La mai­son mé­di­cale af­fiche de nou­veaux ho­raires

La mai­son mé­di­cale de Mont­bri­son af­fiche de nou­veaux ho­raires d’ou­ver­ture de­puis le 1er jan­vier

Le Pays Roannais (Montbrison) - - La Une -

Les ho­raires de la mai­son mé­di­cale, si­tuée au centre hos­pi­ta­lier du Fo­rez, à cô­té des ur­gences, ont chan­gé ; l’oc­ca­sion de rap­pe­ler les bons ré­flexes à adop­ter en la ma­tière.

Un pe­tit rhume se dé­clare en fin de jour­née et vous ne vous sen­tez pas très bien ? Votre en­fant se plaint d’un lé­ger mal de ventre ? Sur­tout, ne vous ren­dez pas aus­si­tôt à la mai­son mé­di­cale de Mont­bri­son. Tant qu’il n’y a pas de ca­rac­tère d’ur­gence, cette per­ma­nence de mé­de­cins gé­né­ra­listes n’a pas vo­ca­tion à vous ap­por­ter une so­lu­tion im­mé­diate.

« Au fil des an­nées, les pa­tients ont ou­blié ce que sont les ur­gences, dé­plore le doc­teur Da­vid Pom­pey, mé­de­cin gé­né­ra­liste à Bon­son et ré­fé­rent de la mai­son mé­di­cale, avec le doc­teur San­drine Ter­ra­col, gé­né­ra­liste à Mont­bri­son. C’est ce que j’ap­pelle la mé­de­cine fast­food : on veut être soi­gné tout de suite, dans la mi­nute. C’est la so­lu­tion de fa­ci­li­té ; il n’y a pas de dé­marche, pas de ren­dez­vous à prendre. Si cer­tains pa­tients sont rai­son­nables, d’autres ne prennent même pas la peine de joindre d’abord leur mé­de­cin trai­tant pour voir s’il peut les re­ce­voir ni d’ap­pe­ler le 15 ».

Consul­ter uni­que­ment en mai­son mé­di­cale pose un autre pro­blème. Le pa­tient est sou­la­gé sur le court terme mais « il n’y a ni sui­vi, ni ap­pro­fon­dis­se­ment », d’au­tant que le dos­sier mé­di­cal par­ta­gé n’existe pas en­core.

Le chan­ge­ment d’ho­raires mis en place de­puis le 1er jan­vier, dans le cadre d’une har­mo­ni­sa­tion na­tio­nale (dé­jà ap­pli­quée à Feurs), est l’oc­ca­sion de rap­pe­ler quelques règles élé­men­taires.

La plage ho­raire éten­due le week-end

Certes, cette mai­son mé­di­cale a pour ob­jec­tif de désen­gor­ger les ur­gences et de sou­la­ger les ma­lades en leur of­frant l’as­su­ rance de soins ra­pides en cas de né­ces­si­té. Pour au­tant, son usage ne doit pas se ba­na­li­ser, ces consul­ta­tions gar­dant un ca­rac­tère d’ur­gence, no­tam­ment lors de fortes dou­leurs.

Dis­po­nibles tous les soirs de l’an­née, les pra­ti­ciens ac­cueillent les ma­lades de 20 heures à mi­nuit (de 19 à 23 heures au­pa­ra­vant). Le wee­kend, la plage a été éten­due : le sa­me­di, la mai­son mé­di­cale est ou­verte de 14 heures à mi­nuit et le di­manche, de 8 heures à mi­nuit.

Autre chan­ge­ment d’im­por­tance, il n’y a plus de mai­sons mé­di­cales sur les sec­teurs de Su­ryle­Com­tal et de Boën­surLi­gnon. Pour la qua­ran­taine de mé­de­cins gé­né­ra­listes qui as­surent les per­ma­nences, les gardes sont donc moins nom­breuses qu’avant mais éga­le­ment plus lourdes.

Une seule mai­son mé­di­cale sur le ter­ri­toire

Si cer­tains y voient la fin de la mé­de­cine de proxi­mi­té, re­gret­tant qu’une seule mai­son mé­di­cale ne sub­siste, le doc­teur Pom­pey rap­pelle aus­si que « l’ARS (agence ré­gio­nale de san­té) doit faire des éco­no­mies ; c’est im­por­tant pour que le sys­tème per­dure. D’où la né­ces­si­té d’être rai­son­nable ». Quant aux vi­sites à do­mi­cile, elles sont dé­sor­mais ex­trê­me­ment li­mi­tées et des­ti­nées uni­que­ment aux per­sonnes ne pou­vant pas se dé­pla­cer.

Les per­sonnes ma­lades sont donc in­vi­tées à faire preuve de bon sens en ap­pe­lant d’abord le 15. « Par­fois, quelques con­seils au té­lé­phone suf­fisent ; cer­tains pa­tients ont be­soin d’être ras­su­rés ». Il faut aus­si pri­vi­lé­gier le par­cours de soin co­or­don­né en consul­tant prio­ri­tai­re­ment son mé­de­cin trai­tant s’il n’y a pas d’ur­gence. ■

« La mé­de­cine fast­food : on veut être soi­gné tout de suite »

PHO­TO D’ILLUS­TRA­TION

CONSUL­TA­TION À LA MAI­SON MÉ­DI­CALE. La mai­son mé­di­cale, per­ma­nence de mé­de­cins gé­né­ra­listes ins­tal­lée à l’hô­pi­tal mont­bri­son­nais, est ou­verte tous les soirs, week-end com­pris.

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