OSS 2017 : État, nid d’es­pions

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Zapping -

Ne faites confiance à per­sonne. On vous écoute. On vous sur­veille. Do­nald Trump en sait quelque chose, lui qui ac­cuse Ba­rack Oba­ma de l’avoir es­pion­né du­rant la cam­pagne des pré­si­den­tielles, dans l’idée, sans doute, de lui pi­quer ses ar­gu­ments po­li­ti­co­fas­cistes et ses idées en ma­tière de lutte contre l’im­mi­gra­tion (un mur de 3.200 km, il fal­lait y pen­ser). De­puis, le maître pla­né­taire se mé­fie de son mi­cro-ondes. Le dé­lire pa­ra­noïde touche éga­le­ment la France. Fran­çois Fillon n’en dé­mord pas. Il est l’in­croyable vic­time d’une ma­chi­na­tion fo­men­tée par le ca­bi­net noir de l’Ély­sée. Peu im­portent ses res­pon­sa­bi­li­tés. La faute, seule, in­combe à Fran­çois Hol­lande ; le chef d’État a ba­lan­cé le pot aux roses aux jour­na­listes qui s’ar­rachent le bout de gras comme des chiens af­fa­més.

Chutttt ! Gil­bert Col­lard en­tend des voix… Son té­lé­phone lui parle. L’élu FN en conclut fa­ci­le­ment que les ser­vices se­crets l’ont mis sur écoute. D’une dis­cré­tion lé­gen­daire, mais durs de la feuille, ils ont plan­té le der­nier coup de fil de Ma­rine Le Pen et lui de­mandent gen­ti­ment de ré­pé­ter. Pour les ar­chives, pour la pos­té­ri­té… « Je ne vois pas comment le té­lé­phone pour­rait se dé­clen­cher tout seul », dé­cla­rait le dé­pu­té cette se­maine sur les ondes de Ra­dio clas­sique, qui, vi­si­ble­ment, n’a ja­mais sol­li­ci­té l’ap­pli­ca­tion Si­ri (pré­ci­sons, pour son in­for­ma­tion, qu’il ne s’agit pas d’un agent dor­mant de Ba­char El As­sad). Les po­li­tiques évo­luent en ter­rain mi­né. Rien de neuf sous le so­leil. Mais le fan­tasme du com­plot a ses li­mites. Seule so­lu­tion en ce bas monde : n’avoir rien à ca­cher.

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