Un illustre Mont­bri­son­nais mé­con­nu

Zoom sur Vic­tor de La­prade aux Plumes fo­ré­ziennes

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Montbrisonnais -

Son nom est fa­mi­lier de tout Mont­bri­son­nais grâce à un col­lège, une rue, une mai­son ain­si qu’une sta­tue de bronze au jar­din d’Al­lard. Mais que sait-on de Vic­tor de La­prade ?

Vic­tor de La­prade est évo­qué dans Les Plumes fo­ré­ziennes, un spec­tacle pro­po­sé chaque mer­cre­di par l’Of­fice du tou­risme Loire­Fo­rez.

Dans la nuit du 13 jan­vier 1812, Vic­tor vient au monde dans la mai­son si­tuée à l’angle de l’ac­tuelle rue Vic­tor­de­La­prade et de la rue Mar­tin­Ber­nard. Il y passe une en­fance choyée et heu­reuse entre son père mé­de­cin, sa mère et ses deux aïeules. Mais avant ses huit ans, le voi­là mal­heu­reux pen­sion­naire du col­lège Royal de Lyon, une pri­son entre grilles, pla­tanes et mu­railles, où il passe dix ans, en­tre­cou­pés de trop brèves va­cances. Cette pé­nible pé­riode lui ins­pi­re­ra plus tard L’En­fance ho­mi­cide.

Ré­vo­qué de l’Uni­ver­si­té en 1861

Pro­mis par l’hé­ré­di­té à une car­rière mé­di­cale, sa sen­si­bi­li­té de poète l’en éloigne et on l’en­voie étu­dier le droit en Pro­vence puis à Lyon pour être avo­cat. Mais bien vite, il dé­laisse le bar­reau pour sa pas­sion, la poé­sie.

Nom­mé pro­fes­seur de lettres à la fa­cul­té de Lyon à par­tir de 1847, Vic­tor a trou­vé sa voie et il est ap­pré­cié des étu­diants. Poète ta­len­tueux et re­con­nu, il est élu à l’Aca­dé­mie fran­çaise en 1858. Mais sa cri­tique du Se­cond Empire lui at­tire les foudres im­pé­riales : il est ré­vo­qué de l’Uni­ver­si­té en 1861.

Dès lors, Vic­tor de La­prade se consacre à l'écri­ture de ses plus beaux ou­vrages dont Per­nette, idylle hé­roïque qui se dé­roule en Haut­Fo­rez. Pour rai­sons de san­té, il laisse son siège de dé­pu­té du Rhône en 1873 et dé­cède en 1883.

STA­TUE. Vic­tor de La­prade, au jar­din d’Al­lard.

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