L’in­ter­view de l’en­traî­neur Ch­ris­tophe Gal­tier

Au len­de­main du pre­mier match ami­cal des Verts, Ch­ris­tophe Gal­tier et son staff ont ef­fec­tué un court sé­jour d’in­té­gra­tion en Haute-Loire. En­tre­tien avec un en­traî­neur qui mêle ap­proches spor­tive et hu­maine.

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La Une - Pro­pos re­cueillis par Jé­ré­mie Sa­bot je­re­mie.sa­bot@cen­tre­france.com

Vous pas­sez deux jours au Cham­bon-sur-Li­gnon avec les staffs tech­nique, mé­di­cal et ad­mi­nis­tra­tif ? Quel est l’ob­jec­tif ?

Ce court sé­jour a été or­ga­ni­sé pour pré­pa­rer la sai­son que nous es­pé­rons longue. C’est aus­si un moyen de fa­ci­li­ter l’in­té­gra­tion de dif­fé­rentes per­sonnes qui sont ve­nues nous re­joindre, no­tam­ment un team ma­na­ger, Éric Blon­del, et mon nou­vel ad­joint, Re­né Lo­bel­lo. Nous avons pro­fi­té d’avoir un jour et de­mi pour nous dé­lo­ca­li­ser et nous re­trou­ver en­semble pour voir ce que nous pou­vons en­core amé­lio­rer dans notre mode de fonc­tion­ne­ment pour être plus per­for­mants cette sai­son.

L’an der­nier, nous sommes l’équipe à avoir joué le plus de matches après Pa­ris. Ce­la veut dire que nous pas­sons entre six et sept se­maines à jouer tous les trois jours. Ça de­mande beau­coup d’in­ves­tis­se­ment et d’éner­gie. Quelques fois, il peut y avoir des dys­fonc­tion­ne­ments liés à la sur­charge de tra­vail ou à l’ac­cu­mu­la­tion de la fa­tigue. C’est un constat que nous avons fait en­semble en fin de sai­son et nous avons dé­ci­dé de nous réunir pour amé­lio­rer notre fonc­tion­ne­ment, pour qu’il y ait le moins de pe­tits couacs dans notre or­ga­ni­sa­tion.

Ce stage vous per­met de ne né­gli­ger au­cun dé­tail dans votre pré­pa­ra­tion…

Nous tra­vaillons sur des dé­tails oui. Il faut or­ga­ni­ser des dé­pla­ce­ments, pré­voir des cré­neaux ho­raires pour que nos joueurs puissent ré­cu­pé­rer et être entre les mains de notre staff mé­di­cal. Nous avons une charge de tra­vail im­por­tante. Les 35 heures, ce n’est pas pour nous et une fois que la sai­son est par­tie, on est ob­nu­bi­lé par la com­pé­ti­tion et l’obli­ga­tion de ré­sul­tats. C’est dif­fi­cile de rec­ti­fier les choses quand c’est par­ti. Il faut bien po­ser les bases même si on sait que tout au long de la sai­son, nous de­vrons nous adap­ter à des si­tua­tions im­pré­vues.

Beau­coup de dé­parts et d’ar­ri­vées sont an­non­cés pour cette in­ter­sai­son. Peut-on par­ler d’un nou­veau cycle qui s’en­clenche ?

C’est un nou­veau cycle dans la me­sure où des joueurs en fin de contrat nous ont quit­tés. Je pense no­tam­ment à Jo­na­than Bri­son et à Fran­çois Clerc qui ont fait par­ti de ces joueurs cadres qui ont ra­me­né un tro­phée à l’AS Saint­Étienne (la Coupe de la Ligue en 2013, N.D.L.R.) et qui ont per­mis au club d’être eu­ro­péen quatre sai­sons d’af­fi­lée.

Il faut ra­jeu­nir l’ef­fec­tif et je vais en­ta­mer, quant à moi, ma sep­tième sai­son à la tête de l’équipe. Au­to­ma­ti­que­ment, il faut re­nou­ve­ler l’ef­fec­tif sur le­quel nous avons beau­coup « ti­ré » ces deux der­nières sai­sons avec 53 et 55 matches. Mais, il faut aus­si le re­nou­ve­ler pour que mon dis­cours passe tou­jours, même si j’es­saie de faire en sorte de ne pas tom­ber dans une rou­tine. Quand ce­la fait 5­6 ans que l’on tra­vaille 24 heures sur 24 avec les mêmes joueurs, il peut y avoir une usure.

En terme de re­cru­te­ment, vous sem­blez avoir des cri­tères spor­tifs mais être aus­si at­ta­ché au com­por­te­ment ?

(Il coupe) L’hu­main est à la base de la réus­site. C’est un sport col­lec­tif mais je reste convain­cu que l’hu­main est au coeur de la réus­site.

De­puis plu­sieurs an­nées, votre club ob­tient de bons ré­sul­tats, avec la coupe d’Eu­rope à la clé. Peut-on en­core fran­chir un pa­lier à Saint-Étienne ?

Il faut le croire en tout cas. Le croire ne vous ga­ran­tit pas d’y ar­ri­ver, ne pas le croire ça vous ga­ran­tit l’échec.

Vous avez joué votre pre­mier match de pré­pa­ra­tion contre Cler­mont-Fer­rand (vic­toire 3 buts à 1, N.D.L.R.) avec Ke­vin Constant à l’es­sai. En avez-vous ti­ré des en­sei­gne­ments ?

Nous étions sur un match de re­prise. Pour Ke­vin Constant, je dois dis­cu­ter avec lui, nous sommes dans la ré­flexion. Ça reste un pre­mier match avec 45 mi­nutes de jeu pour cha­cun des joueurs. Nous com­men­çons juste à po­ser les bases de ce à quoi doit res­sem­bler l’équipe.

La presse évoque l’ar­ri­vée im­mi­nente de Jé­ré­my Pied…

C’est loin d’être fait, très loin d’être fait. Jé­ré­my Pied est aus­si en dis­cus­sion avec d’autres clubs.

À l’heure ac­tuelle (l’en­tre­tien a été réa­li­sé di­manche 3 juillet,

N.D.L.R.), Bryan Da­bo est la seule re­crue of­fi­cielle. Qu’at­ten­dez-vous de lui ?

C’est un joueur qui a beau­coup de po­ten­tiel. Je l’ai ren­con­tré. C’est un gar­çon struc­tu­ré sur le plan in­tel­lec­tuel. Il a connu une ex­pé­rience de quelques mois en An­gle­terre, peu­têtre un peu trop tôt pour lui. Il a un pro­fil qui peut s’ex­por­ter. Il faut qu’il soit bon avec nous, si un jour il veut fran­chir une autre étape.

« Nous avons une charge de tra­vail im­por­tante. Les 35 heures, ce n’est pas pour nous » Il faut re­nou­ve­ler et ra­jeu­nir l’ef­fec­tif sur le­quel nous avons beau­coup « ti­ré »

Nous sommes en plein Eu­ro, suivez-vous l’équipe de France ?

Moi, je suis bleu­blanc­rouge. Je ne peux pas dire que la France est fa­vo­rite de­puis le dé­but mais c’est l’équipe que je sup­porte contre vents et ma­rées, quel que soit le sé­lec­tion­neur. Et en­core plus quand c’est Di­dier (Des­champs, N.D.L.R.) car nous nous connais­sons très très bien. Je suis sup­por­ter de l’équipe de France et le dra­peau est quelque chose d’im­por­tant pour moi.

STA­BI­LI­TÉ. Ch­ris­tophe Gal­tier va en­ta­mer sa sep­tième sai­son à la tête des Verts de­puis sa no­mi­na­tion, en dé­cembre 2009.

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