À la dé­cou­verte des Indes à mo­to avec le Bal­do­mé­rien Guillaume Es­cot

Guillaume Es­cot tra­vaille pour un voya­giste qui pro­pose des sé­jours en Asie en Royal En­field

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La Une - Rodolphe Mon­ta­gnier rodolphe.mon­ta­gnier@cen­tre­france.com Ren­sei­gne­ments. www.vin­ta­ge­rides.com

Guillaume Es­cot avait peu voya­gé avant de se lan­cer à l’as­saut du globe. Après un tour du monde, le Bal­do­mé­rien a po­sé ses va­lises à New Del­hi, ca­pi­tale d’une Inde à par­tir de la­quelle il pro­pose des sé­jours au gui­don d’une des plus an­ciennes marques de mo­tos du monde.

Guillaume Es­cot compte les jours. Non pas que ce Bal­do­mé­rien n’ap­pré­cie pas de sé­jour­ner sur ses terres na­tales, au­près de ses pa­rents et de ses trois soeurs, mais sa vie, au­jourd’hui, est à quelque 6.500 km du Fo­rez. Et s’il est en­core « blo­qué » à Saint­Gal­mier en cet été 2016, c’est qu’il at­tend le re­nou­vel­le­ment de son vi­sa de tra­vail an­nuel.

Au gui­don d’un deux roues de lé­gende

Le temps de la bu­reau­cra­tie ne s’écoule pas à la même vi­tesse que ce­lui de ce tren­te­naire qui, après avoir par­cou­ru la pla­nète lors d’un tour du monde, en 2011, s’est ins­tal­lé à New Del­hi, ca­pi­tale d’une Inde aus­si mys­té­rieuse que ma­gique, grouillante, at­ti­rante et re­pous­sante à la fois. Voi­là un an et de­mi qu’il tra­vaille pour Vin­tage rides, un voya­giste co­fon­dé par un jeune Fran­çais, Alexandre Zur­cher, di­plô­mé de Sciences po­li­tiques à Lille, et par Alexandre le Beuan, créa­teur en 2005 d’une agence de voyage en Inde, sur un concept simple : rou­ler au gui­don d’une mo­to de lé­gende, la Royal En­field (lire ci­des­sous), en toute li­ber­té, sur les routes si­nueuses des hauts som­mets du La­dakh et du Né­pal, en Inde, au Sri Lan­ka, au Bhou­tan…

Une tren­taine de des­ti­na­tions fi­gurent dé­sor­mais au ca­ta­logue d’une pe­tite en­tre­prise qui ne connaît pas la crise : plus de 3.000 clients ­ par­don, ri­ders ­ ont fait confiance à Vin­tage rides qui em­ploie une tren­taine de per­sonnes (une moi­tié de Fran­çais, une moi­tié d’In­diens et deux Amé­ri­cains), voit son chiffre d’af­faires s’en­vo­ler et s’en­or­gueillit d’avoir fran­chi le cap des six mil­lions de ki­lo­mètres par­cou­rus par les membres de sa com­mu­nau­té. « C’est éton­nant car, comme nous pro­po­sons des voyages dans une four­chette de ta­rifs as­sez large, il y a toutes les ca­té­go­ries so­cio­pro­fes­sion­nelles, as­sure Guillaume Es­cot. Des avo­cats, des em­ployés, des mé­de­cins, des ou­vriers, des hommes, de plus en plus de femmes, des jeunes ou des quin­qua­gé­naires… »

Une pe­tite an­nonce pour un job sur In­ter­net

C’est en ré­pon­dant à une pe­tite an­nonce sur In­ter­net, « pas du tout adap­tée à mon pro­fil, avoue Guillaume Es­cot, mais j’ai quand même en­voyé mon CV en leur ex­pli­quant que mon par­cours ­ an­cien étu­diant en géo­gra­phie de l’Uni­ver­si­té JeanMon­net à Saint­Étienne, pas­sé par Lyon pour étu­dier les sciences hu­maines, dé­ten­teur d’un mas­ter en ges­tion des risques et ayant tra­vaillé dans le com­merce ­ pour­rait peut­être les in­té­res­ser par la suite », qu’il a fait ses va­lises pour New Del­hi. Deux longs en­tre­tiens té­lé­pho­niques suc­ces­sifs, dont un avec l’un des co­fon­da­teurs de Vin­tage rides, ont convain­cu les di­ri­geants que ce Bal­do­mé­rien­là pou­vait les ai­der à dé­ve­lop­per leur bu­si­ness.

Il faut dire que Guillaume a le pro­fil de leurs clients. Le jeune homme avait as­sez peu voya­gé avant de par­tir avec des co­pains pour… la Chine, en 2007. « Ce fut une ré­vé­la­tion, se sou­vient le Fo­ré­zien. Ex­cep­tion­nel. J’ai tout de suite com­pris que je ne pour­rai pas me pas­ser de voya­ger. » S’en suivent plu­sieurs an­nées ryth­mées par les pé­riodes de tra­vail mais aus­si et sur­tout les sé­jours, sou­vent seul car « c’est comme ça que vous ren­con­trez d’autres per­sonnes », sur les cinq conti­nents. Le ba­rou­deur a ces­sé de re­cen­ser les pays qu’il a par­cou­rus mais il est al­lé jus­qu’à prendre une an­née sab­ba­tique pour ef­fec­tuer un tour du monde.

Des clients de la Loire

Il s’est aus­si of­fert son road trip per­son­nel en Har­ley­Da­vid­son à tra­vers les États­Unis… De quoi com­prendre et/ou convaincre celles et ceux qui s’adressent à son agence quand ils dé­si­rent par­cou­rir la Thaï­lande ou la Mon­go­lie, les deux des­ti­na­tions dont il est de­ve­nu le ré­fé­rent, à deux roues. Guillaume Es­cot a en­voyé des Li­gé­riens dans la vallée du Mus­tang, au Né­pal, et des clients roan­nais font ré­gu­liè­re­ment ap­pel à son em­ployeur pour par­tir à la dé­cou­verte d’un pays d’Asie. Quant à lui, dès qu’il a quelques jours, il n’hé­site pas. Son sac de voyage est tou­jours prêt.

Il s’est of­fert son propre road trip, aux États­Unis au gui­don d’une Har­ley

PHOTO : VIN­TAGE RIDES

BA­LADE. La mo­to se ré­vèle être un moyen de trans­port idéal pour dé­cou­vrir un pays en toute li­ber­té.

BA­ROU­DEUR. Guillaume Es­cot avait peu voya­gé avant de s’en­vo­ler pour la Chine en 2007. Une ré­vé­la­tion.

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