Un ba­na­nier en fleur dans le vil­lage

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Pays D'astrée -

Chez Ma­rie­Louise Char­bon­nier et Au­guste Ar­mand, le jar­din a des al­lures de pa­ra­dis tro­pi­cal. Au coeur du pe­tit vil­lage, pro­té­gés du vent par un estre ty­pique ­ bal­con fo­ré­zien ­ quelques arbres chauds prennent place : aman­dier, pal­mier, fi­guier… et même un ba­na­nier, ob­jet de beau­coup de cu­rio­si­tés.

Une plante tro­pi­cale

Contrai­re­ment aux idées re­çues, le ba­na­nier n’est pas un arbre mais une plante her­ba­cée. Cer­tains disent même que c’est « la plus grande herbe du monde ». Dans notre cli­mat, cette plante tro­pi­cale peut se culti­ver en pleine terre sous cer­taines condi­tions : il faut à la fois suf­fi­sam­ment d’en­so­leille­ment et d’hu­mi­di­té. Ma­rie­Louise et Au­guste ont la main verte.

Lorsque le ba­na­nier a pro­duit une tren­taine de feuilles, un bour­geon flo­ral se dé­ve­loppe et donne une in­flo­res­cence qui re­tombe sur le cô­té. Cette in­flo­res­cence, ap­pe­lée « ré­gime », porte à sa base des fleurs fe­melles qui pro­duisent les ba­nanes et à l’ex­tré­mi­té une fleur mâle, grosse fleur jaune oran­gé. En gé­né­ral, la flo­rai­son se pro­duit au bout de sept mois et les fruits mû­rissent quatre mois plus tard. Après la flo­rai­son, la tige meurt : un ba­na­nier ne peut donc pro­duire qu’un seul ré­gime.

Ma­rie­Louise et Au­guste pos­sèdent leur ba­na­nier de­puis une quin­zaine d’an­nées, un ca­deau pré­ cieux qui donne chaque an­née des pe­tits re­je­tons qui re­poussent très fa­ci­le­ment. En hi­ver, ils re­couvrent la plante de ses feuilles pour la pro­té­ger du froid : un ba­na­nier peut ré­sis­ter jus­qu’à ­ 19 de­grés. En re­vanche, Ma­rie­Louise et Au­guste n’ob­servent une flo­rai­son que ra­re­ment, les der­nières re­mon­tant à 2013 et 2015.

Une flo­rai­son ex­cep­tion­nelle cette an­née

Cette an­née est donc par­ti­cu­liè­re­ment pro­duc­tive : deux ré­gimes sont ap­pa­rus du­rant l’été lais­sant ap­pa­raître de jo­lies fleurs jaunes et de nom­breuses pe­tites ba­nanes qui, mal­heu­reu­se­ment, ne mû­ri­ront pas suf­fi­sam­ment pour être man­gées.

PLANTE. Le ba­na­nier de Ma­rie-Louise et Au­guste est par­ti­cu­liè­re­ment im­po­sant au mi­lieu de leur jar­din.

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