L’art de re­naître de ses cendres

En som­meil pen­dant un temps, il est au­jourd’hui l’or­ga­ni­sa­teur d’un évé­ne­ment in­con­tour­nable

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale - Ju­lien Gar­don

Tout au long de l’été, Le Pays Fo­rez-Coeur de Loire met en lu­mière le tra­vail des co­mi­tés des fêtes du ter­ri­toire, ac­teurs ma­jeurs de la vie des vil­lages. Cette se­maine, coup de pro­jec­teur sur les bé­né­voles de Cleppé.

is en som­meil pen­dant un temps au dé­but des an­nées 2000, le Co­mi­té des fêtes de Cleppé s’est de­puis re­fait une belle san­té. Sous la hou­lette de Ber­trand Cha­zot, alors pré­sident, de Mi­chael Bailly, vice­pré­sident de l’époque, et d’Étienne Del­lesse, pro­duc­teur de groupes mu­si­caux chez Ca­rotte pro­duc­tion, le co­mi­té est même à l’ori­gine d’un évé­ne­ment ar­tis­tique de­ve­nu in­con­tour­nable sur le ter­ri­toire. les bé­né­voles de la bi­blio­thèque exis­tant dé­jà, un concept s’est im­po­sé aux yeux des membres du nou­veau co­mi­té : Les Arts s’en mêlent, où se cô­toie­raient, tous les der­niers week­ends du mois d’août, les arts sous dif­fé­rentes formes. Les peintres gardent ain­si leur pleine place au coeur du vil­lage pour ex­po­ser leurs oeuvres, tan­dis qu’une grande scène ac­cueille dif­fé­rents groupes deux jours du­rant. Le tout dans un cadre « pré­des­ti­né », au pied de la tour de l’an­cien châ­teau des ducs du Fo­rez, dans « un cadre vrai­ment sym­pa ».

« Un vil­lage dy­na­mique »

Forte de ce pos­tu­lat de dé­part, dans « un vil­lage dy­na­mique qui dis­pose de beau­coup d’as­so­cia­tions avec les­quelles nous tra­vaillons », une nou­velle équipe se met ra­pi­de­ment en place. « Ber­trand Cha­zot étant d’ici, c’est lui qui a na­tu­rel­le­ment pris la pré­si­dence du nou­veau bu­reau, ex­plique Mi­chael Bailly. Moi, je n’ha­bi­tais là que de­puis trois mois en­vi­ron, mais je me suis fait al­pa­guer », plai­sante l’ac­tuel pré­sident. L’in­té­gra­tion du nou­veau co­mi­té des fêtes avec le ren­dezvous des peintres de Bi­blio’Clep doit donc créer une nou­velle dy­na­mique, met­tant en avant plu­sieurs groupes lo­caux « pas très chers, que l’on aide ain­si à se dé­ve­lop­per ».

De­puis, « nous sommes mon­tés en puis­sance, mais notre ma­ni­fes­ta­tion est tou­jours res­tée gra­tuite, de sorte qu’elle soit ac­ces­sible au plus grand nombre. Mais pour ce­la, il nous a fal­lu être ju­di­cieux. » En fai­sant no­tam­ment ap­pel à Ca­rotte pro­duc­tion, qui dis­pose d’un bon ré­seau dans le mi­lieu mu­si­cal, « même si nous choi­sis­sons tou­jours les groupes en­semble », et qui s’oc­cupe de la tech­nique, no­tam­ment de la so­no­ri­sa­tion.

Évi­dem­ment, il n’y a pas de fête réus­sie sans un re­pas. Et là en­core, le Co­mi­té des fêtes de Cleppé a su évo­luer. « Au dé­but, nous pro­po­sions un pla­teau­re­ pas clas­sique, puis nous avons sou­hai­té chan­ger en fai­sant du co­chon à la broche ou des moules­frites en plus du snack dis­po­nible en per­ma­nence. » Autre chan­ge­ment no­table de­puis la créa­tion des Arts s’en mêlent, des ar­tistes de rue in­vi­tés ces trois der­nières an­nées ain­si qu’un mar­ché d’art d’une tren­taine d’ex­po­sants le di­manche.

Un concept s’est im­po­sé aux yeux des membres du co­mi­té des fêtes

La « ba­garre des af­fiches »

« Au­jourd’hui, c’est un concept qui marche bien. Nous fai­sons une grosse cam­pagne d’af­fi­chage et un fes­ti­val re­con­nu dans tout le dé­par­te­ment », pour­suit Mi­chael Bailly, pour qui il s’agit d’« une chance que le Fo­rez­ti­val de Tre­lins ait lieu le wee­kend du 15 août plu­tôt qu’en même temps que le nôtre comme ce­la était le cas au­pa­ra­vant. De­puis, nous avons plus de monde et nous res­tons en vie. Mais il est vrai qu’à un mo­ment, il y avait une vraie ri­va­li­té, une “ba­garre des af­fiches”. » Mais au fi­nal, « nous sommes tou­jours mon­tés en puis­sance, mal­gré des an­nées dif­fi­ciles. » La ré­sur­rec­tion du co­mi­té des fêtes de­vait en pas­ser pas là.

En 15 ans, nous avons créé quelque chose de vrai­ment bien et je sou­haite que ce­la conti­nue. Donc je res­te­rai im­pli­qué.

De quelle ma­nière ? C’est une ma­ni­fes­ta­tion qui ne dure que trois jours mais qui s’or­ga­nise du­rant toute l’an­née. C’est de plus en plus dur de trou­ver des gens, no­tam­ment des jeunes, qui sou­haitent s’in­ves­tir. Néan­moins, nous pou­vons comp­ter sur une tren­taine de bé­né­voles.

Quel rôle pen­sez-vous jouer ? Sans des struc­tures comme la nôtre, il n’y au­rait plus rien dans les pe­tits vil­lages, où il s’agit de s’en­trai­der. Au co­mi­té,

De­puis trois ans, les ar­tistes de rue sont de la fête

nous in­ves­tis­sons tout le peu d’argent que nous ga­gnons, comme par exemple dans un lave­verre. Et comme nous sommes sub­ven­tion­nés, il est bien nor­mal que nous le prê­tions aux as­so­cia­tions du vil­lage. De la même ma­nière que nous em­prun­tons nous aus­si des choses, pour que les gens passent un bon mo­ment à Cleppé.

CO­MI­TÉ DES FÊTES. À Cleppé, une tren­taine de bé­né­voles par­ti­cipent à l’or­ga­ni­sa­tion de Les Arts s’en mêlent.

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