Les Cra­zy Dun­kers, tou­jours plus haut

Les bas­ket­teurs acro­ba­tiques fo­ré­ziens conti­nuent à pré­sen­ter leur spec­tacle à tra­vers le monde

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Forez Est - Jean-Fran­çois Vernet jean-francois.vernet@cen­tre­france.com

S’ils n’ont pas été re­te­nus aux Jeux olym­piques de Rio, les Cra­zy Dun­kers ont tou­te­fois un programme es­ti­val bien char­gé. Avec en point d’orgue la ve­nue de la star du basket fran­çais To­ny Par­ker, le 9 sep­tembre, à Veauche.

Qui, dans la Loire, n’a pas en­ten­du par­ler des Cra­zy Dun­kers ? Ces fous vo­lants, ama­teurs de sen­sa­tions fortes et pro­fes­sion­nels du basket acro­ba­tique ont fait ré­son­ner leur nom bien au­de­là des fron­tières li­gé­riennes, fran­çaises et même eu­ro­péennes de­puis leur créa­tion en 1997.

Les acro­bates fo­ré­ziens ont même par­ti­ci­pé aux trois der­nières édi­tions des Jeux olym­piques à Athènes en 2004, Pé­kin en 2008 et Londres en 2012. Ils ne sont hé­las pas du dé­pla­ce­ment à Rio pour ces Olym­piades 2016. Li­lian Mar­ti­non, qui as­sure la par­tie tech­nique et les entraînements des Cra­zy Dun­kers avec son frère Willy, ne cache pas son amer­tume : « Bien sûr que nous sommes dé­çus. Nous au­rions ai­mé être de la fête au Bré­sil. Mais il faut re­la­ti­vi­ser car la rai­son, c’est qu’il n’y avait pas de basket acro­ba­tique pré­vu pen­dant les mi­temps des matches, faute de bud­get. À Londres, par exemple, nous étions en concur­rence avec les meilleurs groupes mon­diaux et nous avions été re­te­nus. »

Les acro­bates fo­ré­ziens ne res­tent pas cloués au sol pour au­tant. Les dates d’ex­hi­bi­tions ont noir­ci les agendas de cette bande com­po­sée de sept pro­fes­sion­nels et de huit membres ama­teurs. « Il faut être suf­fi­sam­ment nom­breux car nous avons par­fois deux shows à as­su­rer le même week­end et il faut pou­voir pal­lier aux bles­sures », sou­ligne Li­lian Mar­ti­non. Les Py­ré­nées, le Puy­de­Dôme et, ven­dre­di 9 sep­tembre, une ex­hi­bi­tion toute par­ti­cu­lière à Veau­ che, en pré­sence du me­neur de jeu de l’équipe de France de basket et des San An­to­nio Spurs, To­ny Par­ker. Un sa­cré tour de force réus­si par les Cra­zy Dun­kers grâce à un carnet d’adresses qui s’est en­ri­chi au gré des voyages et des ren­contres. « Sa­muel Tillon, un des gé­rants d’Xtrêm agen­cy, qui gère les Cra­zy Dun­kers, connaît énor­mé­ment de monde. C’est à lui qu’on doit la ve­nue de To­ny Par­ker à Veauche. Ce se­ra un grand mo­ment, sur­tout si la France brille pen­dant les Jeux olym­piques et qu’elle ra­mène une mé­daille », lance Li­lian Mar­ti­non qui, à 38 ans, est loin d’être las­sé par cette aven­ture ex­traor­di­naire qui lui a per­mis de faire plu­sieurs fois le tour du monde. « Nous avons vi­si­té plus de cin­quante pays. C’est énorme. Notre rêve ul­time, ce­lui que nous n’avons pas en­core réa­li­sé, c’est de faire un show pour une fi­nale NBA ou un All star game aux États­Unis. »

Deux centres de for­ma­tion pour in­té­grer le groupe

Pré­sent au sein du groupe de­puis 2002, Li­lian Mar­ti­non est bien conscient qu’un jour ou l’autre, le phy­sique le rat­tra­pe­ra, tout comme ce­lui de son frère, d’un an son aî­né. Mais il compte bien re­pous­ser la date fa­ti­dique de la re­traite le plus loin pos­sible. « Avec l’âge, on s’adapte. Nous tra­vaillons plus les passes et nous lais­sons les jeunes sauter », sou­rit­il. Ces jeunes, il les re­crute grâce à deux centres de for­ma­tion bien ro­dés : les Aigles du Fo­rez, le « ber­ceau » des Cra­zy Dun­kers, ba­sé à Feurs, et les Ov­ni’s, ins­tal­lés à Cler­mont­Ferrand. « Ils ar­rivent quand ils ont 12 ou 13 ans. Ce­la se fait sur­tout par le bouche­ào­reille. C’est jeune, mais in­té­grer le groupe des Cra­zy Dun­kers de­mande des heures et des heures d’en­traî­ne­ment », ga­ran­tit­il. Dif­fi­cile d’en dou­ter une fois qu’on a vu l’un de leurs spec­tacles…

« Notre rêve ul­time, faire un show pour une fi­nale NBA ou un All star game »

PHOTO DR

VOYA­GEURS. Les Cra­zy Dun­kers ont vi­si­té plus de cin­quante pays de­puis leur créa­tion en 1997.

PHOTO MAR­TIAL MOR­VAN

SPEC­TA­CU­LAIRE. La py­ra­mide hu­maine, l’une des fi­gures les plus im­pres­sion­nantes.

CHAUD. Les acro­bates vont même jus­qu’à pas­ser à tra­vers un cer­ceau en­flam­mé.

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