L’as­sai­nis­se­ment non col­lec­tif à la loupe

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Pays D'astrée -

Ren­contre avec Ro­main Pi­pier, tech­ni­cien Spanc (Ser­vice pu­blic d’as­sai­nis­se­ment non col­lec­tif ) pour les com­munes des ex­in­ter­com­mu­na­li­tés de Feurs en Fo­rez et du Pays d’As­trée, soit en­vi­ron 2.400 uni­tés d’as­sai­nis­se­ment non col­lec­tif.

Com­bien d’ins­tal­la­tions sont concer­nées à Saint-Laurent-Ro­che­fort ?

96 ha­bi­ta­tions sont concer­nées par l’as­sai­nis­se­ment non col­lec­tif. 90 % des ins­tal­la­tions conformes pos­sèdent une mi­cro­sta­tion.

En quoi consistent les vi­sites tech­niques ?

Il s’agit de contrô­ler la réa­li­sa­tion puis le fonc­tion­ne­ment de l’as­sai­nis­se­ment pour les ins­tal­la­tions neuves ou en ré­no­va­tion. Le Spanc in­ter­vient avant l’im­plan­ta­tion de l’ou­vrage (tous les pro­jets d’as­sai­nis­se­ment au­to­nome doivent lui être sou­mis), pen­dant l’exé­cu­tion des tra­vaux avant rem­blaie­ment pour s’as­su­rer de la qua­li­té des tra­vaux et de la confor­mi­té de l’ou­vrage et sur les ins­tal­la­tions exis­tantes pour contrô­ler le dis­po­si­tif en place.

Une fois l’ins­tal­la­tion en place, quel est l’ob­jec­tif des contrôles ?

Après une pre­mière vi­site diag­nos­tic, les contrôles se font sur place et sont ef­fec­tués tous les quatre ans afin de s’as­su­rer du bon fonc­tion­ne­ment et de l’en­tre­tien ré­gu­lier de l’ins­tal­la­tion. Ils per­mettent éga­le­ment de vé­ri­fier d’éven­tuels dé­fauts de concep­tion et d’usure et d’éta­blir un bi­lan des risques sa­ni­taires et en­vi­ron­ne­men­taux. Les vi­sites tech­niques sont aus­si l’oc­ca­sion de rap­pe­ler quelques règles de bon sens. Par exemple, ne pas je­ter dans la cu­vette ni pa­pier autre que du pa­pier toi­lette, ni mé­gots de ci­ga­rette, ni ser­viettes ou tam­pons hy­gié­niques, ni lin­gettes net­toyantes, même celles spé­ci­fiées « s’adaptent aux fosses scep­tiques ». L’uti­li­sa­tion de cer­tains pro­duits mé­na­gers agres­sifs est aus­si né­faste. On conseille de prendre soin de ses fosses scep­tiques dont le bon en­tre­tien re­flète l’hy­giène de vie de la mai­son.

Quel est votre rap­port avec les mu­ni­ci­pa­li­tés ?

Après chaque vi­site diag­nos­tic, le dos­sier tech­nique est trans­mis au maire afin qu’il puisse ju­ger de la conduite à te­nir en termes d’obli­ga­tion d’en­tre­tien ou de mise aux normes.

Quelles sont les dif­fé­rentes tech­niques d’as­sai­nis­se­ment

non col­lec­tif ?

On dis­tingue quatre grandes fa­milles : les fi­lières tra­di­tion­nelles avec un filtre à sable et qui font ap­pel au pou­voir épu­ra­teur du sol, les filtres com­pacts pour les­quels le sable est rem­pla­cé par un mas­sif fil­trant de zéo­lithe ou de co­co par exemple, les sys­tèmes al­ter­na­tifs (ro­seaux, toi­lettes sèches) éco­lo­giques mais dont l’en­tre­tien peut être plus contrai­gnant et les mi­cro­sta­tions d’épu­ra­tion avec une em­prise au sol plus res­treinte.

Quelles sont les nou­veau­tés ?

C’est un do­maine où les in­no­va­tions sont nom­breuses. On trouve main­te­nant des filtres com­po­sés de co­quilles de noi­settes à la place du sable.

Existe-t-il des aides fi­nan­cières pour les ré­ha­bi­li­ta­tions ?

Pour les ha­bi­ta­tions ac­quises avant 2011 et dont l’ins­tal­la­tion d’as­sai­nis­se­ment a été créée avant oc­tobre 2009, il existe des aides. Un dos­sier de de­mande doit être fait au­près du Spanc qui se char­ge­ra, après ré­ac­tua­li­sa­tion du diag­nos­tic, de pro­cé­der aux de­mandes au­près de l’Agence de l’eau Loire­Bre­tagne qui peut sub­ven­tion­ner jus­qu’à 50 % ; les aides sont ver­sées sur fac­ture ac­quit­tée. ■

SPANC. Ro­main Pi­pier, tech­ni­cien Spanc sur le ter­ri­toire, a ter­mi­né ses vi­sites diag­nos­tic au­près des ha­bi­ta­tions d’as­sai­nis­se­ment non col­lec­tif de Saint-Laurent-Ro­che­fort fin dé­cembre.

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