Ils sont les nou­veaux « Mes­sieurs Mé­téo »

■ Qui se cache der­rière les pré­vi­sions mé­téo­ro­lo­giques de la page Fa­ce­book® « Mé­téo 42 » ?

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La Une - Sé­go­lène Per­ret se­go­lene.per­ret@cen­tre­france.com

■ PRÉ­VI­SIONS MÉ­TÉO­RO­LO­GIQUES.

Pas­sion­nés par la mé­téo­ro­lo­gie de­puis leur en­fance, Tho­mas Per­ro­tin et Ju­lien Ma­la­val ont créé la page « Mé­téo42 », sur Fa­ce­book®.

■ SUC­CÈS.

Plus de 3.000 abon­nés suivent les pré­vi­sions quo­ti­diennes des deux « Mes­sieurs Mé­téo », qui se concentrent ex­clu­si­ve­ment sur le dé­par­te­ment de la Loire.

Des pré­vi­sions ex­clu­si­ve­ment sur le dé­par­te­ment

Deux jeunes Fo­ré­ziens, pas­sion­nés par la mé­téo­ro­lo­gie de­puis leur en­fance, ne se connais­saient pas il y a en­core un an et de­mi. Au­jourd’hui, leurs pré­vi­sions sur le dé­par­te­ment sont sui­vies par plus de 3.000 Li­gé­riens.

Ils sont les pre­miers sur­pris du suc­cès de leur page « Mé­téo 42 », sur le ré­seau so­cial Fa­ce­book®. Sur­pris, mais heu­reux. « Nous avons de bons re­tours des abon­nés, ex­plique Ju­lien Ma­la­val, 26 ans, ani­ma­teur au Pla­né­ta­rium de Saint­Étienne. Il y a de vrais échanges et ils nous posent des ques­tions. Nous es­sayons aus­si d’ap­por­ter de la nou­veau­té avec de nou­velles ru­briques ou des jeux concours ».

Tous les jours, de nou­veaux in­ter­nautes likent la page pour connaître le temps du len­de­main et les pré­vi­sions. « Mais nous ne cher­chons pas pour au­tant la no­to­rié­té, ajoute Tho­mas Per­ro­tin, 34 ans, ven­deur dans un ma­ga­sin d’élec­tro­mé­na­ger à Villars. Nous n’avons pas la pré­ten­tion de faire du Mé­téo­France, mais sou­hai­tons seule­ment as­sou­vir notre pas­sion et in­for­mer les gens des pré­vi­sions lo­cales ».

Des pré­vi­sions dé­sor­mais dif­fu­sées à la ra­dio

Et ça marche. Leur page « Mé­téo 42 » vient de dé­pas­ser les 3.000 abon­nés sur l’en­semble de la Loire. « Nous avons des abon­nés de tout le dé­par­te­ment. Se­lon les sta­tis­tiques, ils sont ma­jo­ri­tai­re­ment âgés de 25 à 40 ans et uti­lisent des ap­pa­reils mo­biles plu­tôt que des or­di­na­teurs ». Leurs pré­vi­sions sont éga­le­ment an­non­cées sur les ondes de­puis qu’ils ont été sol­li­ci­tés par Ac­tiv Ra­dio. Leur suc­cès s’ex­plique sans au­cun doute par la qua­li­té de leurs pré­vi­sions qui se concentrent ex­clu­si­ve­ment sur le dé­par­te­ment. « On s’in­té­resse sur­tout à ce qui se passe lo­ca­le­ment », confirment­ils. Ce qui ne les em­pêche pas d’évo­quer briè­ve­ment les phé­no­mènes mon­diaux comme le ré­cent ty­phon à Haï­ti ou l’épi­sode plu­vieux dans le Sud de la France, en fin de se­maine der­nière. « Nous nous sommes un peu di­ver­si­fiés ces der­niers mois, pré­cise Ju­lien Ma­la­val. Nous avons lan­cé une ru­brique “le sa­viez­vous” où l’on ex­plique cer­tains phé­no­mènes ou des élé­ments de vo­ca­bu­laire. Nous pu­blions aus­si da­van­tage de cartes et de vi­déos de sui­vi en di­rect d’évé­ne­ments im­por­tants. Des abon­nés nous ont aus­si de­man­dé de ra­jou­ter le dicton du jour ; nous es­sayons d’être à leur écoute car c’est pour eux que nous le fai­sons ». Et Tho­mas de com­plé­ter : « Nous es­sayons sur­tout de res­ter simples et ef­fi­caces pour que les per­sonnes de 7 à 77 ans puissent nous com­prendre ».

Ils se sont ren­con­trés il y a un an et de­mi. À l’époque, cha­cun avait sa page « mé­téo » per­son­nelle. Celle de Tho­mas, créée en no­vembre 2013 lors d’un mé­mo­rable épi­sode nei­geux à Saint­Étienne, comp­tait dé­jà plus d’un mil­lier d’abon­nés. Ju­lien le contacte ; le cou­rant pas­ se entre ces deux ama­teurs éclai­rés qui se dé­couvrent de nom­breux points com­muns, à com­men­cer par leur pas­sion qui re­monte au dé­but de leur ado­les­cence : le pre­mier, à Saint­Just­Saint­Ram­bert, se sou­vient des cas­settes VHS sur les orages et autres tor­nades aux États­Unis. Quelques an­nées plus tard, à An­dré­zieuxBou­théon, le se­cond, fas­ci­né par l’as­tro­no­mie de­puis l’âge de 7 ans, se dé­couvre un autre hob­by, ce­lui de la mé­téo. Avec le dé­ve­lop­pe­ment d’In­ter­net, des ré­seaux so­ciaux et des fo­rums, les deux au­to­di­dactes ap­prennent seuls. Cha­cun de leur cô­té, ils sont en­cou­ra­gés par leur en­tou­rage qui les consi­dère comme de vé­ri­tables « Mon­sieur Mé­téo ». Leurs proches bé­né­fi­cient d’ailleurs d’avan­tages par­ti­cu­liers comme en té­moigne avec hu­mour Clé­mence, la com­pagne de Ju­lien à l’ori­gine du lo­go de la page « Mé­téo 42 » : « C’est très pra­tique pour sa­voir comment je dois m’ha­biller ».

Un in­ves­tis­se­ment consé­quent

Ani­mer quo­ti­dien­ne­ment la page du ré­seau so­cial de­mande un in­ves­tis­se­ment im­por­tant. « Ça prend une bonne par­tie de notre temps libre, re­con­naît Ju­lien Ma­la­val. Il faut comp­ter au mi­ni­mum une heure le soir pour ana­ly­ser les mo­dèles, pré­pa­rer le bul­le­tin de la ra­dio et s’oc­cu­per de la page ». Le reste est une ques­tion d’or­ga­ni­sa­tion : Tho­mas as­sure la se­maine du mar­di au ven­dre­di et Ju­lien la fin de se­maine du ven­dre­di au lun­di. Alors, quel temps fe­rat­il ce week­end ? ■

PRÉ­VI­SION­NISTES. Tho­mas Per­ro­tin, ré­si­dant de­puis quelques mois à Saint-Mar­cel­lin-en-Fo­rez, et Ju­lien Ma­la­val, ha­bi­tant à Saint-Étienne, ana­lysent les mo­dèles nu­mé­riques ac­ces­sibles sur In­ter­net pour pré­dire le temps. « À J + 2, il y a en­core 80 à 90 % de confiance mais au-de­là, ce­la de­vient com­pli­qué d’avoir des pré­vi­sions fiables. Avec les ra­dars de pré­ci­pi­ta­tions ré­ac­tua­li­sés toutes les quinze mi­nutes, on peut tout de suite in­for­mer les abon­nés si un orage s’est for­mé sur les Monts du Fo­rez et risque de pas­ser au-des­sus de Montbrison ».

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