Re­laxé au bé­né­fice du doute

Un jeune homme en pos­ses­sion de faux chèques

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Faits Divers - Justice - Ro­dolphe Mon­ta­gnier ro­dolphe.mon­ta­gnier@cen­tre­france.com

Après avoir ten­té de payer dans un fast-food de Montbrison avec un faux chè­que­va­cances, un jeune homme de 24 ans a as­su­ré au tri­bu­nal qu’il avait ac­cep­té ce do­cu­ment en guise de paie­ment lors de la bro­cante de Saint-Ro­main-le-Puy. Mal­gré des ex­pli­ca­tions ju­gées « peu cré­dibles » par le sub­sti­tut du pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, il a échap­pé à une amende.

Pas un mot de re­mer­cie­ment, pas un re­gard pour les membres du tri­bu­nal correctionnel de Saint-Étienne. Le jeune homme semble sur­tout pres­sé de quit­ter la barre. Comme s’il vou­lait dé­cam­per avant que ses juges ne changent d’avis.

Un res­tau­rant dé­jà vic­time d’es­cro­que­rie

Il vient d’être re­laxé « au bé­né­fice du doute », lui a pré­ci­sé le pré­sident Ro­land Cuer. Convo­qué pour usage de faux en écri­ture, ce Mont­bri­son­nais de nais­sance a dû s’ex­pli­quer sur la pré­sen­ta­tion d'un faux chèque­va­cances. Il y a un an, il s’était pré­sen­té dans un fast­food de la sous­pré­fec­ture de la Loire et avait ten­té de payer avec ce do­cu­ment es­tam­pillé du nom d’Yves Ro­cher, fon­da­teur du groupe épo­nyme spé­cia­li­sé dans le soin et la beau­té par les plantes. Après avoir consul­té sa hié­rar­chie, la cais­sière avait re­fu­sé ce moyen de paie­ment. « Il s’agit d’un faux », avait­elle ex­pli­qué à son client qui avait bre­douillé qu’il ne com­pre­nait pas, que ce chèque­va­cances lui avait été don­né par sa mère qui tra­vaillait pour Yves Ro­cher…

Il avait alors ré­glé par carte ban­caire, re­pre­nant le chèque­va­cances sans de­man­der son reste. Pen­dant ce temps, des res­pon­sables du res­tau­rant avaient pris soin de no­ter le nu­mé­ro de sa plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion. Ce n’était pas la pre­mière fois qu’ils étaient vic­times de cette es­cro­que­rie aux faux chèques­va­cances. Le jeune homme, âgé de 23 ans au mo­ment des faits, avait été in­ter­pel­lé.

À la barre du tri­bu­nal correctionnel, il a ex­pli­qué qu’il s’était re­trou­vé en pos­ses­sion de ce faux suite à la bro­cante de Saint-Ro­main-­le­Puy, quelques se­maines plus tôt. Au­cune trace de son stand chez les or­ga­ni­sa­teurs mais il af­firme qu’il s’était ins­tal­lé à la mi­jour­née après une ma­ ti­née de pêche sans prendre la pré­cau­tion de s’ins­crire. « Je ven­dais quelques jeux vi­déos,, des roues de voi­ture, des cannes à pêche… En fin de jour­née, un couple s’est in­té­res­sé à trois jeux et a ten­té de mar­chan­der. J’ai re­fu­sé puis ils m’ont pro­po­sé de me payer avec un chèque­va­cances. Il y en avait pour 20 €. Je ne me suis pas mé­fié, j’ai ac­cep­té. »

« Qu’est de­ve­nu ce do­cu­ment ? », de­mande Ro­land Cuer. « Je l’ai frois­sé et je l’ai je­té », as­sure un pré­ve­nu qui a une condam­na­tion à son ca­sier ju­di­ciaire, pro­non­cée par le tri­bu­nal pour en­fants de Montbrison et da­tée de 2011 pour une af­faire de stu­pé­fiants. « Pour­quoi avoir in­ven­té cette his­toire avec votre mère qui au­rait ob­te­nu ce chèque ? », in­siste le pré­sident. « J’ai pa­ni­qué. C’est la pre­mière chose qui m’est sor­tie par la tête », ré­pond le jeune homme.

« Des ex­pli­ca­tions peu cré­dibles », a es­ti­mé Jean-Phi­lippe Bel­per­ron qui avait re­quis une peine de 200 € d’amende. Ma­gis­trat du par­quet qui n’a fi­na­le­ment pas été sui­vi par le tri­bu­nal.

Il af­firme avoir été du­pé par un couple

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