Com­pé­tences et savoirs s’échangent contre des ga­lets

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Forez Sud -

Le Sel (Sys­tème d’échange lo­cal) des bords de Loire or­ga­nise tout au long de l’an­née des ren­contres. Mar ie­Thé­rèse et JeanC­laude Mas­sard, co­or­don­na­teurs à l’in­ten­dance, ex­pliquent en quoi consis­tait l’as­so­cia­tion.

Qu’est- ce que le Sel ? Il s’agit d’un ré­seau d’échanges sans ar­gent. C’est avant tout une his­toire de ser vice, un dé­pan­nage. Nous tro­quons des savoirs, des ser vices, des biens, des sor­ties, des loi­sirs dans un es­prit de convi­via­li­té et de so­li­da­ri­té. L’es­sen­tiel est la confiance en l’autre et les pro­fi­teurs sont ban­nis. Notre mon­naie vir­tuelle est le ga­let.

Quel est l’es­prit de votre as­so­cia­tion ? Le prin­cipe est simple : il ne doit pas y avoir d’ha­bi­tudes mais juste un fait ponc­tuel. Si un in­di­vi­du pos­sède des moyens, des com­pé­tences ou du temps, il peut ré­pondre aux be­soins d’un autre. Si vous avez mal au dos par exemple, vous ap­pe­lez quel­qu’un pour ra­mas­ser vos lé­gumes. Vous pou­vez aus­si prê­ter une per­ceuse ou ai­der à ren­trer du bois. Pour les ob­jets, la va­leur est éva­luée de gré à gré.

Y a-t-il une liste des par­ti­ci­pants ? Oui, nous ap­pe­lons ce­la le ca­ta­logue des res­sources. Tout se fait par in­for­ma­tique et par cour­rier pour les autres. Les adhé­rents ont un nu­mé­ro. Dans une sec­tion « offre », cha­cun pro­pose et ex­prime ce qu’il sait faire. Par exemple dans la sec­tion « de­mande » , il dé­crit ce qu’il vou­drait trou­ver, comme des ate­liers, des sor­ties, des lé­gumes du jar­din.

Comment ce­la se passe pour le « sé­liste » ? Dès son adhé­sion de 6 une fa­mille re­çoit une avance d’uni­tés de mon­naie vir­tuelle ap­pe­lée « ga­lets » . Comme pour son por­te­mon­naie en eu­ros, elle peut le dé­pen­ser ou le faire fruc­ti­fier mais en ga­lets. Pour as­su­rer l’équi­libre du s y s t è m e, le temps est comp­ta­bi­li­sé d’un com­mun ac­cord entre les par­ties. Une heure pas­sée est éva­luée à 60 ga­lets. Chaque adhé­rent pos­sède une feuille dite de ri­chesses qui per­met de no­ter ses échanges. Ce n’est pas for­cé­ment la même per­sonne q u i re n d l’ é q u i v a l e n t . L’ a v a n t a g e e s t q u e l’échange peut être com­pen­sé plus tard par un autre par­ti­cu­lier ins­crit au sein du même groupe.

Quelle dé­marche doit- il en­tre­prendre ? Les adhé­rents prennent con­tact di­rec­te­ment entre eux pour réa­li­ser un échange, un troc. Les feuilles de ri­chesses sont re­grou­pées par le comp­table du Sel qui en­re­gistre et vé­ri­fie. Chaque Sel est une as­so­cia­tion in­dé­pen­dante. Des ren­contres ap­pe­lés In­ter­Sel per­mettent de tis­ser des liens nou­veaux et fa­vo­ri­ser des rap­ports convi­viaux.

SYS­TÈME D’ÉCHANGE LO­CAL. Avec le sys­tème d’échange lo­cal, jeunes et moins jeunes peuvent échan­ger savoirs et com­pé­tences.

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