Un beau su­jet à l’uni­ver­si­té pour tous

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Portes Du Forez Vie Locale -

Francis Hal­lé est bo­ta­niste et bio­lo­giste, spé­cia­liste de l’éco­lo­gie des fo­rêts. Il a en­sei­gné à l’Ins­ti­tut bio­lo­gique de Mont­pel­lier. Ar­dent dé­fen­seur des fo­rêts pri­maires, il a me­né l’aven­ture du Ra­deau des cimes, vé­ri­table la­bo­ra­toire scien­ti­fique flot­tant. Il a ain­si dé­cou­vert l’im­mense bio­di­ver­si­té des es­pèces qui existe dans les ca­no­pées tro­pi­cales.

Sa confé­rence à l’Es­cale, jeu­di 13 oc­tobre dans le cadre de l’Uni­ver­si­té pour tous, a at­ti­ré et in­té­res­sé une cen­taine de per­sonnes.

« Tailler un arbre, ça le vieillit »

« Par­ler des arbres est un im­mense plai­sir, a ex­pli­qué Francis Hal­lé. Ils sont sou­vent mé­pri­sés, consi­dé­rés comme du mo­bi­lier ur­bain dans les villes. L’arbre est un dé­pol­luant de l’at­mo­sphère. C’est un être vi­vant qui, à l’in­verse de l’homme com­po­sé d’une cen­taine d’or­ganes, n’en a que trois : tiges, ra­cines et feuilles. »

Le bo­ta­niste a évo­qué l’in­ter­ven­tion par­fois dé­sas­treuse de l’homme sur cet hé­ri­tage na­tu­rel qui a tra­ver­sé les mil­lé­naires. « Tailler un arbre ça le ra­jeu­nit ? Faux, ça le vieillit, a as­su­ré le bio­lo­giste. Seul le bois mort doit être taillé. 80 % des abat­tages d’arbres en ville sont la consé­quence de la taille ou du fait de n’avoir pas uti­li­sé l’es­sence vé­gé­tale adap­tée à l’em­pla­ce­ment. »

FRANCIS HAL­LÉ. Pas­sion­né, pas­sion­nant à écou­ter.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.