La com­mune part à la chasse au pi­geon de clo­cher

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Portes Du Forez -

L’im­por­tante pro­li­fé­ra­tion de pi­geons sur la com­mune pose des pro­blèmes d’hy­giène dans l’es­pace pu­blic, mais aus­si dans les pro­prié­tés pri­vées. La Ville n’en­tend donc pas res­ter inerte, comme l’ex­plique Fran­çois Driol, en charge de l‘es­pace pu­blic et de la sé­cu­ri­té au sein de la mu­ni­ci­pa­li­té. ment en­tre­prises, avec des abat­tages de vo­la­tiles dans les es­paces na­tu­rels. Comme par exemple aux abords de la sta­tion d’épu­ra­tion ou des étangs, ou aux Cham­bons.

Plu­sieurs par­ti­cu­liers ont de leur cô­té pro­té­gé leur bal­con ou ha­bi­ta­tion, mais, mal­heu­reu­se­ment, toutes les ac­tions conduites iso­lé­ment, comme celle de Loire Ha­bi­tat par exemple sur les toits en ter­rasses dans le quar­tier de la Cha­pelle, n’ont pas por­té leurs fruits.

À la re­cherche d’une so­lu­tion du­rable

De­puis plus d’un an, la com­mune re­cherche une so­lu­tion plus gé­né­ra­li­sée et plus ef­fi­cace dans la du­rée, plu­tôt que du ponc­tuel. « Nous avons étu­dié ce­la avec des com­munes plus au moins concer­nées par ce pro­blème. Il avait été en­vi­sa­gé d’amé­na­ger des pi­geon­niers pour per­mettre de trai­ter l’éclo­sion des oeufs. En s’ap­puyant sur un re­tour d’ex­pé­rience, nous avons consta­té que la so­lu­tion s’avé­rait oné­reuse avec une ef­fi­ca­ci­té re­la­tive et très aléa­toire. Lorsque les pi­geons s’aper­çoivent que leurs oeufs sont dé­truits, ils ré­agissent et vont pondre ailleurs, tout sim­ple­ment », ex­plique l’élu.

De l’ef­fi­ca­ci­té du fau­con

Après avoir lan­cé une consul­ta­tion au­près d’en­tre­prises du sec­teur, un opé­ra­teur va dé­sor­mais in­ter­ve­nir dans la com­mune. Ce spé­cia­liste va uti­li­ser plu­sieurs mé­thodes com­bi­nées. « Dans le res­ pect du règne ani­mal, des pro­cé­dés de ré­pul­sion na­tu­relle se­ront utilisés. Un fau­con­nier as­su­re­ra une pres­ta­tion et in­ter­vien­dra à di­verses re­prises sur dif­fé­rents sec­teurs de la com­mune. Le vol du fau­con et sa pré­sence ayant pour ef­fet d’ef­frayer les pi­geons et de les in­ci­ter à quit­ter un sec­teur. L’avan­tage de cette mé­thode est d’être 100 % na­tu­relle et éco­lo­gique. Nous conti­ nue­rons a ex­ploi­ter des pro­cé­dés de ré­pul­sion mé­ca­nique, comme les pics et les câbles, ou chi­miques, avec des sub­stances odo­rantes. Ce sont des écuelles qui dé­gagent une odeur par­ti­cu­lière chas­sant les pi­geons. Nous pro­cé­de­rons aus­si a des cap­tures dans des sec­teurs où on ne pour­ra pas faire au­tre­ment. »

La cam­pagne a com­men­cé

Des ac­tions me­nées avec les chas­seurs

Tout ce­la se fe­ra pro­gres­si­ve­ment. La so­lu­tion choi­sie se­ra celle la plus adap­tée à chaque sec­teur. L’aide des pro­prié­taires pri­vés a été sol­li­ci­tée pour la pose de cages. « Nous in­ter­vien­drons sur les pi­geon­niers sau­vages qui ont pu s’ins­tal­ler dans des lo­caux désaf­fec­tés. Il y a en ef­fet quelques bâ­ti­ments qui per­mettent aux pi­geons de ren­trer dans des combles. Il faut ab­so­lu­ment que l’on en coupe l’ac­cès. » La cam­pagne a dé­jà com­men­cé avec la so­cié­té Sa­no­pure, ins­tal­lée sur la zone des Mu­rons et à Saint­Bon­net­les­Oules. Elle va pi­lo­ter l’opé­ra­tion avec le fau­con­nier en sous­trai­tance. La com­ mune s’est en­ga­gée pour une an­née, dans un contrat re­nou­ve­lable au moins deux fois. « Nous sommes par­tis dans la du­rée avec des en­droits ci­blés et prio­ri­taires comme la sta­tion d’épu­ra­tion, la place du Fo­rez et la rue du Fu­ran. » La chasse au pi­geon ne fait que com­men­cer…

ÉLU. Pour Fran­çois Driol, en charge de l’es­pace pu­blic, plu­sieurs mé­thodes doivent être uti­li­sées.

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