­sa ( PS) : « Les tra­vaux pré­pa­ra­toires du pro­jet mé­di­cal, aux­quels vous par­ti­ci­pez, an­noncent des me­sures très né­ga­tives pour l’offre de soins sur notre ter­ri­toire. 66 lits se­ront sup­pri­més sur les deux sites. À Feurs, il est pré­vu la fer­me­ture de dix lits pour la mé­de­cine B, l’hé­ber­ge­ment de la pé­ri­na­ta­li­té et une mo­di­fi­ca­tion de la prise en charge au ser vice d’ur­gence et du Smur la nuit. Ces an­nonces vont à l’en­contre des pro­messes que vous avez faites à la po­pu­la­tion de notre ter­ri­toire lors de la si­gna­ture de la fu­sion avec Mont­bri­son, il y a trois ans » , a­t­il lan­cé à l’en­contre du pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes.

« Le Centre hos­pi­ta­lier perd 13.000 € par jour »

Jean­Pierre Taite a ré­tor­qué : « Nous ne pra­ti­quons plus la mé­de­cine en 2016 comme en 1990 et l’hô­pi­tal va évo­luer. Je ne men­ti­rai pas aux gens. Le CHF perd 13.000 par jour. Vous croyez que ça va du­rer ? C’est l’Agence ré­gio­nale de san­té (ARS) qui dé­cide et je ne suis pas le mi­nistre de la San­té. Les mé­de­cins tra­vaillent sur un pro­jet mé­di­cal dif­fi­cile. Fai­sons leur confiance, j’ap­prou­ve­rai leur pro­jet. Et si vous avez des mé­de­cins qui veulent ve­nir à Feurs, en­voyez­les nous, s’est­il ex­cla­mé avant de conclure sur la ques­tion du Smur : « Il n’a ja­mais été ques­tion de fer­mer les ur­gences de nuit de mi­nuit à 6 heures, mais bien de les ré­amé­na­ger. »

Jean­Pierre Taite : « Je ne suis pas mi­nistre de la San­té »

CO­LÈRE.

Le Co­mi­té de sou­tien a ma­ni­fes­té si­len­cieu­se­ment au fond de la salle, la bouche re­cou­verte d’un spa­ra­drap.

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