Le duc de Per­si­gny : de Na­po­léon III à La Dia­na

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Montbrisonnais Vie Locale -

Ar­ti­san fa­na­tique de l’ar­ri­vée au pou­voir de Na­po­léon III puis fon­da­teur de La Dia­na, le duc de Per­si­gny a aus­si oeu­vré pour son Fo­rez na­tal.

Quand il naît le 11 jan­vier 1808, l’état­ci­vil de Saint­Ger­main­Les­pi­nasse, dans le Roan­nais, l’en­re­gistre sous le pa­tro­nyme ba­nal de « Vic­tor Fia­lin ».

Or­phe­lin d’un sol­dat de l’ar­mée na­po­léo­nienne, il convoite un titre de no­blesse. Comme son nom est pri­vé de me­nues par­ti­cules at­tes­tant pou­voir et no­to­rié­té, il dé­cide de se faire ap­pe­ler : Fia­lin de Per­si­gny, du nom d’un ha­meau de Cré­meaux où sa fa­mille a ac­quis des terres nobles.

Mar­qué par les ré­cits dans sa fa­mille de l’épo­pée im­pé­riale et de­ve­nu jour­na­liste, il nour­rit une foi bo­na­par­tiste si forte qu’il se lie d’ami­tié avec le prince Louis­Na­po­léon, ne­veu de Na­po­léon Ier. Dès lors, ar­dent à re­don­ner le pou­voir à un Bo­na­parte, il par­ti­cipe aux ten­ta­tives de coups d’État, ce qui lui vaut la pri­son jus­qu’en 1848.

Pour Per­si­gny, de­ve­nu di­rec­teur de cam­pagne élec­to­rale du fu­tur Na­po­léon III, l’ac­ces­sion à la pré­si­dence de la Ré­pu­blique du prince le 10 dé­cembre 1848, est jour de gloire. Conseiller in­con­tour­nable du pré­sident et nom­mé mi­nistre de l’In­té­rieur, il est la che­ville ou­vrière du coup d’État de 1851 qui ré­ta­blit l’em­pire au­to­ri­taire. C’est Per­si­gny qui pré­sente à Na­po­léon III, Georges Eu­gène Hauss­mann qui mo­der­nise l’ur­ba­nisme de Pa­ris.

Mais à par­tir de 1863, ar­rive le temps de la dis­grâce adou­cie par un titre de duc et sa no­mi­na­tion en tant que sé­na­teur à vie.

Dès lors, le duc a le temps de s’oc­cu­per de son Fo­rez na­tal : creu­se­ment du ca­nal du Fo­rez, dé­ve­lop­pe­ment du che­min de fer. Pas­sion­né d’his­toire, il fonde à Mont­bri­son La Dia­na, So­cié­té his­to­rique et ar­chéo­lo­gique du Fo­rez, le 24 août 1862 pour ras­sem­bler ou­vrages et do­cu­ments sur l’his­toire de la pro­vince.

Quand s’écroule le Se­cond Em­pire en 1870, Per­si­gny en est si af­fec­té qu’il tombe ma­lade et meurt à Nice en 1872 qua­si­ment le jour de ses 64 ans, dans une grande so­li­tude.

Il se lie d’ami­tié avec le prince Louis­Na­po­léon

DIA­NA. Le duc de Per­si­gny a créé la So­cié­té his­to­rique et ar­chéo­lo­gique du Fo­rez.

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