« Le compte n’y est pas »

L’op­po­si­tion de gauche tire un pre­mier bi­lan de la man­da­ture

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Montbrison - Sé­go­lène Per­ret se­go­lene.per­ret@cen­tre­france.com

L’as­so­cia­tion “Mont­bri­sonMoingt, proche, ac­tive, in­no­vante” dé­plore no­tam­ment « le manque d’an­ti­ci­pa­tion et de concer­ta­tion » de la mu­ni­ci­pa­li­té.

«Ce que nous voyons de­puis trois ans n’est pas à la hau­teur des at­tentes de nos conci­toyens, dé­nonce Li­liane Faure, chef de file du groupe d’op­po­si­tion so­cia­liste “Mont­bri­son­Moingt, proche, ac­tive, in­no­vante”. Le compte n’y est pas. C’est­ce que j’ap­pelle le Smic dé­mo­cra­tique ».

« Casse et ré­cu­pé­ra­tion »

Trois ans après l’élec­tion de Ch­ris­tophe Ba­zile, l’an­cienne pre­mière ma­gis­trate et son équipe pointent du doigt des at­ti­tudes ju­gées contre­pro­duc­tives, voire an­ti­dé­mo­cra­tiques. « Il y a eu deux grandes phases de­puis l’élec­tion : la grande casse avec l’aban­don de pro­jets comme ce­lui de la chauf­fe­rie de Beau­re­gard. Puis la phase de la ré­cu­pé­ra­tion avec des pro­jets qui ont fi­ni par trou­ver grâce aux yeux du maire après un pre­mier temps d’op­po­si­tion (ci­né­ma, site Sain­teEu­gé­nie…). Or tout ce­la a eu un coût pour les contri­buables ».

Autres cri­tiques : « Le maire pra­tique un au­to­ri­ta­risme à la table du conseil qui ne per­met pas l’ex­pres­sion de la dé­mo­cra­tie », « le manque de concer­ta­tion avec la po­pu­la­tion » sur des dos­siers comme l’ave­nue Al­sa­ceLor­raine et les quais d’As­trée ou en­core « l’ab­sence d’ap­proche glo­bale et d’an­ti­ci­pa­tion » sur des pro­jets comme la col­line du cal­vaire (« lors­qu’on agit par dé­ci­sion mo­di­fi­ca­tive, c’est que rien n’a été an­ti­ci­pé ») ou le Foyer des jeunes tra­vailleurs (« quid des autres es­paces dis­po­nibles dans l’an­cien hô­pi­tal Guy­IV ? ») : « Une mu­ni­ci­pa­li­té doit gé­rer le quo­ti­dien mais aus­si ima­gi­ner l’ave­nir ». Et Li­liane Faure d’in­sis­ter : « Il faut faire évo­luer la dé­mo­cra­tie lo­cale et avan­cer sur le concept de la maî­trise d’usage (le ci­toyen a un ac­cès au dos­sier) pour faire ap­pel à la ca­pa­ci­té d’ex­per­tise des Mont­bri­son­nais et al­ler plus loin dans le dia­logue entre la col­lec­ti­vi­té et les ha­bi­tants. »

Der­nier point d’ac­croche, « le tra­vail que nous avons ac­com­pli est sys­té­ma­ti­que­ment cri­ti­qué, re­grette Ber­nard Thi­zy. Le dis­cours de la mu­ni­ci­pa­li­té est de dire que Li­liane Faure a mis la Ville au bord du gouffre. Or, le der­nier rap­port de la Cour des comptes at­teste bien de l’amé­lio­ra­tion de la si­tua­tion de­puis 2010 ».

Se­lon Li­liane Faure, « nos conci­toyens ne veulent plus de cette po­li­tique po­li­ti­cienne fon­dée sur des cli­vages, avec des at­taques per­ma­nentes ». D’où le tra­vail dans le­quel s’est lan­cée l’as­so­cia­tion “Mont­bri­son­Moingt, proche, ac­tive, in­no­vante” : « Nous vou­lons nous concen­trer sur l’ave­nir, ré­flé­chir en termes d’équi­pe­ments et de ser­vices dont la po­pu­la­tion a be­soin, pen­ser le rôle de notre ville centre dans le ter­ri­toire de Loire Fo­rez ».

Un groupe « tour­né vers l’ave­nir »

En ma­tière d’in­ter­com­mu­na­li­té jus­te­ment, les élus du groupe d’op­po­si­tion avancent des idées pour al­ler plus loin dans la mu­tua­li­sa­tion, no­tam­ment au ni­veau de l’en­semble des per­son­nels ter­ri­to­riaux mais éga­le­ment dans le com­merce, la mo­bi­li­té, l’ha­bi­tat, la culture ou le so­cial (lire ci­contre). Le groupe dit « être tour­né vers l’ave­nir, sans au­cune nos­tal­gie. Nous sommes en­cou­ra­gés par nos conci­toyens qui veulent être ac­teurs de leur ville. C’est né­ces­saire de re­nou­ve­ler la dé­mo­cra­tie lo­cale et d’en­ga­ger des pro­jets d’ave­nir ». Quant aux pro­chaines échéances mu­ni­ci­pales, « nous sommes pour l’ins­tant dans le temps du tra­vail afin de bien iden­ti­fier les be­soins et les at­tentes. C’est trop tôt ; nous n’avons pas le re­gard fixé sur 2020 ». ■

OP­PO­SI­TION. Ber­nard Thi­zy et Li­liane Faure re­grettent de re­ce­voir les dos­siers cinq jours avant qu’ils ne soient abor­dés à la table du conseil municipal.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.