Pour­quoi une par­tie des tra­vaux de l’été 2015 a dû être re­faite

La rue Tupinerie est en tra­vaux… des deux cô­tés. La faute à « une mau­vaise ré­ac­tion chi­mique »

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La Une - Rodolphe Mon­ta­gnier rodolphe.mon­ta­gnier@cen­tre­france.com

La rue Tupinerie est en chan­tier des deux cô­tés alors qu’ini­tia­le­ment la se­conde tranche de tra­vaux pré­voyait une ré­fec­tion que sur les nu­mé­ros im­pairs. En fait, Eif­fage a dû re­prendre, à sa charge, une cen­taine de mètres de bé­ton désac­ti­vé af­fec­té par un pro­blème.

Par­mi la foule qui fré­quente le mar­ché du sa­me­di ma­tin à Mont­bri­son, plu­sieurs per­sonnes ont consta­té que la sous­pré­fec­ture de la Loire n’échap­pait pas, comme bon nombre de com­munes de la Loire et même de France, aux tra­vaux d’été. Qui pour­rait contes­ter cette im­pla­cable lo­gique qui fait que les mu­ni­ci­pa­li­tés ini­tient des chan­tiers qui sus­citent im­man­qua­ble­ment quelques désa­gré­ments au mo­ment où leurs ré­si­dents sont en va­cances, par­fois loin du Fo­rez ?

« Une mau­vaise ré­ac­tion chi­mique »

Quelques­uns de ces vi­si­teurs du sa­me­di ont aus­si re­mar­qué que le chan­tier de la rue Tupinerie af­fi­chait une ca­rac­té­ris­tique inat­ten­due : la ré­no­va­tion du prin­ci­pal axe com­mer­cial de Mont­bri­son s’ef­fec­tue des deux cô­tés alors qu’ini­tia­le­ment, cette se­conde phase de tra­vaux ne de­vait concer­ner que les nu­mé­ros im­pairs, c’est­à­dire ceux si­tués à droite de la route qui mène de la rue Notre­Dame au bou­le­vard de Cha­vas­sieu. L’autre cô­té, ce­lui des nu­mé­ros pairs, a ef­fec­ti­ve­ment été trai­té du­rant l’été 2015.

L’ex­pli­ca­tion est simple : l’en­tre­prise qui a réa­li­sé l’en­ro­bé lors de l’élar­gis­se­ment des trot­toirs de l’an pas­sé a dû se ré­ soudre à re­prendre une par­tie des tra­vaux me­nés l’an pas­sé. Le bé­ton désac­ti­vé, un pro­duit qui de­mande une maî­trise tech­nique (lire ci­des­sous), a été af­fec­té par « une mau­vaise ré­ac­tion chi­mique ». Les tech­ni­ciens de la Ville se sont aper­çus que les gra­nu­lats n’avaient pas suf­fi­sam­ment été pris dans le bé­ton et par­taient as­sez fa­ci­le­ment. Aler­té, Eif­fage, le don­neur d’ordre qui avait ob­te­nu ce mar­ché, a de­man­dé au sous­trai­tant qui avait réa­li­sé cet en­ro­bé, de re­prendre ce chan­tier.

Au­cun coût sup­plé­men­taire

Sont concer­nés 110 m li­néaires entre les rues Notre­Dame et d’Éco­tay sur une sur­face to­tale de 220 m². Sans au­cun frais pour la mu­ni­ci­pa­li­té puis­qu’Eif­fage prend tout à sa charge. Seule ombre au ta­bleau, le désa­gré­ment cau­sé à la quin­zaine de com­mer­çants concer­nés. Voi­là pour­quoi il a été dé­ci­dé, après concer­ta­tion avec les gé­rants et les pro­prié­taires de bou­tiques, d’ef­fec­tuer cette reprise en même temps que la se­conde tranche de tra­vaux pré­vus entre le 4 juillet et le 26 août. Plu­sieurs en ont d’ailleurs pro­fi­té pour prendre quelques va­cances bien que tous les pas­de­porte res­tent ac­ces­sibles.

L’ex­pé­rience ac­quise l’été der­nier ­ par tous les ac­teurs, ou­vriers, com­mer­çants, au­to­mo­bi­listes, pié­tons… ­ offre une plus grande maî­trise de cette se­conde phase de tra­vaux même si la grogne, in­évi­table, est par­fois pré­sente, ici où là…

RUE TUPINERIE. La cir­cu­la­tion des vé­hi­cules et le sta­tion­ne­ment sont ponc­tuel­le­ment stop­pés, en fonc­tion de l’avan­cée du chan­tier me­né du­rant l’été.

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