« Je me suis ré­ga­lée aux com­men­taires »

L’an­cienne ju­do­kate Anne­So­phie Mon­dière ra­conte ses Jeux de Rio en tant que com­men­ta­trice

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale - Pro­pos re­cueillis par F. Gau­vin fa­bien.gau­vin@cen­tre­france.com

Après deux olym­piades en tant qu’ath­lète, l’an­cienne ju­do­kate Anne-So­phie Mon­dière vit à Rio ses troi­sièmes Jeux Olym­piques en tant que consul­tante ju­do pour Ca­nal + et co­or­di­na­trice pour le Co­mi­té na­tio­nal olym­pique et spor­tif fran­çais (CNOSF). L’oc­ca­sion de re­cueillir son re­gard ai­gui­sé sur les per­for­mances tri­co­lores et sur cette nou­velle aven­ture hors du com­mun pour la Len­ti­gnoise.

Comment se dé­roule votre ex­pé­rience aux Jeux de Rio ? C’est ex­tra­or­di­naire. Les JO, tu es obli­gé de te battre, il faut être dé­brouillard. Il y a une ac­tion qui n’était pas pré­vue, tu dois ré­agir parce qu’il y a tou­jours un truc qui ne va pas. Mais c’est pas­sion­nant.

Comment gé­rez-vous cette nou­velle ap­proche, loin des ta­ta­mis ? C’est un stress po­si­tif. De voir des co­pains com­battre, j’étais stres­sée mais je n’avais pas cette boule au ventre qui peut être hor­rible. Là, je me suis ré­ga­lée aux com­men­taires. J’ai une ac­cré­di­ta­tion qui fait que je peux al­ler un peu par­tout, j’ai vu les cou­lisses. Mais c’est du bou­lot quand même, tu n’ar­rives pas les mains vides !

Quel bi­lan faites-vous des per­for­mances fran­çaises dans votre dis­ci­pline, le ju­do ? En termes de mé­daille, c’est un bon bi­lan avec cinq mé­dailles dont deux en or. Il y a de belles sa­tis­fac­tions, no­tam­ment avec Émi­lie An­déol qui n’était pas par­mi les chal­len­gers an­non­cés.

Quel est votre sen­ti­ment sur la po­lé­mique au­tour de cer­tains ju­do­kas fran­çais dont beau­coup se sont fait re­mar­quer par leurs plaintes en­vers l’ar­bi­trage ? Il ne faut pas ou­blier que l’ob­jec­tif au ju­do, c’est de faire tom­ber pour ga­gner. Là, ce sont des ath­lètes qui ne l’ont pas fait. À la sor­tie d’un com­bat, ils sont dans l’émo­tion, pas dans l’ana­lyse. Tu prends un risque quand tu es dans la stra­té­gie des pé­na­li­tés. Le jeu, c’est de sa­voir prendre des risques. C’est d’au­tant moins frus­trant si tu as pris une boîte (sic) mais que tu as es­sayé.

« Je n’avais pas cette boule au ventre qui peut être hor­rible »

Un mot sur les deux mé­daillés d’or fran­çais : Émi­lie An­déol, qui évo­lue en plus de 78 kg comme vous, et évi­dem­ment Ted­dy Ri­ner ? Sur Ted­dy, c’était très très dur d’al­ler cher­cher cette mé­daille. Il avait une énorme pres­sion, le poids de la France sur les épaules, mais il a un es­prit su­per conqué­rant et c’était une très belle mé­daille. Émi­lie, c’est la force du tra­vail. C’est quel­qu’un qui n’était pas for­cé­ment douée quand elle est ar­ri­vée à l’Insep, alors vrai­ment, cha­peau bas !

TÉ­LÉ­VI­SION. Le duo Thier­ry Rey et Anne-So­phie Mon­dière a com­men­té les matches de ju­do à Rio.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.