« Nous avons dé­jà des pré-ins­crip­tions », as­sure la gé­rante

L’au­to­école de la mai­rie a été la cible de fortes cri­tiques via les ré­seaux so­ciaux

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale L'actu - Sa­rah Dou­vi­zy sa­rah.dou­vi­zy@cen­tre­france.com

Après les dé­bats hou­leux au su­jet des bur­ki­nis sur les plages du sud de la France, c’est la Ville de Ville­fran­che­sur-Saône qui est dans le vi­seur après l’an­nonce de l’ou­ver­ture d’une au­to-école « non-mixte ».

Lun­di 22 août. 15 heures. Le calme règne rue de la Paix, à Ville­franche­surSaône. Pour­tant, peu de jours avant, la ville était au coeur des cri­tiques avec l’an­nonce de l’ou­ver­ture d’une au­to­école do­tée de deux salles de codes dont une, a prio­ri, ré­ser­vée aux femmes. ront ef­fec­tuées par moi pour les femmes et par un mo­ni­teur homme pour les hommes. »

Les ré­ac­tions ne se sont pas fait at­tendre à l’image d’une « twit­tos » qui in­ter­pelle di­rec­te­ment le dé­pu­té­maire de Ville­fran­che­sur­Saône Les Ré­pu­bli­cains, Ber­nard Per­rut : « Alors mon­sieur le maire, une au­to­école pas très laïque dans votre ville. » Ce der­nier a très ra­pi­de­ment ré­pon­du en rap­pe­lant « l’at­ta­che­ment de la ville aux va­leurs de la Ré­pu­blique, à l’éga­li­té homme­femme… ». Les élus du Front na­tio­nal du Beau­jo­lais, em­me­né par Ch­ris­tophe Bou­dot, pré­sident du groupe FN à la ré­gion Auvergne­Rhône­Alpes, ont ma­ni­fes­té de­vant l’au­to­école et de­vant la mai­rie pour mon­trer leur mé­con­ten­te­ment.

Lun­di 22 août, en dé­but d’après­mi­di, Sa­rah Ba­kar ne sou­hai­tait plus ac­cor­der d’in­ter­views aux nom­breux jour­na­listes ve­nus la sol­li­ci­ter. « Tout ce que je peux dire, c’est que l’ou­ver­ture s’est ex­trême­ ment bien pas­sée. Nous avons dé­jà des pré­ins­crip­tions. »

Au­cune vi­site de la pré­fec­ture à ce jour

Alors que le pas­sage de la pré­fec­ture pour vé­ri­fier si tout était ré­gle­men­taire avait été an­non­cé, la gé­rante as­sure n’avoir vu ab­so­lu­ment per­sonne. « Mais ils peuvent ve­nir, ils se­ront les bien­ve­nus. Tout est en règle. Nous sommes un com­merce qui gé­nère de l’em­ploi, nous n’avons rien à nous re­pro­cher. »

En ce qui concerne la fa­meuse se­conde salle de code, une amie de la gé­rante ap­porte quelques pré­ci­sions : « Elle n’est pas ré­ser­vée aux femmes, elle est tout sim­ple­ment « ré­ser­vable ». Si un groupe de femmes, ou d’hommes, sou­haite ré­vi­ser le code de la route en­semble, dans une salle à part, ils peuvent le faire. Il n’y a au­cun pro­blème de mixi­té ici, la preuve, au­jourd’hui nous sommes des hommes et des femmes mé­lan­gés dans la même pièce. »

« L’ou­ver­ture s’est ex­trê­me­ment bien pas­sée »

SI­TUA­TION. La nou­velle au­to-école se trouve à deux pas de la mai­rie, dans la rue de la Paix.

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