« Je conti­nue­rai tou­jours à mar­cher »

Le pré­sident de l’Éveil veau­chois a plus d’une ving­taine de ran­dos de la fourme dans les jambes

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La 32e Randonnée De La Fourme - Ju­lien Gar­don

Âgé de 74 ans, Eu­gène Mou­lin, pas­sion­né de­puis de longues an­nées, a ac­cu­mu­lé les ki­lo­mètres de marche. Au point de connaître chaque pe­tit che­min et d’em­me­ner dans son sillage les adhé­rents du club qu’il a contri­bué à créer il y a plus de trente ans.

l était di­manche aux Vi­rades de l’es­poir à Éco­tay­l’Olme. Et il se­ra à coup sûr sa­me­di 1er oc­tobre sur les sen­tiers de la ran­don­née de la fourme. Mais il hé­site en­core sur la lon­gueur du par­cours. « Cette an­née, je me suis fait opé­rer d’une hanche, alors je ne pour­rai peu­têtre pas faire le grand par­cours. Mais je fe­rai au moins ce­lui de 24 km. » En tout cas, il y a peu de chance pour qu’il rate ce ren­dez­vous. moyenne entre 3.000 et 3.500 km par an. Mais qui s’est quand même oc­troyé un pé­riple de 25 km trois mois après son opé­ra­tion. « Au dé­part, c’est l’amour de la na­ture qui m’a ame­né à ran­don­ner », au point de se le­ver aux au­rores pour as­sou­vir sa pas­sion. « Je dors très peu et me ré­veille sou­vent tôt. Alors il m’ar­rive par­fois de par­tir vers 5 heures du ma­tin et de mar­cher jus­qu’à mi­di. Entre temps, j’ai fait 30 bornes... »

Des coups de tête très fré­quents. « Par­fois, je pars sans sa­voir où je vais al­ler. Mais je suis dans la na­ture, dé­con­trac­té. » Le tout sans montre ni GPS : « Je sais me ré­pé­rer dans la na­ture, j’ai un bon sens de l’orien­ta­tion. Et puis de­puis le temps, je connais la ré­gion sur le bout des doigts. Le moindre pe­tit che­min, je le connais. »

Il faut dire qu’Eu­gène Mou­lin vit à Veauche de­puis l’âge de 16 ans. « Nous sommes dans une ré­gion ma­gni­fique, es­time­t­il. C’est beau par­tout avec les Mon­tagnes du ma­tin, les Monts du Lyon­nais, le Pi­lat, le Fo­rez… Il suf­fit de sa­voir ap­pré­cier. »

« Une va­ria­tion de 12° C sur un par­cours »

Ses « quatre points car­di­naux »

Puis de ci­ter ses « quatre points car­di­naux » : la tour Ma­ta­grin à Vio­lay, la pierre de la Bauche, le crêt de l’OEillon et pierre sur Haute. « Ce ter­ri­toire est vrai­ment pro­pice à la marche, avec énor­mé­ment de che­mins ba­li­sés et de ran­don­nées or­ga­ni­sées. » De quoi as­sou­vir sa pas­sion. « La marche, c’est la li­ber­té. Je ne sais pas ce qui m’ar­rê­te­ra, mais je conti­nue­rai tou­jours à mar­cher. »

PAS­SION. Eu­gène Mou­lin n’est ja­mais aus­si heu­reux que lors­qu’il ar­pente les sen­tiers de la ré­gion.

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