Pour ani­mer le vil­lage, le co­mi­té a le coeur en fête de­puis 30 ans

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Pays D'astrée -

À l’oc­ca­sion de la grande fête au vil­lage, le co­mi­té des fêtes cé­lé­bre­ra ce week­end son tren­tième anniversaire. Trente an­nées que l’as­so­cia­tion se donne à fond pour ani­mer le vil­lage dans le res­pect des tra­di­tions lo­cales. An­drée Des­jar­din et Li­li Brouiller ra­content le dé­but de l’his­toire.

Par­quet en bois et toit en bâche

Au­pa­ra­vant, des fêtes étaient or­ga­ni­sées dans les ha­meaux, comme la Saint Jean aux villages des Mon­tagnes, ou à Cha­zelles en août. À la fin des an­nées 60, le co­mi­té de la Fnaca lance la fête à Saint­Laurent, le week­end sui­vant la Saint Laurent. L’épouse d’Ed­mond Des­jar­din se rap­pelle : « On met­tait un par­quet en bois de­vant le bar­épi­ce­rie Chez Cha­broud, avec un pe­tit toit en bâche. Jo­jo Ge­non jouait de l’ac­cor­déon. »

Vic­time de la mé­téo

La jour­née, il y a des jeux tra­di­tion­nels : tir à la corde et jeux de pêche. Mais il pleut sys­té­ma­ti­que­ment et l’an­née 1976 marque la fin de cette pre­mière aven­ture : c’est la sé­che­resse, et un énorme orage éclate sur la fête, en­dom­ma­geant les ins­tru­ments de l’or­chestre. Les or­ga­ni­sa­teurs sont alors dé­mo­ti­vés.

La bu­vette fait la re­nom­mée du co­mi­té

Dix ans plus tard, une équipe re­lance l’af­faire et crée le Co­mi­té des fêtes. La pre­mière fête a lieu place de l’Église, au coeur du bourg, sous le so­leil. Jeux in­ter­ha­meaux, dé­fi­lé des en­fants, pêche à la truite et stand de tir sont les prin­ci­pales ani­ma­tions. Les bals ont lieu dans une ca­bane bleue en bois.

En 1987, la fête est dé­pla­cée sur la grande place en contre­bas de l’église, entre la dé­par­te­men­tale et la ri­vière le Ci­bou­let. C’est là que se­ra cons­truite la salle des fêtes, inau­gu­rée en 1993. En 1988, le co­mi­té fait ve­nir le groupe folk­lo­rique lan­dais des Lous Gouyats de l’Adou avec ses échas­siers.

La grande bu­vette en bois est sciée et mise en place dès 1987 : longue de 10 mètres, elle fait en­core au­jourd’hui la re­nom­mée de la ma­ni­fes­ta­tion. L’équipe compte sur plu­sieurs pi­liers, la plu­part ar­ti­sans, tous in­gé­nieux et l’es­prit joueur, comme Pier­rot Gau­dard qui a su­per­vi­sé la construc­tion de la bu­vette et sa ré­no­va­tion en 2006. Quin­quin et Mau­rice ont mon­té et ani­mé leur stand de tir, cé­lèbre les pre­mières an­nées. Quelques ar­tistes mettent en scène des pres­ta­tions lo­cales ap­pré­ciées : les Ci­bou­lettes, ma­jo­rettes mas­cu­lines, ont été l’at­trac­tion ma­jeure pen­dant plu­sieurs an­nées.

Des ac­ti­vi­tés phares

Pour Da­nièle Brouiller, ber­cée dans le co­mi­té des fêtes, les jeux in­ter­vil­lages étaient la spé­ci­fi­ci­té de la fête : au dé­part or­ga­ni­sés entre les ha­meaux, ils fai­saient par­ti­ci­per toutes les gé­né­ra­tions.

Avec le re­pas et le feu d’ar­ti­fice du di­manche, la dis­tri­bu­tion des brioches le sa­me­di est un mo­ment phare : elle per­met aux équipes d’al­ler à la ren­contre des mai­sons, où l’ac­cueil est très gé­né­reux.

L’an­née 1999 marque le point d’orgue des fes­ti­vi­tés : le co­mi­té fait ve­nir le fu­nam­bule sté­pha­nois Hen­ry’s, de re­nom­mée in­ter­na­tio­nale. La fête at­tire plus de 10.000 spec­ta­teurs, et marque le dé­but d’une nou­velle ère avec des ani­ma­tions ori­gi­nales : bap­têmes de l’air en hé­li­co­ptère, ten­ta­tive de re­cord du monde de la che­nille, ty­ro­lienne géante, com­bats de su­mos, spec­tacles d’ours, de ra­paces, chars fleu­ris…

L’ar­ri­vée du bi­ath­lon Lou-Saint-Lu­rein

En 2005, le co­mi­té pré­si­dé par Jé­ré­mie Re­boux lance le bi­ath­lon de LouSaint­Lu­rein : deux par­ties de pé­tanque sui­vies de deux par­ties de be­lote. La for­mule est tou­jours en place. C’est aus­si l’ar­ri­vée des ar­ro­soirs à la bu­vette pour ser­vir la bière pres­sion. Puis, dès 2006, la soupe aux choux du Bom­bé est ser­vie le di­manche ma­tin, pré­pa­rée par le maire.

En 2014, le chan­teur Nu­no Re­sende, fi­na­liste de l’émis­sion The Voice, fait trem­bler le pu­blic. Des ar­tistes viennent d’An­gle­terre ou de Suisse.

Au­jourd’hui, l’or­ga­ni­sa­tion est ro­dée mais né­ces­site tou­jours au­tant d’éner­gie, avec plus d’une cen­taine de bé­né­voles. Le co­mi­té des fêtes compte sur ses an­ciens et mo­tive les plus jeunes pour as­su­rer son ave­nir. Comme dans la chan­son de SaintLaurent écrite par An­dré Re­boux : « À Saint­Laurent, on a tou­jours le coeur en fête ! »

MA­JO­RETTES. Les Ci­bou­lettes, ma­jo­rettes lo­cales, ont ani­mé plu­sieurs fêtes au vil­lage.

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