La PEEP pri­vée de ma­ni­fes­ta­tion

La mo­bi­li­sa­tion pré­vue par la PEEP n’a pas eu lieu

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Montbrison -

La PEEP (pa­rents d’élèves de l’en­sei­gne­ment pu­blic) du col­lège Mario-Meu­nier a ten­té d’or­ga­ni­ser une ma­ni­fes­ta­tion sa­me­di 28 mai, contre la fer­me­ture des classes bi­langues pré­vue à la ren­trée sco­laire de 2017.

e plus gros col­lège de France se­rait­il donc me­na­cé de ne plus de­voir ac­cueillir d’élèves ger­ma­nistes dès la 6e à par­tir de sep­tembre 2017 ? Pro­ba­ble­ment (lire notre édi­tion de la se­maine der­nière). Une dé­ci­sion du rec­to­rat d’aca­dé­mie de Lyon qui est loin de ré­jouir la fé­dé­ra­tion des pa­rents d’élèves et les en­sei­gnants du col­lège mont­bri­son­nais, qui tentent de mon­trer les in­éga­li­tés ter­ri­to­riales et pointent les ef­fec­tifs en hausse.

Le sous-pré­fet in­ter­dit la ma­ni­fes­ta­tion

Bien dé­ci­dée à faire en­tendre sa voix, la PEEP avait dé­ci­dé d’or­ga­ni­ser une ma­ni­fes­ta­tion sa­me­di 28 mai, de­vant l’éta­blisse­ ment. Élus, élèves et en­sei­gnants avaient été pré­ve­nus…

Mais sa­me­di, rien de tout ce­la ne s’est dé­rou­lé, mal­gré « l’ac­cord ver­bal don­né par la sous­pré­fec­ture lors du dé­pôt du dos­sier ». Quelques heures avant le début de la ma­ni­fes­ta­tion, les res­pon­sables ont re­çu une in­ter­dic­tion de ma­ni­fes­ter car « la réa­li­té des dif­fi­cul­tés de cir­ cu­la­tion ren­con­trées tous les sa­me­dis, jours de mar­ché dans le centre­ville de Mont­bri­son se­rait in­com­pa­tible avec l’or­ga­ni­sa­tion de cet événement », a écrit le sous­pré­fet An­dré Ca­ra­va. Une dé­ci­sion dif­fi­ci­le­ment com­pré­hen­sible par les pro­ta­go­nistes alors que le col­lège est plu­tôt éloi­gné du centre­ville mont­bri­son­nais.

La PEEP n’était d’ailleurs pas la seule à être pré­ve­nue en der­nière mi­nute de l’an­nu­la­tion de la mo­bi­li­sa­tion puisque les par­ti­ci­pants ont ac­cueilli les hommes de la gen­dar­me­rie, ap­pe­lés pour veiller au bon dé­rou­le­ment de l’ac­tion… Eux non plus, semble­t­il, n’avaient pas été pré­ve­nus…

De nou­velles ac­tions

Dé­çus, les re­pré­sen­tants de la fé­dé­ra­tion des pa­rents d’élèves sont bien dé­ci­dés à ne pas bais­ser les bras. « Comme le lieu choi­si pour cette ma­ni­fes­ta­tion s’ins­crit dans le quar­tier ain­si per­tur­bé, se­lon le sous­pré­fet, la Peep in­vite à une nou­velle pro­po­si­tion pour cette re­quête ».

La PEEP semble dé­ter­mi­née à vou­loir faire per­du­rer l’al­le­mand en classe bi­langue, croyant fer­me­ment en l’ave­nir de la langue de Goethe. D’autres ac­tions pour­raient être or­ga­ni­sées dans les plus brefs dé­lais… si elles ne sont pas an­nu­lées au dernier mo­ment.

SO­PHIE PARSY ET JEN­NY LÉVÊQUES. Les re­pré­sen­tantes de la Peep au col­lège Mario-Meu­nier res­tent mo­bi­li­sées pour dé­fendre les classes bi­langues à la ren­trée sco­laire 2017.

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