Bon­heur, émo­tion et... tris­tesse pour les ath­lètes li­gé­riens

TÉ­MOI­GNAGE Pierre Vol­la, dres­seur de che­vaux à Saint­Cy­prien, re­vient sur son aven­ture olym­pique

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La Une - Pro­pos re­cueillis par Ju­lien Gar­don

« C’était gran­diose ! » s’en­thou­siasme Pierre Vol­la, de l’équipe de France de dres­sage, à l’évo­ca­tion d’une com­pé­ti­tion qu’il rêve de dis­pu­ter de nou­veau.

Avec quelques jours de re­cul, com­ment ana­ly­sez-vous votre par­ti­ci­pa­tion aux Jeux olym­piques ? C’est une ex­pé­rience très po­si­tive et très construc­tive. C’est sur des échéances comme celle­là que l’on prend de la ma­tu­ri­té, no­tam­ment dans la ma­nière de s’en­traî­ner, de se pré­sen­ter au concours, d’abor­der la com­pé­ti­tion.

Est-ce un rêve qui s’est réa­li­sé ? Oui, à la base c’est un rêve, pas un ob­jec­tif. Puis ça l’est de­ve­nu. J’ai très en­vie d’y re­tour­ner mais res­ter à ce ni­veau n’est pas simple, d’au­tant que ce­lui de la concur­rence s’élève chaque an­née un peu plus.

L’am­biance est-elle par­ti­cu­lière ? Je ne suis pas al­lé voir d’autres dis­ci­plines car les temps de trans­port étaient trop im­por­tants. Puis il a fal­lu gé­rer la pé­riode très longue entre notre ar­ri­vée et le dé­but de la com­pé­ti­tion. D’ha­bi­tude, nous ar­ri­vons la veille. Mais là, il y avait huit jours à meu­bler tout en main­te­nant le che­val à son ni­veau.

Avez-vous par­ti­ci­pé à la cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture ? Oui et c’est vrai­ment une chose unique à vivre, même si c’est très long. C’est à ce mo­ment­là qu’on res­sent la ma­gie des JO et l’am­biance qui y règne. Et le pu­blic bré­si­lien a fait un ac­cueil phé­no­mé­nal aux ath­lètes. Sur­tout aux siens d’ailleurs.

Com­ment s’est dé­rou­lé votre concours ? Lors de la pre­mière épreuve par équipe, nous sommes pas­sés à cô­té. En re­vanche, pour ma part, j’ai réa­li­sé ma meilleure per­for­mance en Grand prix. Tout était bien ca­lé mais je pen­sais prendre plus de points. J’ai quand même ob­te­nu ma qua­li­fi­ca­tion pour l’épreuve in­di­vi­duelle du len­de­main.

Com­ment s’est pas­sée cette deuxième jour­née ? J’ai vou­lu prendre des points pour me qua­li­fier pour la troi­sième manche mais j’ai trop mis la pression à Ba­din­da, ma ju­ment, qui s’est in­quié­tée, no­tam­ment sur les mou­ve­ments à gros co­ef­fi­cient. Nous sommes donc pas­sés à cô­té de la qua­li­fi­ca­tion car le ni­veau était très éle­vé. Mais c’est nor­mal, ce sont les JO !

La pression était-elle im­por­tante ? J’ai eu une grosse frayeur lors de la vi­site vé­té­ri­naire. Ma ju­ment s’est mal pré­sen­tée plu­sieurs fois et j’ai bien cru que l’on ne pour­rait pas par­ti­ci­per. J’ai eu une grosse mon­tée d’adré­na­line, d’au­tant que c’est la pre­mière fois que ça m’ar­ri­vait.

Au fi­nal, que re­te­nez-vous de cette ex­pé­rience ? Ce sont des mo­ments ma­giques. J’ai croi­sé des top stars comme Jo­Wil­fried Tson­ga, Ted­dy Ri­ner ou To­ny Par­ker. J’ai eu la chance d’échan­ger un long mo­ment avec une na­geuse fran­çaise ve­nue voir des épreuves d’équi­ta­tion. Et puis le ma­tin, quand vous vous le­vez et que vous pe­tit­dé­jeu­nez pas loin de Ra­fael Na­dal, c’est quand même ex­cep­tion­nel !

DUO. Entre Pierre Vol­la et sa ju­ment Ba­din­da, les liens sont « par­ti­cu­liers ». Plus en­core de­puis l’aven­ture bré­si­lienne.

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