CCPSG : un rap­port alar­mant

Les condi­tions de travail sont par­ti­cu­liè­re­ment dé­gra­dées à la com­mu­nau­té de com­munes

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La Une - Lae­ti­tia Co­hen­det lae­ti­tia.co­hen­det@cen­tre­france.com

La com­mu­nau­té de com­munes a man­da­té le ca­bi­net Cô­té travail pour éta­blir un diag­nos­tic so­cial. Rap­port que s’est pro­cu­ré votre heb­do­ma­daire.

Le do­cu­ment met en lu­mière le pro­fond mal­être des agents alors que la mé­de­cine du travail tire la son­nette d’alarme.

Les conclu­sions de l’au­dit or­ches­tré à l’au­tomne 2015 au sein de l’in­ter­com­mu­na­li­té at­testent d’une am­biance délétère. La mé­de­cine du travail est in­quiète. Mor­ceaux choi­sis d’un rap­port ac­ca­blant.

Un pro­fond ma­laise ha­bite, de­puis des mois, les cou­loirs du Pays de Saint­Gal­mier. Mal être iden­ti­fié et dé­cor­ti­qué en fin d’an­née 2015 par le ca­bi­net Cô­té Travail. Les spé­cia­listes en san­té au travail ont com­pi­lé et com­mu­ni­qué leurs conclu­sions aux élus dé­but mars, ré­di­geant un diag­nos­tic so­cial maintes fois ci­té par les vice­pré­si­dents “mi­no­ri­taires” (et de­puis des­ti­tués de leurs fonc­tions), ju­geant la si­tua­tion ex­plo­sive. Qu’en es­til réel­le­ment ? Le Pays Fo­rez Coeur de Loire s’est pro­cu­ré le do­cu­ment. duels conduits au­près des élus et des membres du per­son­nel, l’en­quête met à jour « la cons­ti­tu­tion de clans avec d’un cô­té le DGS (di­rec­teur gé­né­ral des ser­vices, N.D.L.R.), cer­tains élus et quelques agents, et d’un autre une ma­jo­ri­té d’agents (dont les res­pon­sables de ser­vice) et quelques élus ».

« À la de­mande : “sur une échelle de 0 à 10 (0 une si­tua­tion par­ti­cu­liè­re­ment dé­gra­dée et 10 suf­fi­sam­ment confor­table, quelle note met­tez­vous ?”, sur le siège, la moyenne est au­des­sous de 2,5 ». Le rap­port cite en­core une « at­mo­sphère pe­sante per­çue même par les gens qui ne tra­vaillent pas sur place ».

Hy­per­ten­sion, troubles du som­meil…

Les ten­sions, gé­né­rées à tous les ni­veaux, ont de né­ces­saires consé­quences sur le travail. Le ca­bi­net pointe des « pro­cé­dures ex­ces­sives qui changent sans ar­rêt, trop com­pli­quées, une perte d’in­for­ma­tions, des lon­gueurs dans les dé­lais, des dos­siers qui n’avancent pas, sont re­pris et ren­dus, blo­qués, des in­ter­lo­cu­ teurs ex­té­rieurs qui ne com­prennent pas et des pro­blèmes qui s’ag­gravent ».

Le constat, né­faste au bon fonc­tion­ne­ment de l’in­ter­com­mu­na­li­té est tout aus­si alar­mant quant à la san­té des per­son­nels. Un cour­rier de la mé­de­cine du travail, ré­di­gé le 21 mars à l’in­ten­tion de la pré­si­dente et de son con­seil, en­fonce le clou : « Lors de la der­nière réunion, il avait été évo­qué la pos­si­bi­li­té de per­ma­nence de psy­cho­logues tous les quinze jours pour les agents qui le sou­haitent, re­late le pra­ti­cien char­gé du sui­vi de la CCPSG à Saint­Étienne. Ceci n’a pas été mis en place et je le re­grette. Nous sommes très in­quiètes pour la san­té des agents. Plus de 50 ren­dez­vous ont été don­nés de­puis plus d’un an, ce qui cor­res­pond à ce que nous pro­po­sons ha­bi­tuel­le­ment aux col­lec­ti­vi­tés de 100 agents (la CCPSG en compte une qua­ran­taine, N.D.L.R). Il y a éga­le­ment une aug­men­ta­tion du temps d’écoute né­ces­saire. De nom­breux in­di­ca­teurs de san­té sont né­ga­tifs (hy­per­ten­sion, dou­leurs ar­ti­cu­laires, troubles du som­meil…) ain­si qu’un ab­sen­téisme im­por­tant et l’alerte des mé­de­cins trai­tants. »

Le ca­bi­net a don­né quelques pistes d’ac­tion, dont cer­taines, comme le re­cru­te­ment d’un di­rec­teur gé­né­ral ad­joint « di­rec­te­ment en lien avec le per­son­nel de la com­mu­nau­té de com­munes alors que le DGS se concen­tre­ra sur les dos­siers liés à la ter­ri­to­ria­li­té » sont en place de­puis le con­seil du 29 mars.

Une note moyenne in­fé­rieure à 2,5/10 sur l’échelle du confort au travail

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.