L’im­por­tant, c’est de re­la­ti­vi­ser

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Sports - Pierre-Oli­vier Vé­rot

Il a fal­lu voir Vincent Pa­jot sou­dain s’écrou­ler, raide comme un cierge, fou­droyé, sur la pe­louse bas­tiaise pour se rendre compte qu’il y a bien plus grave dans la vie qu’une nou­velle pres­ta­tion in­di­gente des Sté­pha­nois face à un ad­ver­saire corse de ni­veau Ligue 2. Il a en­suite fal­lu avoir des nou­velles ras­su­rantes du mi­lieu de ter­rain pour re­ti­rer une quel­conque sa­tis­fac­tion de ce pauvre match. C’est une bonne chose, par­fois, de prendre du re­cul, même si c’est trop sou­vent en des cir­cons­tances pé­nibles ou dou­lou­reuses. Après ça, même la tête de Ben­ja­min Cor­gnet, l’un des plus hauts sa­laires du club, pas­sée au-des­sus de la cage alors qu’il se re­trou­vait seul à quelques mètres du but, a pa­ru anec­do­tique. C’est comme ça et ça ne chan­ge­ra plus d’ici la fin du cham­pion­nat : l’équipe au­ra pas­sé une sai­son en­tière sans at­ta­quant digne de ce nom. La faute à pas de chance, au re­cru­te­ment et, si l’on en croit Ch­ris­tophe Gal­tier, au manque d’in­ves­tis­se­ment de cer­tains. Mais bien sûr, le staff ne peut être exo­né­ré de ses res­pon­sa­bi­li­tés en la ma­tière. Il y a quelques sai­sons, les di­ri­geants se van­taient de re­cru­ter au­tant des hommes que des joueurs et donc d’ap­por­ter une at­ten­tion toute par­ti­cu­lière à la men­ta­li­té des re­crues. De­puis, le manque de moyens et sû­re­ment de com­pé­tences de la cel­lule re­cru­te­ment a fait du club le spé­cia­liste du re­cy­clage des se­conds cou­teaux. Le roi des tran­sac­tions de der­nière mi­nute, comme lorsque l’on doit choi­sir un ca­deau à ame­ner chez des amis et que le ma­ga­sin est en train de fer­mer ses portes. Re­cru­te­ment mais aus­si for­ma­tion, po­li­tique sa­la­riale, ac­cueil du pu­blic…, il y a en­core beau­coup à faire pour pro­fes­sion­na­li­ser le club.

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