Un ren­dez-vous de­ve­nu in­con­tour­nable

À par­tir de di­manche, 64 pê­cheurs vont pra­ti­quer leur pas­sion du­rant 96 heures

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Forez Sud - Mo­nique Per­bet

Des pois­sons, un cadre très agréable, de la tech­no­lo­gie et, cha­cun l’es­père, des re­cords… L’en­du­ro de la carpe est un mo­ment très at­ten­du.

Àl’aube de son tren­tième an­ni­ver­saire, le Club car­piste 42 re­met le cou­vert et or­ga­nise, du 31 juillet au 4 août, un nou­vel en­du­ro de pêche à la carpe.

L’évé­ne­ment, d’une du­rée de 96 heures non­stop, au­ra pour dé­cor les bords de Loire et ses étangs où sont concen­trés de beaux pois­sons. Une bonne rai­son pour qu’ar­rivent de toute la France 64 pê­cheurs ré­par­tis dans 32 équipes de deux. Tous connaissent très bien la ma­ni­fes­ta­tion qui a ac­quis ces der­nières an­nées ses lettres de no­blesse.

L’en­du­ro de la carpe d’An­dré­zieux­Bou­théon est en ef­fet le plus an­cien de France, évo­qué dans de nom­breuses re­vues ha­ lieu­tiques. Le pré­sident de la sec­tion carpe du Gar­don fo­ré­zien­Truite bon­son­naise, Laurent Mi­chal­let (en rouge sur la

pho­to), et toute son équipe, sont pa­rés pour don­ner le coup d’en­voi.

Mé­con­nue il y a quelques an­nées, la pêche à la carpe gagne en no­to­rié­té et s’ap­prête à de­ve­nir le fleu­ron d’une ac­ti­vi­té très pri­sée, car mo­derne. Elle per­met aux amou­reux de carpes et de na­ture d’as­sou­vir leur pas­sion plu­sieurs jours du­rant, sans in­ter­rup­tion. Bien ins­tal­lés sur la berge, les car­pistes peuvent dor­mir à l’abri dans leur toile de tente ap­pe­lée biwy, sur de bons lits de camp et sans au­cun bruit. Des dé­tec­teurs de touches élec­tro­niques, à la pointe de la tech­no­lo­gie, sont là pour les aver­tir de l’ar­ri­vée d’un pois­son lors de leur som­meil.

Chaque pois­son, qu’il s’agisse d’une carpe com­mune, mi­roir ou amour­blanc fe­ra l’ob­jet de mille et une at­ten­tions. Un ma­te­las et un sac sont là pour la réception. Après la pe­sée, une séance pho­to se­ra de ri­gueur, avant une re­mise à l’eau obli­ga­toire. Ce geste, ap­pe­lé no­kill (ne pas tuer), est une at­ti­tude spor­tive en­vers son ad­ver­saire ar­ri­vée d’outre­manche il y a une ving­taine d’an­nées. En cas de bles­sure voire de dé­cès d’un pois­son, l’équipe né­gli­gente se­ra ex­clue du clas­se­ment.

Lors de chaque édi­tion, plus de deux tonnes de carpes sont cap­tu­rées puis ren­dues à leur mi­lieu na­tu­rel. La prise de grosses carpes n’est pas rare (lire ci­des­sous) et laisse les spec­ta­teurs béats et stu­pé­faits d’ad­mi­ra­tion. Car l’en­du­ro est aus­si un spec­tacle.

Une ac­ti­vi­té très pri­sée et très mo­derne

PAS­SION. La pêche à la carpe, de plus en plus mo­derne, at­tire de nom­breux amou­reux de la na­ture.

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